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L'Environnement non humain
Searles Harold
GALLIMARD
22,90 €
Épuisé
EAN :9782070706808
Voici le premier livre de l'auteur de L'effort pour rendre l'autre fou. Harold Searles était alors un jeune psychiatre psychanalyste traitant des malades mentaux à Chesnut Lodge et déjà, comme il le fut toujours, totalement engagé dans son travail thérapeutique. C'est pendant cette période que prit corps l'interrogation qui anime tout le livre: comment s'acquiert et comment se perd le sentiment d'identité personnelle, et d'abord celui d'être un être humain ? Pour nous assurer de notre humanité, nous n'avons que trop tendance à définir tout ce qui n'est pas nous en termes purement négatifs : nous en faisons du "non humain". Nous y englobons la nature, les animaux et parfois même nos semblables. Or, singulièrement chez les psychotiques, dont le sentiment d'identité est fragile, toujours menacé, cette bipartition ne tient plus. À l'angoisse panique de devenir non humain - une machine par exemple - répond leur désir de le devenir, de s'identifier à un paysage, à un arbre, à un chien... Nul mieux que Searles ne sait rendre sensibles la proximité et l'étrangeté de la folie, ce que le délire porte à la fois de souffrance et de vérité. Ce sont ses malades, avec qui il vit parfois dans ce qu'il a appelé une "symbiose thérapeutique", qui lui ont sans doute fait comprendre à quel point il pouvait être vital pour l'homme de reconnaître sa parenté profonde avec ce qui l'entoure.
Qu'il peigne un mystérieux personnage flottant sur un mince lavis de bleu ou un paysage d'hiver masqué par un enchevêtrement de branches, Peter Doig exploite la matérialité de sa technique pour créer ce qu'il appelle des "abstractions de souvenirs" et convertir des sensations passées an autant de tableaux ou de moments suspendus d'un étrange récit. Dans Gasthof zur Muldentalsperre (2000-2002), deux personnages costumés montent la garde devant un barrage de pierre tandis que, derrière eux, un lac de retenue reflète un ciel scintillant d'étoiles, le jeune homme emmitouflé de Blotter (1993) contemple son reflet sur un étang gelé, les six hommes en chemise blanche de Red Boat (Imaginary Boys) (2004) traversent en barque une forêt tropicale. L'oeuvre de Peter Doig a été présentée dans les plus grands musées du monde dont le Museum of Modern Art de New York, le Centre Georges Pompidou à Paris et la National Gallery of Canada à Ottawa ainsi que dans des expositions internationales d'art contemporain telles que la biennale SITE Santa Fe (2006), la Tate triennale (2003 et 2006) et la biennale de Venise (2003). Bien qu'il ait exercé une influence considérable sur la peinture contemporaine et ouvert la voie à une génération de peintres figuratifs originaux, son univers pictural reste sans équivalent. Peter Doig-qui a grandi au Canada- qui a vécu vingt ans à Londres et qui réside aujourd'hui à Trinité-et-Tobago, s'inspire d'une multitude de références, tant géographiques (de l'architecture moderne française aux pistes de ski du Québec) qu'artistiques (D'Ernst Kirchner à Philip Guston) et musicales (du Punk au Calypso). Si ces références apparaissent parfois en pleine lumière Figure in Landscape (1997-1998) est directement inspiré d'une photographie de Franklin Carmichael, peintre du mouvement canadien le groupe des Sept, elles sont le plus souvent enfouies sous la matière accumulée à la surface de la toile.
Résumé : Le matérialisme trône aujourd'hui en véritable idéologie dominante. Au point que scientifiques fascinés par le gène et philosophes saisis par le démon de l'intelligence artificielle multiplient travaux, recherches et publications démontrant que la conscience n'existe pas, qu'elle ne serait qu'un état physique comme un autre, au même titre que nos sentiments, nos croyances, bref, notre vie de l'esprit. A l'origine de cette situation, la philosophie de Descartes, celle des Méditations, qui, séparant le corps et l'esprit en deux réalités distinctes et spécifiques, posa un absolu dualisme entre le physique et le spirituel. Depuis lors, afin d'éviter tous les travers du spiritualisme cartésien, scientifiques et philosophes se sont accrochés au matérialisme, nourrissant l'illusion que tout ce qui existe est objectif, tout ce qui est objectif est physique, tout ce qui est physique est réel. John Searle brise ici le cercle du dualisme, prouve que le physique peut être aussi mental, que la conscience, si elle dépend de processus neurophysiologiques, se situe à un niveau supérieur. Au sens où les paléontologues entendent cette dernière expression : l'homme et le singe peuvent être frères jumeaux, il se trouve que chez l'homme les mêmes processus physiologiques et les mêmes composantes génétiques dégagent un niveau supérieur, irréductible aux gènes comme aux neurones, ce niveau où apparaît la conscience, c'est-à-dire l'esprit et la possibilité d'une vie intellectuelle.
Les états ou cas-limites, les borderline. comme les désignent les auteurs anglo-saxons, ont conduit de nombreux psychanalystes à parler d'une nouvelle clinique ", irréductible à celle des névroses dites classiques. En effet, les patients borderline n'entrent pas dans le cadre nosographique usuel qui différencie nettement le champ des névroses et celui des psychoses: ils se situent entre les deux, à la frontière, une frontière extrêmement fragile. Ils mettent aussi en question la plupart de nos repères: le sentiment d'une identité personnelle relativement stable, la séparation tranchée entre l'espace du dehors et celui du dedans, la distinction entre fantasme et réalité. En conséquence. le psychanalyste qui a, comme Harold Searles. une longue expérience des cures de borderline est amené à penser autrement l'interprétation et le silence. le transfert et l'usage qu'on peut, qu'on doit faire du contre-transfert. La technique orthodoxe ne saurait plus avoir cours. Les lecteurs de L'effort pour rendre l'autre fou savent que le Dr. Searles est à mille lieues de l'image que l'on se fait souvent du psychanalyste: un personnage neutre, impavide, hors d'atteinte. Ils le retrouveront ici profondément impliqué et n'hésitant pas à le montrer. comme porté, lui aussi, aux limites de ce qui s'éprouve et s'échange d'intense"
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.