Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Chroniques sylvestres
Scott Walter ; Rubercy Eryck de
KLINCKSIECK
21,00 €
Épuisé
EAN :9782252048535
Connu pour ses grandes fresques romanesques, Walter Scott révèle ici une autre facette de son génie : celle d'un écrivain enraciné, amoureux des arbres, du paysage et de ses métamorphoses. Dans ces deux essais inédits, il parle en praticien autant qu'en poète : sa plume y épouse la courbe des collines, la croissance des feuillus, les caprices du sol, les humeurs du ciel. Qu'il s'agisse de boiser les landes écossaises ou d'égayer les abords d'un manoir par un jardin romantique, Scott compose une véritable esthétique du végétal, où se rejoignent le goût de l'héritage, la conscience écologique naissante et l'intuition d'un art paysager à la fois national et sensible. Ce sont moins des traités que des promenades écrites, où se tissent les arbres et les mythes, le patrimoine et le soin du lieu. Ces textes, traduits pour la première fois en français, résonnent aujourd'hui avec une actualité surprenante : dans un monde en quête de racines et de récits, Scott rappelle que planter, c'est écrire dans la durée.
Résumé : Sans Walter Scott, et l'immense influence qu'il a exercée, Balzac, Stendhal, Hugo, Dumas n'auraient pas été les mêmes. Il a su transformer l'histoire passée, mais aussi l'époque moderne, en drame poignant. Le C?ur du Mid-Lothian (1818), dont le nom désigne la prison d'Edimbourg, raconte l'histoire, qui commence en 1736, de gens simples, écrasés par l'injustice, et les efforts d'une jeune paysanne pour faire innocenter sa s?ur, injustement condamnée à mort. Emeutes, dialogues pathétiques, procès, amour et violence, tous les ressorts d'une ?uvre populaire s'unissent aux tourments de la conscience, à l'héroïsme quotidien, au ton de la ballade et de l'épopée : c'est pourquoi on considère le roman comme le chef-d'?uvre de Scott. La traduction que les romantiques avaient lue datait de 1821. Nous donnons de ce roman pour la première fois une version précise et complète.
Quatrième de couverture On tient Waverley (1814) pour le premier roman historique. C'est aussi le premier roman de Walter Scott, et un coup de maître. D'emblée, Scott trouve sa manière ; il ne se perd pas dans le détail des événements - de la bataille de Culloden (1746) il ne montre qu'une escarmouche -, mais s'intéresse aux mœurs, aux mentalités, aux hommes et aux communautés. Edward Waverley, jeune Anglais qui rejoint le parti Stuart en rébellion contre la dynastie hanovrienne découvre en même temps que le lecteur les Highlands, la vie des clans, le charme orageux des âmes et des paysages. Comme le lecteur, il est séduit. Comme lui, il rêve ce rêve collectif qu'est l'histoire de l'Écosse au XVIIIe siècle. Rêve tragique, folle aventure d'une nation en quête de son intégrité perdue. Le Nain noir (1816), dont l'héroïne persécutée semble sortir d'un roman gothique, se situe après un désastre national, l'Acte d'union entre l'Écosse et l'Angleterre (1707) ; si l'héroïne échappe (grâce au Nain) à un sort peu enviable, les complots jacobites avortent. Le Cœur de Mid-Lothian (1818) mêle l'histoire de Jeanie Deans - paysanne simple et sublime qui pour sauver sa sœur condamnée à mort fait à pied le voyage de Londres - aux troubles de 1736, qui voient les émeutiers écossais exécuter leur compatriote Porteous, que la reine d'Angleterre avait gracié. Ces romans n'ont pourtant rien de textes militants. L'Écosse des Stuart est une cause perdue, et Scott le sait. Perdue pour l'Histoire, non pour la littérature. Les vaincus de Culloden sont d'inoubliables figures romanesques.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.