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La dernière fête. Mémoires
Scott-Heron Gil ; Roques Stéphane
OLIVIER
23,00 €
Épuisé
EAN :9782823600742
Extrait Extrait du prologue Je suis toujours sceptique quand un écrivain raconte son enfance en détail. Peut-être suis-je jaloux qu'il garde une vision si claire de ses jeunes années alors que mon propre passé semble avoir disparu depuis longtemps. Ce qui m'a permis de mettre un peu d'ordre dans tout ça, c'est qu'à l'âge de dix ans, l'écriture m'intéressait. J'écrivais des nouvelles. L'ennui, c'est que je ne connaissais pas grand-chose à la vie. Et que je n'ai pris aucune photo, ni rien gardé en souvenir. Il y avait des choses auxquelles je tenais mais je croyais qu'elles seraient toujours là. Tout comme moi. Il y avait Jackson, dans le Tennessee. Malgré tous mes voyages - à Chicago, New York, en Alabama, à Memphis, ou même à Porto Rico l'été 1960 -, je savais toujours que j'allais rentrer chez moi à Jackson. C'est là que ma grand-mère et son mari s'étaient installés. C'est là que ma mère et ses frère et soeurs étaient nés et avaient grandi. C'est là que j'avais été élevé, dans une maison de South Cumberland Street qu'ils considéraient tous comme leur maison, quoi qu'ils fassent et où qu'ils le fassent. C'étaient les personnes les plus importantes de ma vie et cette maison c'était chez eux. C'est là que j'ai commencé à écrire, que j'ai appris à jouer du piano, que j'ai commencé à vouloir écrire des chansons. C'est à Jackson que j'ai entendu de la musique pour la première fois. C'était ce qu'on appelait le «blues». Ça passait à la radio. Ça passait sur les juke-box. C'était la musique de Shannon Street au Fight's Bottom le samedi soir quand elle tonitruait et que le whisky de contrebande de Memphis coulait à flots. Le blues aussi venait de Memphis. Shannon Street était un sujet tabou chez moi, une chose qui n'effleurait même pas ma grand-mère. On n'écoutait jamais de blues chez nous. Notre maison se trouvait à côté du salon funéraire Stevenson and Shaw's. Le gérant s'appelait Earl Shaw, un des hommes les plus charmants que j'aie eu le plaisir de connaître. Sa femme était une bonne amie de ma mère, et nos familles étaient si proches que j'ai considéré ses enfants comme mes cousins pendant des années. De toute évidence, les affaires du salon funéraire marchaient bien parce que je me souviens clairement du jour où M. Shaw a acheté un immeuble dans East Jackson. Les déménageurs sont venus vider la maison d'à côté, puis les employés de la décharge ont mis tout le reste à l'arrière d'un vieux camion. Ma grand-mère connaissait le type de la décharge et, après un bref échange avec lui, il a demandé à ses deux fils de déposer un vieux piano droit délabré contre le mur de notre salon. J'avais sept ans. Assez grand pour apprendre à jouer. Elle avait dans l'idée de me faire apprendre quelques chants d'église pour les jouer pendant les réunions de son club de couture. Voilà comment j'ai commencé à faire de la musique. La radio du salon ne passait jamais de blues. Ma grand-mère l'avait calée sur la station qui diffusait ses feuilletons l'après-midi et ses émissions préférées le soir. Quand nous avons eu une seconde radio, elle fut vite surnommée «Radio Base-ball», et ça ne manquait jamais, à chaque retransmission, j'écoutais le match. Mais parfois j'essayais de tomber sur WDIA qui émettait depuis Memphis, la première radio noire du pays où chantaient en direct des personnalités comme Rufus, Caria Thomas et B.B. King. En fin de soirée j'essayais de capter le Randy's Record Show de Nashville.
Résumé : Du Tennessee au Madison Square Garden, où il chanta "The Revolution Will Not Be Televised", Gil Scott-Heron était un homme de combats. Dans ces mémoires rythmés par son phrasé vif et imagé qui inspira des générations d'artistes, il évoque son enfance mouvementée mais aussi ses rencontres avec Bob Marley, Michael Jackson ou Stevie Wonder, qui l'embarqua dans une tournée en hommage à Martin Luther King. Gil Scott-Heron (1949-2011) est musicien, poète et romancier. Citoyen noir américain engagé, il est considéré comme le précurseur du rap et a notamment influencé de nombreux musiciens issus du mouvement "Spoken Word". "?uvre d'un véritable écrivain et magicien des mots, La Dernière Fête est aussi passionnant et indispensable que les Chroniques de Bob Dylan." The New York Times Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Stéphane Roques
Quatrième de couverture On tient Waverley (1814) pour le premier roman historique. C'est aussi le premier roman de Walter Scott, et un coup de maître. D'emblée, Scott trouve sa manière ; il ne se perd pas dans le détail des événements - de la bataille de Culloden (1746) il ne montre qu'une escarmouche -, mais s'intéresse aux mœurs, aux mentalités, aux hommes et aux communautés. Edward Waverley, jeune Anglais qui rejoint le parti Stuart en rébellion contre la dynastie hanovrienne découvre en même temps que le lecteur les Highlands, la vie des clans, le charme orageux des âmes et des paysages. Comme le lecteur, il est séduit. Comme lui, il rêve ce rêve collectif qu'est l'histoire de l'Écosse au XVIIIe siècle. Rêve tragique, folle aventure d'une nation en quête de son intégrité perdue. Le Nain noir (1816), dont l'héroïne persécutée semble sortir d'un roman gothique, se situe après un désastre national, l'Acte d'union entre l'Écosse et l'Angleterre (1707) ; si l'héroïne échappe (grâce au Nain) à un sort peu enviable, les complots jacobites avortent. Le Cœur de Mid-Lothian (1818) mêle l'histoire de Jeanie Deans - paysanne simple et sublime qui pour sauver sa sœur condamnée à mort fait à pied le voyage de Londres - aux troubles de 1736, qui voient les émeutiers écossais exécuter leur compatriote Porteous, que la reine d'Angleterre avait gracié. Ces romans n'ont pourtant rien de textes militants. L'Écosse des Stuart est une cause perdue, et Scott le sait. Perdue pour l'Histoire, non pour la littérature. Les vaincus de Culloden sont d'inoubliables figures romanesques.
Résumé : John Lee est mort un jour de juillet, à New York. On a retrouvé son corps dans la 17e Rue. Il avait dix-huit ans. C'était un petit dealer, toujours à l'affût d'un coup, qui " travaillait " après l'école. Alors, qui a tué John Lee ? Quatre hommes possèdent un fragment de la vérité : Spade, Junior Jones, frère Tommy Hall et Q.I. Quatre destins qui incarnent la violence, la ruse, mais aussi l'espoir d'une rédemption, dans un quartier voué à la misère et à la drogue. Ce " polar " au réalisme impeccable est aussi un grand roman politique sur l'Amérique urbaine de la fin des années 60, qui allait bientôt basculer dans la violence raciale.
Un manuscrit ancien a disparu. Le monde moderne court à sa perte. Seuls Josh et Sophie sont capables de sauver l'humanité. Les voilà sur le point d'entrer dans la plus grande légende de tous les temps!
Résumé : C'est l'histoire d'une famille. Un père, une mère, deux enfants nés d'unions précédentes. Le père et la mère sont écrivains. Ils se sont rencontrés lors d'un projet où ils enregistraient les sons de New York, de toutes les langues parlées dans cette ville. C'est l'histoire d'un voyage : la famille prend la route, direction le sud des Etats-Unis. Le père entreprend un travail sur les Apaches et veut se rendre sur place. La mère, elle, veut voir de ses yeux la réalité de ce qu'on appelle à tort la " crise migratoire " touchant les enfants sud-américains. A l'intérieur de la voiture, le bruit du monde leur parvient via la radio. Dans le coffre, des cartons, des livres. C'est l'histoire d'un pays, d'un continent. De ces " enfants perdus " voyageant sur les toits des trains, des numéros de téléphone brodés sur leurs vêtements. Des paysages traversés et des territoires marqués par la chronologie, les guerres, les conquêtes. C'est l'histoire, enfin, d'une tentative : comment garder la trace des fantômes qui ont traversé le monde ? Comment documenter la vie, que peut-on retenir d'une existence ? Et enfin : comment parler de notre présent ? Avec Archives des enfants perdus, Valeria Luiselli écrit le grand roman du présent américain. Mélangeant les voix de ses personnages, l'image et les jeux romanesques, elle nous livre un texte où le propos politique s'entremêle au lyrisme.
Résumé : "Le chant glacé et mélodieux de la rivière, sa peur, le poids terrible d'une attente folle entre les remparts des montagnes qui la cernent, mais quelle attente cette épée qu'elle pressent toujours, suspendue dans la nuit des arbres qui l'écrase ? sur son coeur blanc, sa tête rousse de gibier des bois. Oh que tout éclate enfin pour que tout s'arrête". Pour Rosalinde, c'est l'été de tous les dangers. Dans ce village où l'a menée son errance, quelque part en Provence, elle est une saisonnière parmi d'autres. Travailler dans les champs jusqu'à l'épuisement ; résister au désir des hommes, et parfois y céder ; répondre à leur violence ; s'abrutir d'alcool ; tout cela n'est rien à côté de ce qui l'attend. L'amitié ? l'amour ? ? d'une autre femme lui donne un moment le sentiment qu'un apaisement est possible. Mais ce n'est qu'une illusion.
Je n'ai qu'une certitude dans la vie. En vivant assez longtemps on se met à perdre des choses. On finit par se les faire voler : d'abord on perd sa jeunesse, et puis ses parents, et puis on perd ses amis, et puis finalement on se perd soi-même. "Ainsi s'ouvre Le Livre de Sarah, ou le roman de Scott. Car Scott McClanahan est le personnage principal et le narrateur de cette chronique d'un naufrage. Celui de son mariage avec Sarah, la mère de ses deux enfants, mais aussi de l'homme lui-même, alcoolique notoire, autodestructeur et paranoïaque sur les bords.Situé au c?ur d'une petite ville déshéritée des Appalaches qui laisse peu de place au rêve, ce récit d'une sincérité bouleversante au style syncopé est sans doute le plus beau chant d'amour qu'on ait lu depuis longtemps. Le plus beau, le plus triste... et aussi le plus drôle.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Théophile Sersiron
Résumé : A 26 ans, après avoir terminé de brillantes études de philosophie, Théodore-James Libski ne sait plus quoi faire de sa vie. Par dépit (ou par obéissance ? ), il accepte la proposition de son père, haut fonctionnaire aux Nations-unies : prendre part à une expédition autour du monde à la rencontre des espèces animales migratrices. Il s'embarque donc sur l'Izoard, un bateau à l'équipage haut en couleur : les scientifiques y côtoient des artistes et divers originaux. Ensemble, ils longeront les côtes flamandes, l'Alaska, le Japon... ils apercevront des phoques, des petits poissons parasites, le dernier pigeon migrateur. Ils essuieront une mutinerie causée par le végétarisme d'une partie de l'équipe, croiseront une star réfugiée sur les glaciers, suivront la trace d'une baleine très solitaire... Ce voyage aidera-t-il Théodore-James à trouver une place dans le monde ? Ou bien cette entreprise était-elle dès l'origine vouée à l'échec ? Au contact des animaux, devient-on plus humain, plus sensible ?