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Les oncles de Sicile
Sciascia Leonardo
GALLIMARD
7,45 €
Épuisé
EAN :9782070736478
Ces quatre nouvelles offrent une fresque mordante de l'histoire italienne de 1860 à la Seconde Guerre mondiale à travers les figures des "Oncles" siciliens, incarnations du pouvoir. Au XIXe siècle, un baron et un évêque tyranniques règnent sans partage sur un village de Sicile. Jusqu'à ce que la populace se révolte à la faveur de la guerre d'indépendance et que Garibaldi arrive aux portes de la ville. Dans les années 30, un jeune mineur part faire la guerre d'Espagne au sein des contingents envoyés par Mussolini. Il prend conscience qu'il se bat contre ses frères et s'indigne contre les mensonges de la propagande. En 1943, un petit garçon assiste émerveillé au débarquement des Américains et de leurs bienfaits. En 1979, un cordonnier communiste découvre à la mort de Staline la vraie nature de son idole. Leonardo Sciascia livre le tableau épique d'un petit monde sicilien pris dans les remous de l'Histoire et dénonce à grands renforts d'humour noir les puissants et les compromissions.
Ce vertigineux polar livre un point de vue implacable sur la société sicilienne et ses impasses. Sciascia y reprend un thème qui lui est cher: démystifier l'organisation criminelle, son prétendu code d'honneur et sa noblesse, pour la montrer sous son vrai jour, celui d'un réseau crapuleux et violent. Roman noir s'il en est, A chacun son dû est une charge féroce contre les trois intouchables qui asphyxient la société sicilienne des années 60: la mafia, la bourgeoisie et l'Eglise. Ironie du sort: quarante ans plus tard, la vision du pourfendeur Sciascia n'a rien perdu de sa pertinence.
Au début du XVIIe siècle, en Sicile, un prisonnier enchaîné assomme dans un couloir du palais l'Inquisiteur venu l'interroger. Il est jugé, torturé et brûlé vif. Peu à peu, se dégage le visage héroïque du meurtrier épris de liberté, et celui, odieux, de son puissant oppresseur : l'Église. Mêlant humour et érudition ironique, Leonardo Sciascia se livre à une enquête minutieuse à travers les textes et les témoignages de l'époque. Une oeuvre que Sciascia a dédiée aux hommes d'opinions tenaces.
L'inspecteur Rogas est chargé d'élucider une mystérieuse affaire : une série d'assassinats commis dans plusieurs villes et dont toutes les victimes sont des juges. Rogas suit diverses pistes dont certaines lui font découvrir d'étranges collusions entre le chef du Parti révolutionnaire d'opposition et les hauts fonctionnaires du gouvernement en place. Rogas a, depuis le début, deviné qui était le vrai coupable : un innocent injustement condamné qui, sa peine purgée, se venge. Un double meurtre clôt cette "parodie" qui, débutant par une classique "enquête" policière, se mue, selon un schéma très borgésien, en une méditation ironique et passionnée sur le Pouvoir et la Justice.
Sciascia nous conte l'histoire de la petite bourgade dont il était l'instituteur dans les années cinquante. A sa manière concise, pleine d'humour, d'érudition ironique, de verve, il dit la vie de tous les jours en Sicile. Et nous voyons s'aggraver, de page en page, l'inextricable réseau de contradictions dans lequel se débat - sous la férule de ses deux grands exploiteurs, l'Eglise et la Mafia - le petit peuple des braccianti, ceux qui n'ont que la force de leurs bras.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.