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La géométrie et la passion
Scianna Ferdinando
ACTES SUD
55,80 €
Épuisé
EAN :9788869651649
Ce que j'ai confusément essayé de construire en presque cinquante ans sans le savoir, mais en prenant conscience au fil du temps, et qu'aujourd'hui, semble-t-il, certains commencent à reconnaître également, c'est une chose où le photographe artisan, le promeneur curieux, l'orateur de soirée, le polémiste, le philosophe qui réfléchit sur sa photographie et sur celle des autres, celui qui est tout entier politique, mais qui s'en fiche en fin e compte, celui qui suce ses bons amis jusqu'à l'os, celui qui écrit et qui enrage de façon mégalomane de ne pas être Roth, Savinio, Diderot, Chamfort ou Jerzy Lec, assemble un puzzle dont le résultat légitime la valeur, s'il y en a une, et extrait en artiste en images après quarante ans, arbitrairement, avec l'esprit d'un hérétique bressonien. (pensez-vous ! Un photographe de mode, qui a pris beaucoup de plaisir à l'être mais qui est également obsédé par la forme ! Mais une bonne cassata vaut bien toute l'histoire de la photographie et de la littérature. Sans parler d'autres plaisirs, hélas de plus en plus difficiles). En définitive, en quoi consiste mon travail de photographe ? Regarder en essayant de voir ? Regarder en espérant voir ? Moi, le photographe, que fais-je ? Une phrase de Pouchkine me revient alors à l'esprit, oubliée depuis plus de trente ans : " Raconte et ne fais pas le malin ". Ferdinando Scianna.
Résumé : Coopté par Henri Cartier-Bresson, "son maître de toujours", Ferdinando Scianna est le premier photographe italien à rejoindre, en 1982, l'agence Magnum. A trente-sept ans, cette reconnaissance par ses pairs vient aussi confirmer la place cardinale occupée par Scianna dans la scène photographique italienne de l'après-guerre. Sicilien d'origine, Scianna commence par photographier passionnément son île et poursuit des études de lettres et de philosophie à Palerme. Cette formation classique et humaniste explique en grande partie la dimension profondément littéraire - mais aussi ethnologique - de son ?uvre. Ferdinando Scianna incarne une forme rare de photographie qui se lit à plusieurs niveaux et dont la qualité plastique s'appuie sur une vaste culture.
Un ticket de caisse pour chaque achat. C'est ce que le juge des tutelles ordonne à Mirko et Tommaso, deux orphelins de dix-sept et onze ans. Et les deux frères s'y tiennent scrupuleusement. De même qu'ils suivent sans trop de ratés les autres injonctions : ne pas être en retard à l'école, manger des protéines, ranger l'appartement, vider leur sac de sport en rentrant à la maison, changer de pyjama une fois par semaine. Et rendre compte de tout à oncle Eugenio qui habite à cinquante kilomètres de chez eux. Une mécanique précise et bien huilée qu'un match décisif de l'Inter de Milan va faire déraper, car celui-ci a lieu à Madrid. Et pour y assister mille deux cents euros sont nécessaires. Avec ou sans ticket de caisse...
Parmiggiani Sandro ; Borhan Pierre ; Scianna Ferdi
Qu'il fasse des photographies à Abu Dhabi, en Californie, ou en Egypte, tout comme en Emilie italienne, les images qu'il en rapporte sont toutes éclairées par une même lumière physique et par un sentiment constant. Le photographe semble les emporter partout avec lui, au même titre que sa valise de matériel photographique, et il n'a d'intérêt qu'à travers eux à regarder le monde. Il s'agit davantage, je crois, d'une attitude esthétique de peintre que de photographe. Ou plus exactement de photographe post-documentaire ou néo-pictorialiste, qui vit et conçoit son travail comme un geste expressif d'artiste pour qui le sujet est surtout l'occasion d'une variation immense et sans fin de son regard sur le monde.
Une tempête aux yeux noirs et à la peau tatouée va faire chavirer son coeur... Katarina vit une existence paisible aux côtés de Thomas. Cela ne l'empêche pas de se souvenir d'où elle vient : la rue, la mort prématurée de sa mère, les foyers... Lorsque Milann, le client de Logan, leur meilleur ami avocat, se retrouve sans domicile fixe, elle n'hésite pas à l'héberger sous leur toit, espérant lui offrir ainsi la chance de prendre un nouveau départ. Rapidement, ses piques et ses regards ne la laissent pas indifférente. Mieux que personne, il est en mesure de comprendre ses fêlures. Surtout... il est le feu quand Thomas, de plus en plus absent et rigide, est la glace. Entre être attirée et succomber, il n'y a qu'un petit pas... et plus aucun retour en arrière possible...
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.