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Juifs et Nabatéens. Les monarchies ethniques du Proche-Orient hellénistique et romain
Schwentzel Christian-Georges ; Legras Bernard
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753522299
Comment les monarques juifs et nabatéens parvinrent-ils à incarner leur ethnicité ? Quelle était l'identité officiellement assumée par ces souverains ? Par quels moyens l'imagerie officielle affichait-elle l'appartenance à un ethnos particulier, tout en revendiquant, le plus souvent, pour le monarque un statut équivalent aux autres rois contemporains ? Cette ethnicité proclamée, qui semble toujours plus ou moins s'inscrire dans un contexte de bilinguisme culturel, n'était-elle pas fondamentalement ambiguë ? Peut-on rapprocher les stratégies mises en oeuvre par les souverains juifs et nabatéens de celles menées en Egypte par les Ptolémées, et enrichir ainsi la recherche sur les sociétés doubles ou janiformes des époques hellénistique et romaine ? Les tentatives de l'auteur pour répondre à ces questions constituent les principales lignes directrices de cet ouvrage, tiré d'un mémoire inédit de HDR, soutenu à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne en novembre 2011. A la croisée des études anthropologiques et politiques sur le Proche-Orient antique, ce livre se propose de mettre en évidence une forme spécifique de souverain : le monarque ethnique. Il met également en exergue des constructions politiques et identitaires originales, remettant en cause, au passage, la vision généralement défavorable qui caractérise les monarques hasmonéens ou encore Hérode le Grand dans l'historiographie traditionnelle.
Résumé : Comment furent inventés les rois, pharaons, tyrans, empereurs et autres souverains antiques ? Comment ont-ils conquis leur pouvoir, emporté l'adhésion des foules ? D'Akhenaton à Constantin, en passant par Alexandre le Grand et Jules César, on explore ici, sous ses formes les plus diverses, l'élection d'un homme parmi tous les autres, fondement des pensées politiques de l'Antiquité. De la royauté divine égyptienne au chef romain, prétendument démocrate, en passant par le conquérant entraînant ses armées au nom de la lutte du Bien contre le Mal, nombre de pratiques et de théories du pouvoir inventées dans les premiers siècles de notre histoire étaient appelées à une longue postérité : on les retrouve, quasiment identiques, dans les régimes du XXIe siècle - jusqu'aux démocraties réputées les plus évoluées...
Résumé : Si les figures d'Hérode le Grand et de son fils, Hérode Antipas, sont aujourd'hui connues du grand public, c'est grâce aux Evangiles. On retient le plus souvent d'Hérode qu'il est le méchant roi qui, après avoir reçu les mages, tenta de tuer Jésus en ordonnant le massacre des Innocents ; et de son fils, qu'il fit décapiter Jean-Baptiste pour tenir une promesse faite à sa nièce, Salomé, après qu'elle eut dansé devant lui. Mais qu'en fut-il en réalité ? Confrontant les diverses sources, de Flavius Josèphe aux Evangiles en passant par les découvertes archéologiques, l'auteur tente de cerner les personnalités complexes d'Hérode le Grand, de ses fils et petits-fils, indissociables du contexte religieux, politique et culturel d'une Judée où se multipliaient les conflits de tous ordres. Hérode le Grand a-t-il été un roi juif ? Est-il coupable du massacre des Innocents ? La danse de Salomé a-t-elle eu lieu ? Que sait-on de la passion malheureuse qu'éprouva le futur empereur romain Titus pour Bérénice, la reine juive ?
Orgies légendaires organisées par Néron, ébats publics du prince Absalom avec les dix concubines de son père, insatiable libido de Cléopâtre que peine à combler son harem d'esclaves, étrange statue réalisée par Dédale pour permettre à Pasiphaé de s'unir à un taureau... La Bible comme les textes grecs et latins regorgent d'histoires plus obscènes les unes que les autres et leurs auteurs rivalisent d'imagination pour nous raconter la débauche. Mais si les prêtres hébreux, magistrats des cités grecques ou sénateurs romains décrivent le vice sous tous ses aspects, c'est pour mieux imposer une définition de la vertu au service de leurs intérêts, résolument patriarcaux, et réprimer celles et ceux qui s'y opposent. Et l'influence de leurs récits domine encore largement nos sociétés... De la prostitution à l'adultère, en passant par la luxure et la fornication, Christian-Georges Schwentzel décrypte les méandres de l'imaginaire sexuel de nos ancêtres et ses ressorts - éminemment politiques.
Résumé : Jésus Christ était-il un messie juif, un activiste révolutionnaire ou une figure apolitique, voire pacifiste ? Etait-il un homme ou le fils de Dieu, incarné dans le ventre d'une femme encore vierge par l'intervention du Saint-Esprit ? Avant tout, il fut un homme politique de génie, à la carrière courte mais exceptionnellement prolifique. Ses messages - des slogans -, il les a longuement mûris, avant de les modifier ou d'y renoncer en fonction des circonstances. En fin stratège, il a également admirablement su adapter ses actes aux attentes de ses fidèles. C'est bien la raison pour laquelle sa renommée ne s'est pas démentie après sa mort. Pour la première fois, un historien français tâche de réconcilier les contradictions des Evangiles et les différentes perceptions de Jésus en les replaçant dans une chronologie qui distingue quatre saisons de sa vie mouvementée.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.