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Les inspectrices du travail, 1878-1974. Le genre de la fonction publique
Schweitzer Sylvie
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753551893
Pour lutter contre les inégalités entre les femmes et les hommes dans les postes de responsabilité, un décret de juillet 2011 contraint les grandes entreprises à nommer au moins 30% de femmes dans leurs conseils d'administration : ceux-ci n'en comptent alors que 7%. Quelques mois plus tard, la loi Sauvadet promeut le même objectif pour les cadres dirigeant(e)s de la fonction publique. Mais comment en sommes-nous arrivé(e)s là ? L'histoire de la place des femmes à l'inspection du Travail permet de comprendre comment, sur le long terme, les professions ont été organisées en y distinguant des tâches masculines et des tâches féminines. Autrement dit, comment se sont articulées des hiérarchies genrées où, toujours, le masculin est supérieur au féminin, où, très longtemps, il a semblé impossible qu'une femme domine des hommes en les dirigeant. Les femmes actives reviennent de loin, tant il est vrai qu'une femme en plus, c'est bien un homme en moins.
Si l'histoire de l'automobile en France est connue, on s'est peu penché sur les constructeurs. Pourtant, le patron de Javel ne peut que forcer la fascination, lui dont le parcours se distingue si nettement de ses concurrents qu'il bouscule ou éclipse dès les lendemains de la Grande Guerre. Polytechnicien, André Citroën n'est pas homme de mécanique ni de courses comme Louis Renault, mais plutôt d'idées et de risques. Organisateur, vendeur, publicitaire de génie (la tour Eiffel illuminée, les Croisières noire et jaune...), il est aussi un joueur à qui il n'importe guère d'amasser : cet habitué des tapis verts se lance sans répit dans une série de bancos industriels. Brillant esprit, surdoué du défi industriel, véritable homme public (contrairement aux autres fabricants), il se multiplie aussi bien dans son usine que sur les plages à la mode ou dans les milieux radicaux-socialistes. Auprès de ses proches, de ses collaborateurs, de ses ouvriers, de ses concessionnaires, des auditeurs de ses innombrables conférences, des bailleurs de fonds ou de l'Etat, il jouit d'un incontestable charisme. D'audaces technologiques en échéances bancaires, ce capitaine d'industrie se hisse et se maintient au plus haut vingt ans durant, mais vingt ans seulement... Discours, brochures, films et photos par milliers, journal d'entreprise et revue destinée aux concessionnaires, documents sur la production, la publicité et la vente, mémoires de collaborateurs... : même si l'homme Citroën demeure à beaucoup d'égards une énigme, ce riche matériau permet de prendre la mesure de la marque inscrite dans l'histoire collective par un entrepreneur qui a vu poindre la société de consommation _ ne voulait-il pas que les premiers mots d'un enfant fussent pour dire : papa, maman, auto ? Maître de conférences à l'université Lumière-Lyon II, Sylvie Schweitzer est aussi membre de l'équipe du Centre Pierre Léon (CNRS) qui s'intéresse à l'histoire des sociétés industrialisées. Elle a publié, entre autres travaux, un ouvrage sur l'entreprise Citroën, Des Engrenages à la chaîne. Les Usines Citroën, 1915-1935 (1982) et André Citroën. Les Chevrons de la gloire (en coll. , 1980).
Résumé : Une femme, dénuée de nom. Neuf hommes qui l'ont aimée ou qu'elle a aimés. Dans un "tu" libérateur, ils vont s'adresser à elle. Elle, on ne l'entendra jamais, mais résonnera son histoire d'enfant un peu sauvage et de jeune femme impétueuse dans une ville sans fleuve. La ville n'est pas nommée non plus. On l'imagine quelque part en Europe. Comme on la devine, elle, dont se dessine un portrait fragmenté. Avec Variations d'un coeur, Janice Pariat dépeint une femme dans toute sa complexité, au long d'un roman kaléidoscopique poétique et émouvant. En taisant la voix de cette femme pour laisser place à ceux qui la racontent, l'auteure s'interroge : l'intimité conduit-elle nécessairement à la connaissance de l'autre ? montre-t-on jamais toutes ses facettes à l'être aimé ?
Le lien entre les carnivores et le goût de tuer ne me paraît pas évident. Il suffit de penser aux abominations qu'a fait subir un végétarien à l'Europe et au monde." Un roman sanglant qui donne à voir l'intolérance dans une société où l'animal est vénéré... et l'homme méprisé. Un soir de septembre 1949, une maison prend feu dans la ville de Batia, en Inde. Elle est réduite en cendres avec ses six habitants et un chien. Le chef de famille était un fonctionnaire chargé de la collecte des impôts sous la responsabilité de Madhusudan Sen, le magistrat de la ville. C'était aussi et surtout son très apprécié fournisseur en oeufs frais, poisson et viande rouge depuis que le cuisinier hindou de Sen a refusé de satisfaire ses plaisirs carnivores. Car ce dernier est un hindou de haute caste, mais non végétarien. Lorsqu'on découvre que l'incendie n'avait rien d'accidentel, et même que les disparus ne sont pas morts par les flammes, Sense jure de devenir végétarien jusqu'à ce que justice soit faite.
Deux soeurs, fruits de l'union de deux mondes, mais qui n'appartiennent à aucun... Inde du Nord, 1925. James Macdonald a hérité d'une magnifique plantation de thé et, selon la tradition des familles installées dans cette colonie britannique, il doit maintenant se marier. Aucune Anglaise ne trouvant grâce à ses yeux, ce fils de l'Empire choisit une ravissante Indienne, Chinthimani, pour concubine... Ainsi commence l'histoire de Mary et de Serafina, nées de leur union. En butte à la désapprobation de son entourage, corseté dans les conventions, James parvient cependant à offrir une enfance heureuse à ses filles, loin de tout. Mais ce bonheur a une fin lorsqu'il consent à épouser une femme de son milieu et à les envoyer en pension. Quand s'annoncent la guerre et le spectre de la partition de l'Inde, Mary et Serafina, perçues comme des "sang-mêlé", s'interrogent sur leur identité. A quel monde appartiennent-elles ? En quête de réponses, les deux soeurs vont poser des questions interdites, affronter la violence et l'incompréhension. Mais faire la paix avec ses origines, comprendre qui l'on est, ne vaut-il pas tous les chemins de peine ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni