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Le Dragon
Schwartz Evgueni
SOLITAIRES INT
13,00 €
Épuisé
EAN :9782846812832
ACTE PREMIERUne vaste cuisine, très confortable, très propre, avec un grand foyer au fond. Le sol est en pierre, il brille. Devant le foyer, un chat somnole dans un fauteuil.LANCELOT entre, regarde autour de lui, appelle.-Monsieur l'hôte! Madame l'hôtesse! Âme qui vive, répondez! Personne... La maison est vide, le portail est grand ouvert, les portes sont béantes, les fenêtres battent à tous les vents. Encore heureux que je sois un honnête homme, sinon, il aurait fallu que je me mette à trembler, à regarder autour de moi, pour choisir ce qui vaut le plus cher et filer à toutes jambes alors que j'ai tellement besoin de repos. (Il s'assied.) Attendons. Monsieur le chat! Vos maîtres reviennent bientôt? Hein? Vous vous taisez?LE CHAT. - Je me tais.LANCELOT. - Et pourquoi, si je puis me permettre?LE CHAT. - Quand on est tranquille bien au chaud, il est plus sage de somnoler et de ne pas trop en dire, mon très cher.LANCELOT. - Mais, quand même, tes maîtres, où sont-ils?LE CHAT. - Ils sont partis, et ça fait drôlement plaisir.LANCELOT. - Tu ne les aimes pas?LE CHAT. - Je les aime par le moindre poil de ma fourrure, et par mes pattes, et mes moustaches, mais un malheur terrible les menace. Je me sens le coeur soulagé aussitôt qu'ils s'en vont.LANCELOT. -Ah, c "est donc ça. Un malheur les menace? Et le lequel? Tu te tais?LE CHAT. - Je me tais.LANCELOT. - Pourquoi?"
Résumé : Le Roi nu date de 1934. C'est une pièce considérée comme une pièce pour adulte. Nul doute que les enfants peuvent y trouver leur bonheur. La pièce s'inspire du Porcher, de La Princesse sur un pois et du Roi nu d'Andersen. Schwartz détourne les contes. Il construit une pièce merveilleuse, (comme toutes les autres) drôle, trés drôle, souvent irrésistible, insolente à souhait, complètement folle, et qui fait même parfois penser à Charlot et aux Marx Brothers.
Schwartz Evgueni ; Louyest Anna ; Louyest Benoît ;
RésuméUne ville tyrannisée par un dragon doit lui livrer en tribut une jeune fille chaque année. Mais les habitants s?y sont habitués et il faut attendre l?arrivée de Lancelot pour que le dragon soit mis hors d?état de nuire.Sous le masque de la fable, une pièce qui dénonce l?oppression et les totalitarismes de l?époque: à lire comme un appel à la liberté.L?auteurEvgueni Schwartz (1896-1958) a écrit la pièce entre 1940 et 1944. Conçu comme une parabole anti-nazie, Le Dragon a finalement été interdit en URSS pour son caractère anti-stalinien.L?édition Classiques & Cie collègeSoigneusement annoté, le texte de la pièce est associé à un dossier illustré, qui comprend:? un guide de lecture intitulé « Une pièce allégorique sur le totalitarisme », avec des repères, un parcours de l'?uvre et un groupement de documents,? une enquête documentaire sur la vie en URSS au temps de Staline.
Résumé : La fécondité véritable d'Artaud est celle d'un discours qui porte en lui la force d'une pensée sur le théâtre visant à briser les frontières de ce qui est. Comme le rappelait Grotowski : " Artaud est un poète du théâtre, c'est-à-dire un poète des possibilités" . C'est cette ouverture des possibles qu'il faut chercher dans les textes d'Artaud, en n'oubliant pas de se rappeler sa vision de la force des mots, habités par une énergie capable de rejoindre la force des gestes. De cette fusion de moyens d'expression chargés de force naîtra, pour le théâtre, un pouvoir d'efficacité comparable à une authentique action magique. Une efficacité capable d'atteindre le spectateur dans son esprit mais aussi dans son corps. Peut-être pourrait-il en être ainsi pour certains lecteurs ... La beauté mais aussi la difficulté des textes d'Artaud vient aussi de l'importance de leur dimension poétique, de l'énergie d'une parole qui s'avance par métaphores et se charge de visions. Mais de visions dessinant pour le théâtre un horizon limite vers lequel se diriger, traçant ainsi un chemin vers la quête de réponses concrètes. En effet la pensée du théâtre qu'il propose n'en porte pas moins en elle, dans sa radicalité, l'ouverture aux enjeux concrets de la mise en scène dans son travail sur le langage, sur l'espace, sur le jeu de l'acteur, sur la relation au spectateur. Artaud n'ignore rien de la matérialité scénique, mais il la charge d'une signification qui doit dépasser cette simple matérialité. Les textes d'Artaud tracent le chemin vers un modèle rituel que les grandes expériences des années soixante (Brook, Grotowski, le Living theatre, Barba) se sont réapproprié et qui habite encore certaines expériences contemporaines comme celle de Romeo Castellucci.
Shakespeare William ; Bonnaud Irène ; Pauthe Célie
Quant à sa bonté, Elle ne connaissait pas d'hiver ; c'était un automne perpétuel ; Dont les fruits croissaient en mûrissant. Ses plaisirs ; Ressemblaient aux dauphins qui, en sautant, montrent leur dos ; Au-dessus de l'élément où ils vivent. Parmi ses domestiques ; Marchaient des rois, des princes ; îles, royaumes, Semblaient pièces d'argent tombées de sa poche.
Grande salle. Ils entrent. Il dit:STAN. - je voulais te voir pour te dire que ça s'arrêteça va pas continueron va pas continuerça va s'arrêter làon peut pas continuer à toujours tu comprendstoi évidemment toi c'est quelque chose pour toi bienévidemmentde pasde ne pascomment direquelque chose quinon très clairement si tu ne vois pas tu vas le voir onva le voir très viteon le voit déjàtout cela saute aux yeuxça saute aux yeuxévidemment toi c'est quelque chose que tumais ontu ne vas pas pouvoir repousser éternellementc'est le genre de truc qui ne se repousse pason ne repousse pasbien sûr tu as beau diretu peux te camper
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?