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D'un Oedipe à l'autre, de Freud à Sophocle. Still lost in translation 3
Schotte Jean-Claude
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26,99 €
Épuisé
EAN :9782322043224
Oedipe roi ? Non, Oedipe tyran. Expliquer cela, voilà le but du volume 3 de Still lost in translation, le dialogue critique d'un clinicien avec l'ouvre de Freud. La pièce de Sophocle est célèbre, grâce à Freud notamment, qui l'a pourtant mal lue selon les hellénistes. Et ils ont raison. L'Oedipe de Sophocle est un héros légendaire, réactualisé dans le contexte d'une fiction dionysiaque représentée dans la cité démocratique. "Tyrannos" au sens historique du mot, il est investi d'un pouvoir d'exception dont il n'a pas hérité, qui lui est prêté par le peuple au nom des services qu'il rend à leur cité en danger de mort. En s'appuyant sur son savoir, il joue son rôle dans un système d'obligations et compte transmettre son pouvoir. Et il devrait en tant que tel intéresser non seulement l'helléniste mais aussi le sociologue clinicien qui essaiera de comprendre à la manière de Jean Gagnepain, par le biais des psychoses, non pas l'institution de l'alliance qu'éclairent les perversions, mais celle du métier. Par ailleurs, ce héros ne manque pas de construire une identité sexuelle par principe incomplète parce que transformée par une défaillance. Il est capable de renoncer à une part de plaisir sexuel, incestueux. Sa vérité est du côté de la mort, pas du sexe. Et elle est tragique. Oedipe rétablit la justice exigée par Apollon, mais il se perd, malgré lui, et tout autant à cause de lui-même, insensible à la mesure d'autrui jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Il réalise l'inceste et le parricide qu'il a voulu éviter. Et il paie cher sa poursuite passionnelle et méthodique de la vérité qui apparaît enfin, catastrophique. L'"hybris", estime le choeur, engendre le "tyrannos". Voilà de quoi intéresser à l'avenir un autre clinicien, l'axiologue, qui veut comprendre, par le biais des névroses et des psychopathies, comment tout plaisir et déplaisir s'humanisent.
Un formidable renouvellement caractérise aujourd'hui l'investigation des phénomènes cognitifs. L'auteur du présent ouvrage s'appuie quant à lui sur une lecture attentive de l'histoire de la théorie de la connaissance pour explorer l'activité scientifique dans une perspective résolument anthropologique. Il examine la "science" comme une pratique proprement humaine. Il l'explique et la détermine à la lumière de "la théorie de la médiation'. Cette anthropologie, pour laquelle l'homme n'est pas une fois mais quatre fois rationnel - langagièrement, techniquement, historiquement et moralement - a ceci d'original d'être élaborée dans le respect d'un principe de recherche aussi inattendu qu'heuristique: la"dissection"ou la construction analytique du comportement humain en fonction des troubles qui peuvent sélectivement l'altérer."
Résumé : L'Oedipe de Freud n'a pas convaincu les hellénistes, même s'il reste pertinent pour les cliniciens psychanalystes, par-delà toutes les critiques plus ou moins légitimes. Comment expliquer que Freud n'ait pas pu lire ce qui crève pourtant les yeux dans l'Oedipe tyran de Sophocle, traversé de part en part par la question du pouvoir que des mortels se disputent et partagent dans la cité ? Pour répondre à cette question, ce livre, le volume 2 d'une série intitulée Still lost in translation, se propose d'examiner la position paradoxale que Freud occupe par rapport à l'héritage cartésien. En cherchant à établir des évidences apodictiques, Descartes initie une seconde vague de la modernité, en nette rupture par rapport à la première, humaniste. En délimitant le contour de nouvelles disciplines chargées d'étudier les substances cogitante et étendue, il rejette la tradition aristo-télicienne, et il écarte la praxis des mortels vivant dans la cité de ses réflexions sur l'homme. Freud n'est pas Descartes, bien sûr. Les phénomènes qui l'intéressent, sont grevés d'une incertitude contradictoire qui peut virer à la folie. Son sujet clivé, habité par plusieurs volontés irrémédiablement en conflit, est une des figures majeures de la pensée anthropologique récente. Mais cela n'empêche pas que Freud se trouve en un rapport de contre-dépendance à l'égard du même Descartes. Il le contredit, sans toutefois réintroduire ce que le philosophe a évacué : la question du pouvoir à (re)distribuer, celle qui occupe justement la pensée antique. Le présent livre se termine par quelques réflexions d'ordre méthodologique et épistémologique, juste ce qu'il faut pour faire comprendre à partir d'où l'auteur du présent livre parle, l'anthropologie clinique de Jean Gagnepain.
Né en Belgique à Gand en 1928 et décédé en 2007, Jacques Schotte relate son cheminement de psychiatre conformément à sa vocation d'aborder la psychiatrie scientifique entre médecine et philosophie et d'engager la discipline vers une anthropopsychiatrie "qu'il a développée à travers l'analyse du destin. Ce choix ne l'a jamais quitté. Il raconte, dans cet entretien avec Jean-Marc Pocher, son enseignement et ses recherches enrichis par les nombreuses rencontres qui ont jalonné son parcours scientifique dans un engagement inlassable à la raison clinique de Freud. Husserl, Heidegger, Binswanger, Maldiney, Van Breda, Kuhn, Tellenbach, De Waelhens, Chapelle, Deese, Ortigues, Foucault, Lacan, Ricoeur, Dolto, Pankow, Tosquelles, Oury... sont autant de noms que de visages que l'on retrouve ici avec de nombreux poètes et amis autour de la figure majeure de Léopold Szondi dont Jacques Schotte a repensé le système dans sa propre élaboration anthropopsychiatrique."
La science médicale est basée uniquement sur l'observation de la matière physique et considère que l'homme n'est constitué que d'un ensemble de molécules, d'atomes et de gènes qui doivent détenir les réponses à toutes choses. Pourtant l'intelligence et les émotions ne se voient pas sous un microscope ! Est-ce que cela veut dire qu'elles n'existent pas ? L'homme est en réalité constitué de 8 corps imbriqués, de différentes fréquences : physique, éthérique, émotif, mental, causal, spirituel, cristal et lumière. Chacun de ces corps peut être affecté par des blessures, fuites, chocs, blocages, mémoires, embarras, énergies et parasites (esprits des maladies), qui agissent sur le physique s'ils ne sont pas enlevés. De plus, chaque personne accumule des chocs physiques, émotifs et mentaux au cours de sa vie, qui constituent des blocages énergétiques dans les corps. L'habitat des personnes peut aussi agir sur leur santé car un lieu malsain affecte obligatoirement ses occupants. Une bonne thérapie doit prendre en compte l'homme dans sa globalité : tous ses corps, toutes ses problématiques passées et présentes ainsi que son lieu de séjour. De cette évidence est née la curothérapie. Curo vient du latin Cura qui signifie : soin naturel, global et complet. Ce livre enseigne les techniques de Curothérapie dont l'objectif est de réaliser l'Harmonisation Energétique des Lieux et des Personnes (HELP). Manuel et protocoles ont été élaborés au moyen du clair ressenti, de la clair voyance (pour vérifier les effets) et des conseils de certains esprits de la nature. Les soins proposés ont été expérimentés sur des centaines de cas, avant d'être résumés et expliqués ici. C'est un manuel à l'usage de tous, complété par le livre "Harmonisation énergétique des lieux" et des formations pratiques en vidéo et en stages (Curotherapie. com).
La veuve du notaire ne croyait pas un mot des conclusions sur la mort de son mari, mais Philippe Dengain, engagé pour résoudre l'énigme, allait apprendre à ses dépens qu'une veuve pouvait en cacher une autre. Des toits de Paris aux palaces Londonien, de l'île de Jersey à la pointe du Raz, le détective aura fort à faire pour surnager dans une sale histoire orchestré par des individus peu recommandable, sur le rythme débridé des trois temps d'une valse pour truands...
Résumé : Il y a 24 ans, tout a commencé par un cahier qu'Hervé n'aurait jamais dû voir. Puis, il y a eu cette lettre. 24 ans après l'avoir écrite, 24 ans après avoir osé la donner à son destinataire, voici que la vie la renvoie à l'expéditeur, brute, touchante et drôle. Pour parler de ce livre, il faut raconter l'histoire du livre lui-même. Il était une fois un garçon d'une vingtaine d'années. Qui tombe amoureux d'un mec. D'un mec hétéro. Rien de très original. Mais ce garçon se met en tête d'écrire une lettre. Dans cette lettre, il va raconter sa vie, son enfance, ses peurs, ses péripéties d'enfant normal, ou presque, péripéties touchantes, souvent drôles, parfois choquantes, toujours humaines. Cette lettre il la donne à Hervé. Et il la donnera également plus tard à ses parents, en se rendant compte qu'il n'avait jamais rien écrit de mieux pour expliquer qu'il était différent. Des années passent. Il reçoit alors l'appel d'un inconnu : le psychologue de son père. Il apprend que son père s'était lui aussi servi de cette fameuse lettre, pour parler de son fils sur le divan. Pourquoi ce psy avait-il appelé ? Pour demander l'autorisation de faire lire cette lettre à un autre patient, dont le fils était gay, lui aussi. Pour l'aider à accepter son fils. Cette histoire, vraie, et d'autres événements de la vie, allaient finir par convaincre l'auteur de publier cette lettre, sous forme de fiction, en préservant l'authenticité de l'original. Voici donc "Lettre à Hervé".
Une romancière écrit en direct une nouvelle intitulée Le Document BK 31. Où l'on croise un duo de scientifiques inquiet devant des manifestations paranormales imputées au dérèglement climatique. Ainsi que les fantômes de Rosa Luxemburg et de ses compagnes de lutte, un rhinocéros star et un guérillero à tête de bouquetin... Le réel bascule, serait-ce la fin du monde ? Petite expérience en littérature de l'imaginaire, Le Document BK 31 est une nouvelle baroque et vertigineuse, un voyage de mots. Scénariste de bande dessinée et de jeu vidéo (sous la griffe de Greg Newman et pour des univers comme Night Watch, Renaissance, Popeye, Zorro, Noeland, Blake & Mortimer, Pinocchio, Jenny Everywhere), l'auteur écrit également des nouvelles et a reçu le prix international Hemingway 2015. Il a publié chez Hispaniola Littératures les recueils Sapin président, Petit traité de sorcellerie et d'écologie radicale de combat. Ainsi que Douleur fantôme.