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Le dernier siècle français. La France de 1914 à 2014
Schor Ralph
PERRIN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782262041496
Le titre du présent ouvrage peut être compris sous deux acceptions. La première, de nature chronologique, annonce l'étude des années écoulées depuis 1914. La seconde revient à poser une question centrale : au cours de cette période, la France a-t-elle perdu ses caractéristiques traditionnelles, son éclat, sa place particulière dans le concert des nations ? Pour répondre à cette interrogation, les tendances profondes et les inflexions inattendues, le poids des guerres mondiales, les évolutions politiques, économiques, sociales et culturelles sont analysés avec précision et finesse. Il en émane ce grand récit menant de la Belle Epoque au XXIe siècle qui décrypte l'identité française, tour à tour puissante, blessée, humiliée et déchirée, en proie aux incertitudes mais portée par un dynamisme et une créativité exceptionnels. Ecrite avec limpidité, cette belle synthèse tord le cou aux simplifications hâtives pour inviter à un véritable débat.
Pour l'opinion commune, les " bons immigrés ", Italiens, Espagnols ou Belges, se sont bien intégrés, au contraire des Maghrébins et des Noirs. L'histoire comparée bouscule ces fausses certitudes. Le rapprochement entre les années 1930 et 1980 s'impose même contexte de forte présence immigrée, de crise économique et de chômage. Dans les deux cas, une partie des Français, cherchant une explication aux difficultés, met en cause les immigrés et la xénophobie dérive souvent vers le racisme et l'antisémitisme. L'extrême droite profite de la crise pour réactualiser ses thèmes de combat traditionnels. En face, les défenseurs des immigrés, employeurs ayant besoin de main-d'œuvre, militants des droits de l'homme, représentants des Eglises, essayent d'endiguer l'hostilité par un discours rationnel et moral. Quant aux gouvernants, ils parviennent mal à concilier le respect des valeurs humanistes et les exigences d'une opinion publique inquiète. Le présent ouvrage s'attache à analyser et à comparer, au long d'un demi-siècle d'histoire, les réactions des Français, à mettre en lumière les facteurs qui influencent l'opinion, à décrypter une gestion politique fréquemment sinueuse et ambiguë. C'est une plongée au cœur de la société, une étude des mécanismes délicats et capricieux et cependant partiellement prévisibles qui la régissent. Car, des années 1930 aux années 1980, les constantes l'emportent largement.
Résumé : L'immigration a profondément marqué l'histoire de la France contemporaine. Jusqu'au milieu du XXe siècle, les nouveaux venus furent en majorité d'origine européenne, puis arrivèrent les Africains et les Asiatiques. Dès les années 50, notre pays, souffrant d'un profond et ancien déficit démographique aggravé par les lourdes pertes humaines des guerres mondiales, accueillit un nombre grandissant d'immigrés. À cette main-d'?uvre indispensable à l'essor économique s'ajoutèrent des soldats originaires des colonies, venus défendre la métropole, ainsi que de nombreux réfugiés victimes de persécutions politiques ou raciales. Les immigrants et leur descendance ont ainsi enrichi la population française d'environ dix millions de personnes en un peu plus d'un siècle. L'ouvrage retrace l'histoire de ce vaste phénomène, de la fin du XIXe siècle à nos jours, du point de vue démographique, économique, social, juridique, politique et militaire. Une attention particulière est accordée aux relations entre Français et immigrés, à la vie quotidienne, aux processus d'intégration, au poids de la conjoncture commandée par les alternances de prospérité et de crise, de paix et de guerre, de stabilité et de mutation. Cette étude rend intelligible la situation actuelle en éclairant la question complexe de l'immigration qui constitue l'un des problèmes fondamentaux de la société française.
Les visiteurs des Alpes-Maritimes qui se dirigeront vers le moyen et le haut pays, moins fréquentés que la côte, feront des découvertes surprenantes. Paysages insolites, pétroglyphes vieux de 2500 ans avant notre ère, légendes, églises, châteaux, tableaux, sculptures, les surprises ne manquent pas. Ce guide invite ses lecteurs à composer librement les itinéraires qui leur feront découvrir des lieux, des oeuvres, des traditions insolites nées dans un département complet.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.
Résumé : L'issue de la première guerre mondiale est connue de tous et pourtant, en avançant avec les doutes, les peurs et les tâtonnements des contemporains, Jean-Yves Le Naour relate une année à suspens. Il ravive de sa plume romancée le cours d'une année cahotique qui conduit à l'étrange victoire des Alliés. Au printemps 1918, par trois fois ? en mars, avril et mai ?, Français et Britanniques ont le sentiment de frôler la défaite. On a l'impression de rejouer septembre 1914 ! On se bat sur la Marne et Paris, bombardé, est en proie à la panique. De tous côtés, les fronts se resserrent : depuis mars 1918, la paix signée avec la Russie bolchevique libère 1 million de soldats allemands sur l'ouest. Une course contre la montre s'engage avec un unique objectif : tenir. En 1918, rien n'était écrit et l'Allemagne pouvait encore l'emporter ! Fidèle aux précédents volumes, ce dernier opus dévoile les coulisses politiques et la cuisine des états-majors en s'appuyant sur des sources inédites : les rivalités entre Pétain, Foch et le Britannique Douglas Haig, les guerres d'ego qui ont paralysé la situation au point de compromettre la défense nationale. Fait nouveau, par rapport à 1914-1917, les militaires sont désormais sous la coupe de Clemenceau et de Lloyd George. "Le Tigre" caresse même le rêve de prendre lui-même le commandement unique du front occidental avant de le faire déléguer à Foch qui déclenche l'offensive finale qui jettera à bas les EMpires centraux. Passant d'un front à l'autre, Jean-Yves Le Naour nous entraîne jusqu'à la victoire en trompe l'oeil, la joie de la paix étant lourde des guerres futures.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
A la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur: les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l?armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l?invasion, etc.? Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l?attentat de Sarajevo, l?assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l?historiographie: l?hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d?éviter sa destruction dans des combats; l?incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s?en remettent à l?irrationnel pour se rassurer! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là!). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve: les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. Poignant.