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COMPTER ET CLASSER - HISTOIRE DES RECENSEMENTS AMERICAINS
SCHOR PAUL
EHESS
22,00 €
Épuisé
EAN :9782713221736
Le recensement se limite-t-il à une enquête démographique ou constitue-t-il aussi un acte politique? Pourquoi une même personne peut-elle être classée comme noire en 1900, mulatto en 1910, puis blanche en 1920? L'histoire des catégories utilisées par les recensements américains renvoie à celle d'un pays dont l'identité est intimement liée à une interrogation continue sur la composition même de sa population, aux contours très mouvants. Esclavage, immigration et classifications raciales sont autant de lignes de fracture de la société américaine qui traversent le recensement. En retraçant les évolutions des catégories pour compter et classer la population des Etats-Unis de 1790 à 1940, Paul Schor s'interroge sur le rôle mais aussi sur les enjeux politiques et sociaux des statistiques démographiques. Loin d'être seulement un reflet de la société ou un simple instrument du pouvoir, les recensements sont en réalité l'objet de négociations complexes entre l'Etat, les experts et la population elle-même. Au-delà des statistiques raciales ou ethniques, l'histoire du recensement pose donc la question de ce qu'est une catégorie et comment elle s'incarne dans une société particulière, les Etats-Unis d'Amérique.
En 128 pages, cette collection, conçue en priorité pour les étudiants du premier cycle universitaire, propose des manuels de synthèse des connaissances et une gamme d'ouvrages de référence et de méthodologie. La Première Gerre mondiale revêt un caractère exceptionnel qui tient à son extension à presque toute l'Europe continentale, au recours à toutes les forces militaires, économiques et morales des belligérants et à l'ampleur des pertes humaines et matérielles. Dans ce conflit aux allures de cataclysme, la France subit sur son sol les principaux combats et éprouve les pertes les plus lourdes. Véritable traumatisme psychologique, cette guerre contribue, en retour, à l'évolution des mentalités et des comportements à laquelle participe, entre autres, la mutation accélérée du système de production. En quatre années, la France passe brutalement du XIXe au XXe siècle.
Résumé : Paris dans les années 1930 : " le nombril du monde ", tout comme " la toile de fond naturelle pour l'art et la littérature du XXe siècle ". Pourquoi tant d'écrivains américains, parmi les meilleurs de leur génération, affluèrent-ils à Paris dans l'entre-deux-guerres ? Quelle fut leur vie matérielle, sociale et intellectuelle dans la Ville Lumière ? Que découvrirent-ils ? Telles sont quelques-unes des questions que soulève le présent ouvrage. L'auteur raconte les expériences vécues dans la capitale française par de grands écrivains, dont trois prix Nobel (Ernest Hemingway, Sinclair Lewis et T. S. Eliot) et par des dizaines d'autres auteurs célèbres déjà en leur temps, comme Scott Fitzgerald, Henry Miller, John Dos Passos, Ezra Pound, Anaïs Nin. Ces intellectuels voulaient fuir une Amérique ressentie par eux comme matérialiste, intolérante, conformiste, puritaine, en somme étouffante et fermée aux choses de l'esprit. Une place particulière est accordée aux Noirs, qui cherchaient à s'épanouir loin des terribles contraintes de la ségrégation raciale. A Paris, les Américains trouvaient d'abord la liberté, celle des moeurs (alcool, drogue, sexe) et celle de l'esprit. La découverte d'une ville pétrie d'histoire, les promenades dans les beaux quartiers et les arrondissements populaires, la visite des musées, les spectacles, les lectures, les rencontres offraient d'innombrables sources d'inspiration et de réflexion. Tous furent marqués par l'éclosion de nouveaux courants, comme le dadaïsme, le surréalisme ou le cubisme. Henry Miller disait que Paris était " le nombril du monde ", Gertrude Stein observait que cette ville constituait " la toile de fond naturelle pour l'art et la littérature du XXe siècle ".
Schor Juliet ; Chemla Françoise ; Chemla Paul ; Mé
Juliet Schor a enseigné l'économie à Harvard, avant de rejoindre le Boston College où elle enseigne la sociologie. Son travail porte principalement sur l'économie du travail, de la dépense, de l'environnement et sur la culture de consommation.
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.