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Lettres et carnets
Scholl Hans ; Scholl Sophie ; Dauzat Pierre-Emmanu
LGF
8,55 €
Épuisé
EAN :9782253133322
Extrait Les enfants d'Antigone ou la banalité du bien par Pierre-Emmanuel Dauzat Pour Aude Ils étaient vingt et cent, mais certainement pas des milliers. «Nul ne sait combien ils étaient, écrit Hannah Arendt dans Eichmann à Jérusalem. Cet élément muet totalement isolé ne se manifesta publiquement qu'à une seule occasion, dans un geste unique et désespéré : ce fut quand les Scholl, frère et soeur [...], distribuèrent les célèbres tracts où Hitler était enfin appelé par son nom - un "assassin de masse".» Ils avaient une petite vingtaine d'années, ils étaient une quarantaine d'étudiants, réunis autour d'un professeur de philosophie d'un peu moins de 50 ans, Kurt Huber, et un noyau dur, encore plus réduit : Hans Scholl, né le 22 septembre 1918 ; sa petite soeur, Sophie Scholl, née le 9 mai 1921, et Christoph Probst, né le 6 novembre 1919, marié et père de trois enfants, tous trois guillotinés à Munich le 22 février 1943 ; mais aussi Willi Graf (1918-1943), Alexander Schmorell (1917-1943) et le Pr Huber (1893-1943), exécutés, à la suite d'un second procès, en juillet puis en octobre. Quelques-uns des piliers du groupe, comme Traute Lafrenz, réussirent miraculeusement à échapper au couperet. Depuis leur plus jeune âge, ils n'avaient connu que le décervelage et le discours de haine et de mensonge d'un régime qui en avait fait sa religion. Ils avaient lu les classiques et trouvé dans Schiller ou dans Stifter et Novalis, voire Lessing, Leibniz et Nietzsche, de quoi résister au discours débilitant du régime et prêcher la tolérance. Comme d'autres jeunes gens un peu partout en Allemagne, mais avec des risques formidables, il leur parut aller de soi qu'ils devaient dire non. Et pour se dérober au «démon du consentement» et à la «jubilation anonyme» environnante, ils étaient prêts à risquer la mort. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Effets du temps - Paysages et milieux de vie par Laurenz Berges, Michael Collins et Paola De Pietri : Les trois livresaccordéons d'artistes publiés séparément et en coffret à l'occasion de l'exposition commune " Witterungen " (" Effets du temps ") de Laurenz Berges (Dusseldorf), Michael Collins (Londres) et Paola De Pietri (Reggio Emilia) ont un caractère d'objet précieux. Ils présentent des séries de travaux photographiques qui traitent de la transformation progressive et imperceptible des paysages et de celle des milieux de vie dont elle s'accompagne. Ces trois attitudes réunies pour la première fois dans ce projet ont en commun le sens et le regard acéré pour les réalités temporelles autant qu'intemporelles - les faits, les transformations progressives. Les photographies à la composition extrêmement étudiée peuvent évoquer un certain malaise, issu de la contradiction entre urbanisation et paysage naturel et/ou l'impression ambivalente de territoires " inutilisés " !!
J'ai trouvé un homme, un grand homme, génial, au-dessus de tous les concepts: Greco. Un homme de l'époque de Rembrandt et qui nous est aussi proche qu'un contemporain." Julius Meier-Graefe, 1910
Présentation de l'éditeur « En amour, on croit être deux alors qu'on est trois. » Cinq nouvelles sur le mystère des sentiments inavoués. Une femme entretenue et gâtée par deux hommes qu’elle ne connaît pas. Un vieil homme qui se tue à la mort de son chien. Un mari qui rappelle constamment sa nouvelle femme au respect de l’époux précédent. Une mère généreuse qui se met à haïr un enfant. Un couple dont le bonheur repose sur un meurtre. Dans la lignée de Concerto à la mémoire d'un ange, de La rêveuse d'Ostende et d’Odette Toulemonde, Eric-Emmanuel Schmitt parle de l'amour sous toutes ses formes : conjugal, clandestin, paternel, filial, mais aussi, amour de l'art ou amour de l'humanité. À travers un suspense subtil et ensorcelant, il dévoile les secrets de plusieurs âmes pour déjouer la complexité du cœur humain.
Cyrulnik Boris ; Bustany Pierre ; Oughourlian Jean
Résumé : On savait que le cerveau était l'entité la plus complexe de l'univers connu. Mais de récentes découvertes montrent que ses capacités sont bien plus étonnantes qu'on ne le croyait : non seulement le cerveau est élastique (âgé ou handicapé, il peut se reconstruire, apprendre, inventer) mais aussi social (il n'existe qu'en résonance avec d'autres). La combinaison de ces facultés laisse supposer que l'homme peut d'agir sur l'évolution de son cerveau. Patrice Van Eersel, rédacteur en chef du magazine Clés, présente ces recherches fascinantes sous la forme d'entretiens avec cinq médecins-chercheurs réputés (ethnologue, psychiatres, neurologue) : plasticité neuronale, nouvelles techniques d'imagerie cérébrale, mise en pratique des avancées des neurocognitivistes sur les moines en méditation, apport de la médecine orientale.
Résumé : La naissance ne saurait être biologique : on choisit toujours ses parents. Naître, c'est semer ses géniteurs. Non pas tuer le père, mais tuer en nous le fils. Laisser son sang derrière, s'affranchir de ses gènes. Chercher, trouver d'autres parents : spirituels. Naître biologiquement, c'est à la portée du premier chiot venu, des grenouilles, des huîtres. Naître spirituellement, naître à soi-même, c'est à la portée de ceux-là seuls qui préfèrent les orphelins aux fils de famille, les adoptés aux programmés, les déviances aux descendances. Toute naissance est devant soi.
Pourquoi une telle somme ? Parce que d?hier à aujourd?hui l'avenir de l'Europe s'est largement joué dans les Balkans, où les puissances occidentales et russe n'ont guère cessé d'intervenir, sans que leurs opinions publiques soient éclairées sur les enjeux. Ce troisième volume guide le lecteur dans les méandres actuels de la région, depuis la consolidation des démocraties populaires, puis l'effondrement de la dictature militaire grecque jusqu'à l'éclatement du glacis soviétique et les terribles conflits qui s'en sont suivis. Il s'achève sur les espoirs et les désillusions suscités par l'Union européenne - de l'enthousiasme démocratique aux ambiguïtés de la sécession kosovare et aux cures d'austérité brutalement imposées aux peuples. En définitive, cette somme dessine l'histoire de l'ensemble aux destins indissociables que forment la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, la Serbie, le Kosovo, l'Ancienne République yougoslave de Macédoine, l'Albanie, la Bulgarie, la Roumanie, la Turquie, la Grèce et Chypre. Elle est présentement un ouvrage unique.
Aux XVIe et XVIIe siècles, la monarchie espagnole rayonne dans l'Europe entière par la puissance de ses armées. Par l'étendue de ses possessions, de Manille à Barcelone, de Madrid à Mexico, elle atteint une dimension inégalée. Ses métaux précieux inondent le continent alors que ses chefs-d'oeuvre bouleversent la création artistique avec Don Juan, Don Quichotte ou le Cid. De Charles Quint au siècle d'Or, des Lumières au frémissement révolutionnaire, ce livre retrace l'histoire des royaumes espagnols entre 1516 et 1788. Cette nouvelle édition revue et augmentée analyse les permanences et les transformations ainsi que les pratiques politiques qui préfigurent l'Espagne des XIXe et XXe siècles. Complété par une série de documents, qui proposent méthodes de réflexion et de commentaire, et par des outils (glossaire, chronologie, bibliographie), cet ouvrage permettra à chacun d'acquérir les connaissances nécessaires pour s'orienter avec précision dans l'histoire de l'Espagne.
Résumé : La Russie est-elle européenne ? Qu'est-ce qu'être russe ? Depuis le XVIe siècle, la Russie entretient un lien complexe et ambigu avec l'Europe occidentale. A la tête d'un véritable Etat-continent s'étendant de l'Europe à l'Asie, les tsars de Russie puis les leaders soviétiques n'ont cessé de s'interroger sur l'identité de leur pays et les relations à nouer avec l'Europe, tour à tour perçue comme modèle de modernité et d'efficacité ou comme source de danger et de subversion. D'Ivan le Terrible à Vladimir Pontine, les décideurs russes ont été confrontés à ce "dilemme" : fallait-il imiter l'Europe pour mieux la dépasser, ou bien s'en protéger. D'une plume alerte, en s'appuyant sur un vaste ensemble documentaire, Marie-Pierre Rey explore les tourments de l'identité russe, à la croisée de l'histoire des relations internationales et de l'histoire des représentations.
Résumé : En culture comme en politique, l'échelle européenne est un effort autant qu'un accomplissement. C'est pourtant bien à cette échelle que cette "brève histoire" entend se situer - avec un récit fait d'éveils nationaux, d'industrialisations, d'urbanisations, d'assemblées délibérantes, de journalistes, d'artistes et d'intellectuels, de culture de masse, de systèmes éducatifs et de droits de la personne. En treize chapitres vigoureux, Emmanuel Loyer fait tourner le kaléidoscope européen, du milieu du XIXe siècle à nos jours, saisissant pratiques et représentations dans leur différentes inscriptions spatiales et sociales, dans leur hybridation entre l'ancien et le nouveau. En filigrane, une réflexion sur la fragilité de la culture européenne : il n'y a pas une culture européenne qui viendrait justifier un destin commun, mais des cultures qui se croisent et se nourrissent, engendrant la sédimentation que nous connaissons aujourd'hui Retracé avec une grande liberté, cet itinéraire permet d'imaginer, pour nous autres, Modernes tardifs du XXIe siècle, un rapport peut-être plus heureux à notre présent.