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Walter Benjamin. Histoire d'une amitié
Scholem Gershom ; Kessler Paul ; Errera Roger
CALMANN-LEVY
22,34 €
Épuisé
EAN :9782702103883
De 1915, date de leur première rencontre à Berlin, à 1940, année du suicide de Benjamin en France, une profonde amitié unit Gershom Scholem et Walter Benjamin. Ce livre restitue non seulement ce qu'elle fut, mais aussi le tour que prit la vie de ces deux hommes, si proches au départ, si différents par les choix opérés. Ces deux Juifs berlinois appartenant à la même génération refusent d'emblée le mensonge et le confort. Scholem quitte dès 1923 Berlin pour Jérusalem. Il y édifiera une oeuvre magistrale. A ses certitudes s'opposent les hésitations de Benjamin, la dispersion de ses écrits, la précarité de ses entreprises universitaires et littéraires, son balancement entre les séductions du marxisme et un sentiment très vif de son appartenance au judaïsme. Il envisagera même, un moment, de s'installer en Palestine. Témoin lucide, Scholem évoque les phases et les lieux de cette amitié : le Berlin de la guerre et de l'après-guerre, la Suisse, le Paris de 1927 et de 1938. Lettres à l'appui, il apporte des précisions sur l'attitude de Benjamin envers le sionisme et le communisme, sur ses relations avec d'autres figures des lettres allemandes de son temps : Brecht, Buber, Ernst Bloch, Hannah Arendt, Adorno, Horkheimer et l'Ecole de Francfort. Il retrace la formation de la pensée de Benjamin, sa conception du rôle du critique littéraire, ses goûts artistiques, sa position ambiguë devant le marxisme. Il constate son double refus ; ni Moscou, ni Jérusalem , puis le caractère tragique de son exil : pour Benjamin, chassé d'Allemagne par le nazisme en 1933, Paris, "capitale du xxe siècle" , siège d'une littérature dont il est le critique et le traducteur (Baudelaire, Proust), sera un lieu de solitude et d'angoisse avant le suicide d'octobre 1940 à la frontière espagnole. Au moment où l'oeuvre de Walter Benjamin est l'objet d'une attention croissante en France, cet essai de Gershom Scholem est une contribution essentielle à sa compréhension.
Ce recueil d'études de Gershom Scholem s'ouvre par une magistrale synthèse sur la création à partir du néant et l'autocontraction de Dieu, le " tsimtsoum ". Ce thème, depuis Schelling, a été beaucoup utilisé par les philosophes et les théologiens. Gershom Scholem en donne ici la compréhension juive. Les autres thèmes abordés dans ce volume sont : les relations entre l'alchimie et la kabbale, le nihilisme en tant que phénomène religieux, le frankisme à Varsovie dans les années 1820, les derniers kabbalistes d'Allemagne, la psychologie sociale des juifs en Allemagne dans les années 30. Un dernier petit essai introduit aux trois types de la vie religieuse juive.
Un judaïsme laïque", détaché de la tradition, existe bien, et il ne s'est pas constitué en trahissant cette tradition puisque c'est elle qui l'a généré: telle est la double thèse qu'à toujours défendue Gerhom Scholem (1897-1982), la plus haute autorité sur l'histoire de la mystique juive et du judaïsme en général. Les essais réunis dans ce livre, jamais traduits en français ou seulement disponibles en revue, en fournissent l'illustration.On trouvera ici, en premier lieu, des articles sur l'histoire de la Kabbale depuis ses lointains débuts jusqu'à sa constitution aux XIIe et XIIIe siècles et son efflorescence dans la Galilée du XVIe siècle, sur le mouvement de Sabbataï Zevi ainsi que sur ses prolongements. C'est en effet l'une des originalités du travail de Scholem que de montrer comment le sabbatianisme a souterrainement colonisé les communautés juives de l'Europe au XVIIIe siècle et comment il s'est radicalisé en posant que l'attente messianique ne pourrait être satisfaite qu'à condition de transgresser toujours davantage les dispositions de la vieille Loi.D'autres grands textes donnent ensuite un éclairage inattendu sur la relation entre l'ancienne mystique et la modernité culturelle - qu'il s'agisse d'identifier chez Kafka un avatar sécularisé du"sentiment kabbalistique"ou de repérer des thèmes communs aux maîtres du hassidisme et aux"inventeurs"de l'inconscient.On découvrira enfin, pour la première fois en France, les poèmes de Scholem, ainsi qu'une nouvelle d'Agnon, L'Histoire de Rabbi Gadiel le Petit, à l'origine de l'un des textes de ce recueil."
Les textes traduits ici proviennent tous des Journaux et Notes de jeunesse de Gershom Scholem. Ils ont été écrits entre 1917 et 1919. Réformé pour raisons " psychiatriques ", Scholem rend souvent visite à Benjamin à Berne, et, à son contact, cherche à développer une conception du langage, et, notamment, du langage biblique, à l'occasion des traductions qu'il fait de certains cantiques de lamentation. On trouve ainsi un écho direct de ses discussions avec Benjamin, sur la " justice divine " comme sur la notion d'" expérience vécue " dont Buber est, du côté juif, avec Rosenzweig, le principal représentant. A cette " expérience ", Scholem veut opposer la position qu'il adoptera définitivement, celle du philologue-historien. Dans cette perspective, il esquisse une conception du temps où le prophétisme et le messianisme jouent un rôle de premier plan, ce que montre son commentaire du prophète Jonas. Bien qu'il s'agisse de textes de jeunesse Scholem est né en 1897, il a donc tout juste vingt ans , ils donnent une vue exacte du programme qu'il se fixe et qu'il réalisera sans jamais dévier, ainsi que de l'atmosphère qui régnait au sein du judaïsme allemand au début du siècle dernie
Présentation de l'éditeur Novembre 1944. La guerre semble perdue pour une Allemagne prise en étau entre les Russes sur la Vistule et les Alliés à sa frontière occidentale. Hitler se convainc qu’une contre-offensive éclair en Belgique pourra faire éclater la coalition anglo-américaine et lui donner le temps de déployer ses armes secrètes. Une concentration militaire de grande ampleur est organisée en secret dans les Ardennes belges, là où le front tenu par les Américains est le plus vulnérable. Le 16 décembre, sous la poussée inattendue et brutale de deux armées de panzers, le front est enfoncé sur cinquante kilomètres. Nombre d’unités américaines se replient en désordre, mais d’autres résistent héroïquement dans des températures qui tombent à moins 22 degrés avant Noël. Plusieurs unités américaines sont encerclées à Bastogne, alors que le mauvais temps empêche toute opération aérienne de ravitaillement ou de renfort. Froid glacial, pénurie de vivres, massacres de prisonniers, cadavres piégés, représailles contre les civils, combats rapprochés, amputations à la chaîne, snipers, 5e colonne : du 16 décembre 1944 au 4 février 1945, les Ardennes sontle théâtre d’une guerre totale qui mettra hors de combat 80 000 soldats américainset sensiblement le même nombre du côté allemand. En pure perte. Ayant sacrifié ses meilleures unités et ses dernières réserves contre une armée dont il a gravement sous-estimé les ressources matérielleset morales, Hitler a joué son va-tout et perdu. Une fois de plus, Antony Beevor excelle à multiplier les points de vue. Son récit alterne en permanence entre les niveaux politique, stratégique, tactique et ndividuel. Nourri d’une documentation impressionnante, il nous fait vivre cette lutte à mort telle que la vécurent les états-majors, les officiers sur le terrain et les hommes du rang – des deux côtés –, sans oublier les civils, avec cette empathie dépourvue de jugement moral qui est sa marque de fabrique. Antony Beevor rend à cette bataille, l’une des plus féroces et des plus inutiles de la Seconde Guerre mondiale, sa juste place dans l’histoire terrible de ce conflit.
Dissuasion, subversion, persuasion : quelles stratégies pour sauver la paix ? Raymond Aron propose ici l'une des analyses les plus pertinentes des rapports de force de la Guerre froide, et qui, au-delà de la chute du mur de Berlin, sont perpétués par la possession de l'arme nucléaire par quelques puissances militaires.Tout est là : si une seule bombe nucléaire dégage la même puissance que l'ensemble des bombardements sur l'Allemagne nazie en 1944, "le changement quantitatif entraîne une évolution qualitative". La guerre n'a plus le même aspect : l'analyse théorique montre des puissances qui définissent leurs tactiques politiques dans la sécurité précaire des rapports de force ; les conflits s'inscrivent dans un monde fini, où ceux qui ne peuvent dissuader doivent s'abriter derrière un "grand frère".Pour lecteurs motivés, cette géopolitique de la guerre est une réflexion sur le devenir de l'humanité dans des États souverains qui se définissent avant tout par un jeu de rapports de force. --Mattieu Reno
Nous pouvons tous agir contre le harcèlement scolaire. Le harcèlement scolaire, c'est quoi ? Pourquoi c'est grave ? Comment ça commence ? Qui est victime ? Qui est harceleur ? Les témoins sont-ils complices ? Comment détecter un cas de harcèlement ? Comment aider une victime ? Comment contrer le cyber-harcèlement ? Comment éduquer au téléphone portable et aux réseaux sociaux ? Comment prévenir le harcèlement ? Qui contacter ? Quels sont les recours juridiques ? En france, un enfant sur dix serait victime de harcèlement à l'école et un sur cinq de cyber-harcèlement. Il est plus que temps d'ouvrir les yeux sur ces pratiques et de s'y attaquer. Enfants, ados, parents, enseignants, victimes, auteurs, témoins, nous pouvons dire STOP ! Un livre à mettre entre toutes les mains.