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La disparue de Sisterane
Schneidermann Daniel
FAYARD
30,29 €
Épuisé
EAN :9782213028477
A l'approche de l'aube, il était allé s'asseoir au bord de la piscine sur un fauteuil de toile, à regarder le jour se lever sur la mer. Le deuxième matin sans Soraya. Après, ce serait le troisième, et combien de temps allait durer la plaisanterie ? Il n'aurait eu qu'un mot à dire, un seul, pour arrêter Voix-cassée. Mais il n'avait rien dit. L'empereur du fluo n'avait pas trouvé les mots. " Soraya, l'ardente beurette des quartiers de Sisterane, a disparu. Et cette disparition bouleverse la donne de la partie serrée que disputent son frère Idriss, parrain sulfureux et ambigu de la fripe fluo, et quelques autres réjouissantes crapules. Jeune journaliste de passage, Fabienne Solal tente d'arracher à la plus folle, la plus insaisissable des villes, une vérité dont personne ne sortira indemne. Derrière la truculence des portraits, la Disparue de Sisterane est une peinture acide de la justice, de la police et des compromissions politiques. Mais aussi une réflexion mélancolique, nourrie à l'actualité la plus brûlante, sur l'innocence et la manipulation, la vérité et les apparences. Et l'éternelle duperie du Nord rationaliste par le Sud de tous les sortilèges. Daniel Schneidermann, journaliste, signe ici son premier roman.
Résumé : Oui, vous m'avez bien culpabilisé, Pierre Bourdieu, comme vous avez culpabilisé tous mes confrères journalistes. Cela fut sans doute salutaire, mais il est temps aujourd'hui de relever la tête. Même le journalisme a droit à un traitement médiatique équitable !
Résumé : Pour que vous puissiez traverser sans encombre, Maurice Papon, deux Républiques, cinq présidents, trois décennies et demie de vie publique, il en a fallu des complices ! Il en a fallu des solidarités politiques efficaces, des adversaires complaisants, des historiens dupés, des journalistes incurieux, des magistrats ligotés, des aveugles volontaires ! Ces mensonges, qui les a gobés ? Qui les a partagés ? Qui y a cru ? Qui vous a aidé à les protéger ? Je vais à présent chercher vos complices. Je ne prétends pas les débusquer tous : ils sont trop nombreux. Sans acharnement mais sans pusillanimité, je voudrais simplement m'adresser à tous ces aveugles, volontaires ou non, qui à eux tous forment la France. J'ai choisi de le faire à travers plusieurs figures. D'abord celles de Simone Veil et Philippe Séguin, parce que ce sont les deux seuls responsables politiques d'envergure à avoir exprimé, dès avant le début de votre procès, leur malaise. Tous deux sont irréprochables, insoupçonnables de complaisance à votre égard, tous deux ont été frappés dans leur chair par la Seconde Guerre mondiale. Comment pouvais-je éviter de revenir sur François Mitterrand ? La photo sur laquelle on le voit serrer la main de Pétain m'a donné voici trois ans déjà l'envie confuse d'écrire ces lettres ouvertes, dont votre procès fut le déclencheur. Celle que je lui adresse sera aussi l'occasion de me tourner vers mes confrères journalistes, et d'analyser... l'aveuglement des autres. Au dernier moment, après le coup de théâtre de la révélation par Me Arno Klarsfeld de son histoire familiale, j'ai complété ce recueil par une lettre au président de la cour d'assises de Bordeaux, Jean-Louis Castagnède. Cet épisode, en effet, m'a paru particulièrement éclairant de l'inadaptation de la justice à traiter un procès comme le vôtre. J'offrirai mes conclusions à l'historien Marc Bloch, auteur de l'Etrange défaite, immortelle chronique de la défaite de 40, puisque aussi bien ce livre pourrait se lire comme la chronique d'un étrange procès.
Quel point commun entre " Loft Story ", l'insécurité, les réseaux pédophiles, les livres l'Effroyable imposture ou La face cachée du Monde ? Tous ces sujets ont créé des emballements médiatiques, de passagères bouffées de folie, ces moments où chacun peut délirer puisque tout le monde dit n'importe quoi. Les trains, les stades, les écoles sont des coupe-gorge, nous répéta-t-on pendant toute la dernière campagne présidentielle. Et nous le crûmes. En tout instituteur sommeille un pédophile, nous répètent mille rumeurs. Et nous tremblons pour nos enfants. Aucun avion ne s'est écrasé sur le Pentagone, nous annonce Thierry Ardisson. Et, stupéfaits, tétanisés, nous nous sentons prêts à le croire. Souvenons-nous de ces moments où se mêlent terreurs, euphories, dépression, et un trouble consentement. Succédant à de longues périodes d'omerta et d'autocensure, ces transes modernes rassemblent des ingrédients communs. On y croise les mêmes personnages d'ogres et de victimes, de justiciers et de naïfs, de manipulateurs et de complices. On est victime de sombres complots. On ressent dans sa chair l'effondrement des anciennes certitudes, des anciennes protections. On y perd ses repères, son sens critique, et jusqu'à son identité. Omerta, emballement : telles sont les deux étapes infernales du cauchemar médiatique. Le premier but de ce livre est d'apprendre à reconnaître ces situations de cauchemar, première manière de ne plus en être victime, de s'en dégager.
Un enfant africain squelettique, une colère de l'abbé Pierre, le gibier humain d'une ville assiégée, le sourire d'une Miss, le rictus d'un dictateur, les larmes d'une mère, le président à l'écoute du peuple, une silhouette en haillons qui fuit ou se dresse, une brosse à dents, une matraque qui retombe, une bouteille de jus de fruits : mille flashes de honte ou de joie, de guerre ou de paix, mille éclairs d'émotion pénètrent chaque jour en nous, en contrebande, par la télévision. S'arrêter sur quelques-unes de ces images, tel est l'objet de ce livre. Que cherchons-nous à lire sur le visage de cet enfant condamné? Que retiendrons-nous du dialogue d'un professeur de médecine et d'une chanteuse ? Ce héros humanitaire, penché au loin sur la misère, pourquoi nous est-il si nécessaire ? Comment le Premier ministre, naguère si hautain, parvient-il aujourd'hui à faire croire qu'il nous est proche ? Bref, comment tente-t-on chaque soir de nous distraire ? De nous émouvoir ? De nous révolter ? De nous séduire ? Pionnier d'un genre nouveau, le commentaire d'images, ce livre, à travers une cinquantaine d'exemples drôles ou pathétiques, nous aide à n'être dupes ni de notre époque ni de nous-mêmes. Daniel Schneidermann rédige chaque jour la chronique de télévision du Monde.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!