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Premières dames
Schneider Robert
PERRIN
19,90 €
Épuisé
EAN :9782262040642
Extrait Huit femmes «La dernière Première dame» : est-ce ainsi que l'histoire nommera cette belle jeune femme, non épousée, non légitimée, mais - ceci explique peut-être cela - dotée d'un sacré caractère, Valérie Trierweiler ? C'était la huitième de cette série inaugurée sous de Gaulle, non par la volonté du Général, mais par les impedimenta de la modernité. Yvonne de Gaulle, née Vendroux, tout habitée par son éducation religieuse et le «service» - chez les militaires, cela n'a rien de péjoratif - de ce dadet volontaire, timide, abstrait et déjà si imposant. «Laissez, Madame, laissez», avait-il coutume de dire lorsque la mère de ses trois enfants se risquait à une réflexion politique. «Les temps changent.» Voilà une vraie phrase gaullienne et nous sommes en 1961. John F. Kennedy est en visite officielle à Paris. À son bras, une ravissante Américaine d'origine normande, que le président des États-Unis présente comme la «First lady», la «Première dame». Dame ! Est-elle l'élue du peuple, la descendante en droite ligne d'une noblesse imaginaire qui aurait régné sur Coca-Cola au temps des Indiens ? Non, elle est la «femme de» et cela suffit. Le Général fut, à ce qu'on dit, touché par sa grâce. Et après ? Jamais, au grand jamais, il ne se serait vu attribuer un tel rôle à celle que les Français appellent - respect ou moquerie ? - «Tante Yvonne». D'autant que «Jack», l'homme le plus puissant du monde, n'a pas fait dans la dentelle : «Je suis le type qui accompagne Jackie Kennedy», dit-il en préambule de son discours au dîner officiel de l'Élysée. Et pourtant ! Mme de Gaulle, dont le rôle traditionnel consiste, entre autres, à lui acheter, deux fois par an - hiver et été -, un costume au rayon grandes tailles du Bon Marché et à l'accompagner à la messe, à être une maîtresse de maison modèle, soumise, mais à la française, c'est-à-dire veillant au grain - cuisine et contrôle de l'emploi du temps, les messieurs sont si imprévisibles... La voilà donc, parce que «les temps changent» et que Mme Coty elle-même s'est fait photographier, une louche à la main, servant la soupe à son mari, devant une bouteille de Dumesnil, la bière de ménage... La voilà donc, Yvonne la secrète, Yvonne la sévère, promue, bombardée Première dame de France. La presse en a décidé ainsi... Plus de cinquante ans ont passé... «Embrasse-moi (non, pas comme ça) sur la bouche !» C'est la première phrase que Valérie Trierweiler ait murmurée au président Hollande à la seconde où les photographes commençaient leur noria autour de lui, place de la Bastille. Première dame ? Elle veut l'être. Elle le demande. Elle l'implore. Elle l'exige. Pour ce socialiste, que l'on croit encore mou, voire bonasse, ce n'est qu'un petit gage qu'il offre à «la femme de sa vie». Il est trop politique pour ne pas savoir que cet adoubement est tout sauf républicain, trop bien élevé pour ignorer que cet oubli de la mère de ses quatre enfants est tout sauf élégant. Mais quoi, après tout, il ne s'engage pas. Cette dame ne sera pas sa femme et le reniement est moins compromettant que le divorce. Cela, c'est ce qu'on peut dire «après». Après que le hasard eut mis sur sa route une ravissante actrice... La cote de popularité de François est au plus bas, le monde est à feu et à sang et lui, déguisé en motard, se fait piéger sur un scooter. Le Général avait raison : les temps changent !
Quinze ans après sa mort, François Mitterrand demeure un mystère. Pour l'élucider, Robert Schneider a choisi d'exhumer ses racines, qui baignent dans la Charente, du côté de Jarnac et de Touvent, et l'a suivi au collège Saint-Paul d'Angoulême et dans son foyer d'étudiants catholiques à Paris. Vient le temps de la guerre et de la captivité, de Vichy et de la Résistance, puis la rencontre avec les femmes aimées. A ce passé foisonnant et contradictoire, à tous les siens, si divers, François Mitterrand, jusqu'à sa mort, est demeuré fidèle. Avec empathie, Robert Schneider livre le roman vrai d'une famille française.
Résumé : Dix histoires d'amour et de pouvoir au coeur des grands événements de l'histoire contemporaine. Aujourd'hui tombées dans l'oubli, les vies de Virginia de Castiglione, Sophie Dosne, Marguerite Baldensperger ou encore Thérèse Pereyra sont pourtant indissociables des destins de Napoléon III, Adolphe Thiers, Georges Clemenceau et Léon Blum. Elles ont été les amies, les conseillères, mais surtout les bien-aimées et les amantes de ces grands hommes. Dans cet ouvrage original, Robert Schneider retrace d'une plume enlevée le destin de dix femmes de l'ombre qui, à une époque où le deuxième sexe ne jouait aucun rôle dans la vie publique, se sont révélées indispensables. Elles ont été de tous les combats de leur amant : pions sur l'échiquier diplomatique, comme la comtesse Marie Walewska, poussée par le gouvernement polonais dans le lit de Napoléon Ier ; amours interdites, telle Jeanne Bibesco, la prieure du carmel d'Alger, qui fit du vieil et austère anticlérical Emile Combes un amoureux transi ; ou encore appuis politiques, à l'image de Berthe Cerny, la " petite sioux " d'Aristide Briand qui transforma ce dernier de la tête aux pieds et l'aida à devenir président du Conseil. De l'épopée napoléonienne à la Seconde Guerre mondiale, Robert Schneider éclaire d'un jour nouveau la vie de dix femmes qui ont été au coeur du pouvoir et ont pris part à l'écriture du roman national.
Résumé : Dix histoires d'amour et de pouvoir au coeur des grands événements de l'histoire contemporaine. Aujourd'hui tombées dans l'oubli, les vies de Virginia de Castiglione, Sophie Dosne, Marguerite Baldensperger ou encore Thérèse Pereyra sont pourtant indissociables des destins de Napoléon III, Adolphe Thiers, Georges Clemenceau et Léon Blum. Elles ont été les amies, les conseillères, mais surtout les bien-aimées et les amantes de ces grands hommes. Dans cet ouvrage original, Robert Schneider retrace d'une plume enlevée le destin de dix femmes de l'ombre qui, à une époque où le deuxième sexe ne jouait aucun rôle dans la vie publique, se sont révélées indispensables. Elles ont été de tous les combats de leur amant : pions sur l'échiquier diplomatique, comme la comtesse Marie Walewska, poussée par le gouvernement polonais dans le lit de Napoléon Ier ; amours interdites, telle Jeanne Bibesco, la prieure du carmel d'Alger, qui fit du vieil et austère anticlérical Emile Combes un amoureux transi ; ou encore appuis politiques, à l'image de Berthe Cerny, la " petite sioux " d'Aristide Briand qui transforma ce dernier de la tête aux pieds et l'aida à devenir président du Conseil. De l'épopée napoléonienne à la Seconde Guerre mondiale, Robert Schneider éclaire d'un jour nouveau la vie de dix femmes qui ont été au coeur du pouvoir et ont pris part à l'écriture du roman national.
D'Yvonne de Gaulle à Brigitte Macron, les portraits intimes des dix Premières Dames de la Ve République, dont la vie romanesque raconte un demi-siècle d'histoire contemporaine.Qu'y a-t-il de commun entre Yvonne de Gaulle, la prude, et Carla Bruni-Sarkozy, la délurée ; Anne-Aymone Giscard d'Estaing, la discrète, fille de la princesse de Faucigny-Lucinge, et Valérie Trierweiler, la twitteuse, fille d'une caissière de la patinoire d'Angers ; Bernadette Chirac, la catholique, née Chodron de Courcel, et Danielle Mitterrand, la laïque, fille d'instituteurs socialistes et francs-maçons ; Claude Pompidou, fidèle pendant trente ans à la mémoire de son mari, et Cécilia Sarkozy, qui a quitté le sien cinq mois seulement après son élection ? Entre Julie Gayet qui a refusé le statut et le rôle de Première dame et Brigitte Macron qui, non contente de le réinvestir, l'a réinventé ?Toutes ont connu un destin exceptionnel auquel elles n'étaient ni prédestinées ni préparées. Comment ont-elles vécu cette existence hors du commun, tenu leur place auprès du monarque républicain ? Quelle a été leur influence ? Pourquoi, à l'exception de Brigitte Macron qui semble s'y épanouir, ont-elles toutes été malheureuses à l'Elysée ?Au terme de plusieurs années d'enquête, Robert Schneider nous fait pénétrer l'intimité de ces dix femmes, loin des clichés sur papier glacé, loin des caricatures dont elles ont été victimes, loin aussi de l'image qu'elles ont tenté de donner d'elles-mêmes. Des portraits savoureux qui retracent un demi-siècle d'histoire contemporaine.Robert Schneider a été chef du service politique de L'Express jusqu'en 1981, directeur adjoint de la rédaction de France Inter jusqu'en 1986, puis rédacteur en chef et chef du service politique du Nouvel Observateur. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Les Mitterrand (Perrin, 2009 ; coll. " Tempus ", 2011) et Premières dames (Perrin, 2014), dont cet ouvrage constitue une édition largement revue et augmentée de deux chapitres inédits.
Résumé : Année trouble pour le président Raymond Poincaré qui ne retient que le doute qui saisit les Français, 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchévique. La guerre, qui n'est plus nationale mais devient idéologique, est en train d'échapper aux Européens et un monde nouveau d'apparaître, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. 1917 est surtout l'année de l'épuisement où chacun cherche une porte de sortie honorable. Le gouvernement Français, autour de Joseph Caillaux, entame des pourparlers avec Berlin ; l'Autriche-Hongrie, en la personne de Charles Ier, approche les Alliés pour chercher une voie transactionnelle ; même le pape Benoît XV y va de son projet de paix. Jean-Yves Le Naour met son talent narratif au service de l'Histoire et raconte cette année de paix impossible. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne pas les grandes figures que la mémoire a statufié. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé. Quand l'histoire se raconte, elle est plus romanesque que la fiction.
La guerre de sécession (1861-1865) fut la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matériellesde toute l'Histoire des Etats-Unis. Ce furent quatre années de batailles sauvages, avec 2 800 000combattants, qui firent quelque 628 000 morts et des centaines de milliers de blessés, sur une population de 35 millions d'habitants. Elle fut aussi l'une des guerres les plus intenses et les plus compliquées de tous les temps, atteignant un degré de brutalité mécanique préfigurant les horreurs de la Première guerre mondiale, cinquante ans plus tard, avec des batailles très brèves et meurtrières, les camps de prisonniers, les premières tranchées... De nouveaux moyens de combat (cuirassé, sous-marin, fusil à répétition, télégraphe, voies ferrées) furent utilisés. Pourtant, nous dit l'auteur « Si la Première guerre mondiale était inutile et cruelle, la guerre de sécession fut tout aussi meurtrière, mais elle ne fut pas inutile »: de là naquit l'Amérique moderne. Avec cette nouvelle histoire à la fois très documentée et très claire, Keegan nous livre aussi une vision passionnante de l'Amérique au milieu du XIXe siècle. Il remet à juste titre en question beaucoup d'idées reçues telles que: Etats du Sud peuplés de propriétaires d'esclaves, vision hollywoodienne de la vie des Sudistes (riches planteurs et non masse de blancs pauvres et sans esclaves), guerre longuement préparée,soldats bien entraînés... Il nous explique aussi l'impact de cette longue guerre sur la situation économique, la psychologie et l'évolution des comportements, en particulier pour les femmes dont le rôle très important modifia le statut et la perception qu'elles avaient d'elles-mêmes, dans le Sud comme dans le Nord.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.
Résumé : Macron et les Gilets jaunes ont ouvert une page nouvelle de l'histoire de France, qui mêle retour des luttes sociales et apathie politique, sursaut révolutionnaire et résignation devant les dégâts de l'euro, regain démocratique et menace autoritaire. Pour la comprendre, Emmanuel Todd examine, scrupuleusement et sans a priori, l'évolution rapide de notre société depuis le début des années 1990 : démographie, inégalités, niveau de vie, structure de classe, performance éducative, place des femmes, immigration, religion, suicide, consommation d'antidépresseurs, etc. Les faits surprendront. Les interprétations que propose l'auteur doivent, quant à elles, beaucoup à Marx, mais à un Marx mis " sous surveillance statistique ". A gauche, comme à droite, elles paraîtront à beaucoup étonnantes, amusantes, contrariantes, ou angoissantes. Cet empirisme sans concession conduit même Emmanuel Todd à réviser radicalement certaines de ses analyses antérieures. A la lecture de ce livre riche, stimulant, provocateur, la vie politique des années 1992-2019 prend tout son sens : une longue comédie politique où s'invitent les classes sociales. Bienvenue donc dans cette France du xxie siècle, paralysée mais vivante, où se côtoient et s'affrontent des dominés qui se croient dominants, des étatistes qui se croient libéraux, des individus égarés qui célèbrent encore l'individu-roi, avant l'inéluctable retour de la lutte des classes. Emmanuel Todd est l'auteur d'une oeuvre originale d'anthropologie historique. Il a notamment publié L'Invention de l'Europe (Seuil, 1990), L'Origine des systèmes familiaux (Gallimard, 2011) et Où en sommes-nous ? (Seuil, 2017). Baptiste Touverey est journaliste au magazine Books, où il réalise des entretiens avec de grands intellectuels et chercheurs de renommée mondiale. On lui doit aussi un roman Constantinople (Robert Laffont/Versilio, 2018).
En quelques décennies, tout a changé. La France, à l'heure des gilets jaunes, n'a plus rien à voir avec cette nation soudée par l'attachement de tous aux valeurs d'une république une et indivisible. Et lorsque l'analyste s'essaie à rendre compte de la dynamique de cette métamorphose, c'est un archipel d'îles s'ignorant les unes les autres qui se dessine sous les yeux fascinés du lecteur.C'est que le socle de la France d'autrefois, sa matrice catho-républicaine, s'est complètement disloqué. Jérôme Fourquet envisage d'abord les conséquences culturelles et morales de cette érosion, et il remarque notamment combien notre relation au corps a changé (le développement de certaines pratiques comme le tatouage et l'incinération en témoigne) ainsi que notre rapport à l'animalité (le veganisme et la vogue des théories antispécistes en donnent la mesure). Mais, plus spectaculaire encore, l'effacement progressif de l'ancienne France sous la pression de la France nouvelle induit un effet d'" archipelisation " de la société tout entière : sécession des élites, autonomisation des catégories populaires, formation d'un réduit catholique, instauration d'une société multiculturelle de fait, dislocation des références culturelles communes.À la lumière de ce bouleversement anthropologique, on comprend mieux la crise que traverse notre système politique : dans ce contexte de fragmentation, l'agrégation des intérêts particuliers au sein de coalition larges est tout simplement devenue impossible. En témoignent, bien sûr, l'élection présidentielle de 2017 et les suites que l'on sait...Cette exploration inédite de la France nouvelle est fondée sur la combinaison originale de différents outils (sondages, analyse des prénoms, géographie électorale, enquête-monographie de terrain), méthode permettant de demeurer au plus près de l'expérience de celles et de ceux qui composent la société française d'aujourd'hui.Avec de nombreuses cartes, tableaux et graphiques originaux réalisés par Sylvain Manternach, géographe et cartographe.Jérôme Fourquet est analyste politique, expert en géographie électorale, directeur du département Opinion à l'IFOP.
Résumé : L'auteur constate que les classes populaires, exclues des bénéfices de la mondialisation, sont reléguées dans la France périphérique, soit les petites villes et les territoires éloignés des métropoles. Celle-ci rassemble des bassins industriels asséchés, des zones d'emploi public ou touristiques et concentre l'essentiel des votes pour le Front national.
4e de couverture : Tenter de soustraire au maximum le facteur humain, trop humain, du système hospitalier, c'est prendre le risque que ce système s'effondre. Il faudra quand même, un jour, se demander si c'est bien. Stéphane Velut. Tout juste soixante ans se sont écoulés depuis la création des Centres hospitaliers universitaires. Ces structures sont le coeur d'un système à la réputation excellente. Mais ce coeur s'est emballé. Le corps soignant s'épuise et les patients s'inquiètent. Les crises se succèdent avec leurs ordonnances de vains remèdes. Le malade que nous sommes, ou que nous serons presque tous un jour, a tout lieu de s'inquiéter. Le mal est profond. Il s'entend dans le nouveau langage qui s'est imposé au sein des pratiques hospitalières. Tel est l'éloquent symptôme qui révèle le dessein de faire de l'hôpital une nouvelle industrie, au mépris de son humaine justification. Un dessein indicible, qui rêve de fondre le soin dans la technicité abstraite et gestionnaire de notre société.