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Ulysse from Bagdad
Schmitt Eric-Emmanuel
LGF
9,60 €
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EAN :9782253134541
Extrait Je m'appelle Saad Saad, ce qui signifie en arabe Espoir Espoir et en anglais Triste Triste ; au fil des semaines, parfois d'une heure à la suivante, voire dans l'explosion d'une seconde, ma vérité glisse de l'arabe à l'anglais ; selon que je me sens optimiste ou misérable, je deviens Saad l'Espoir ou Saad le Triste. A la loterie de la naissance, on tire de bons, de mauvais numéros. Quand on atterrit en Amérique, en Europe, au Japon, on se pose et c'est fini : on naît une fois pour toutes, nul besoin de recommencer. Tandis que lorsqu'on voit le jour en Afrique ou au Moyen-Orient... Souvent je rêve d'avoir été avant d'être, je rêve que j'assiste aux minutes précédant ma conception : alors je corrige, je guide la roue qui brassait les cellules, les molécules, les gènes, je la dévie afin d'en modifier le résultat. Pas pour me rendre différent. Non. Juste éclore ailleurs. Autre ville, pays distinct. Même ventre certes, les entrailles de cette mère que j'adore, mais ventre qui me dépose sur un sol où je peux croître, et pas au fond d'un trou dont je dois, vingt ans plus tard, m'extirper. Je m'appelle Saad Saad, ce qui signifie en arabe Espoir Espoir et en anglais Triste Triste ; j'aurais voulu m'en tenir à ma version arabe, aux promesses fleuries que ce nom dessinait au ciel ; j'aurais souhaité, l'orgueil comme unique sève, pousser, m'élever, expirer à la place où j'étais apparu, tel un arbre, épanoui au milieu des siens puis prodiguant des rejets à son tour, ayant accompli son voyage immobile dans le temps ; j'aurais été ravi de partager l'illusion des gens heureux, croire qu'ils occupent le plus beau site du monde sans qu'aucune excursion ne les ait autorisés à entamer une comparaison ; or cette béatitude m'a été arrachée par la guerre, la dictature, le chaos, des milliers de souffrances, trop de morts. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Lors d'une exposition de masques, Beethoven revient dans la vie d'Eric-Emmanuel Schmitt: surpris, il se rappelle l'avoir aimé passionnément pendant son adolescence. Pourquoi ne l'écoute-t-il plus? Pourquoi n'a-t-il plus eu besoin de sa passion, sa véhémence, sa noblesse? Réfléchissant à partir de sa propre vie, Schmitt médite sur notre époque qui ne croit ni en Dieu ni en l'homme, où l'individu se sent broyé et inutile. Il ausculte notre temps désespéré que l'idéal de grandeur a quittéUn essai brillant et intime, fait d'émotions, de surprises et d'émerveillements où Schmitt élucide ce génie, créateur d'une "'messe pour l'humanité'', un homme infirme, seul, malheureux, accablé par le sort, qui écrit pourtant une oeuvre énergique couronnée par un hymne à la joie. Comment peut-on avoir le sens du tragique et se montrer optimiste? Tel sera le défi pour notre siècle; tel est le message de Beethoven: il nous propose une philosophie et une morale humaniste dont nous avons un urgent besoin."
Sauvage, révolté, Jun promène ses quinze ans dans les rues de Tokyo. Sa rencontre avec un maître du sumo, qui décèle un «gros» en lui malgré son physique efflanqué, l?entraîne dans la pratique du plus mystérieux des arts martiaux. Jun découvre alors le monde insoupçonné de la force, de l?intelligence et de l?acceptation de soi. Mais comment devenir sumo quand on ne peut pas grossir?La lecture sensible d'Eric-Emmanuel Schmitt est une invitation à partager.le charme exotique de ce?roman d?apprentissage? mâtiné d?éthique zen.
Simon fait chaque nuit le même rêve dont une femme énigmatique lui livre la clef : il est la réincarnation de l'oncle de Milarepa, le célèbre ermite tibétain du XIe siècle, qui vouait à son neveu une haine inexpiable. Pour sortir du cycle des renaissances, Simon doit raconter l'histoire des deux hommes, s'identifiant à eux au point de mêler leur identité à la sienne. Mais où commence le rêve, où finit le réel ? Eric-Emmanuel Schmitt, dans cette pièce monologue qui est aussi un conte dans l'esprit du bouddhisme tibétain, poursuit son questionnement philosophique : la réalité existe-t-elle en dehors de la perception qu'on en a ?
« Dans quelques heures, ils viendront me chercher. Ils croiront me surprendre...Je les attends. Ils cherchent un accusé, ils trouveront un complice. Mon Dieu, faites qu'ils ne soient pas modérés ! Rendez-les sots, violents, expéditifs. Épargnez-moi la fatigue de les exciter contre moi ! Qu'ils me tuent! Vite ! Et proprement ! »
Résumé : A la suite d'une enquête sur une tuerie de masse, Kay Scarpetta reçoit un appel des plus troublants. Le corps d'une jeune femme a été découvert sur le campus du Massachusetts Institute of Technology à Boston. La victime, jeune et riche diplômée du MIT, est morte moins de deux semaines avant son procès contre la très confidentielle société fiduciaire Double S. Son corps est positionné de manière particulière et recouvert d'un résidu fluorescent de couleur rouge sang, vert émeraude et bleu saphir. Ces deux indices semblent lier l'affaire à une série d'homicides sur lesquels travaille Benton, agent du FBI et mari de Kay. Le docteur Scarpetta est entraînée dans un univers sordide de corruption et de meurtres. Avec, comme seul fil conducteur pour traquer le meurtrier, quelques traînées de poudre.
Cyrulnik Boris ; Bustany Pierre ; Oughourlian Jean
Résumé : On savait que le cerveau était l'entité la plus complexe de l'univers connu. Mais de récentes découvertes montrent que ses capacités sont bien plus étonnantes qu'on ne le croyait : non seulement le cerveau est élastique (âgé ou handicapé, il peut se reconstruire, apprendre, inventer) mais aussi social (il n'existe qu'en résonance avec d'autres). La combinaison de ces facultés laisse supposer que l'homme peut d'agir sur l'évolution de son cerveau. Patrice Van Eersel, rédacteur en chef du magazine Clés, présente ces recherches fascinantes sous la forme d'entretiens avec cinq médecins-chercheurs réputés (ethnologue, psychiatres, neurologue) : plasticité neuronale, nouvelles techniques d'imagerie cérébrale, mise en pratique des avancées des neurocognitivistes sur les moines en méditation, apport de la médecine orientale.
Bernanos avait été chargé de composer les dialogues d'un scénario cinématographique, lui-même tiré de la célèbre nouvelle de Gertrud von Le Fort, La Dernière à l'échafaud, ayant pour thème la marche au martyre de seize carmélites de Compiègne qui furent guillotinées en place de Grève le 17 juillet 1794. Mais l'oeuvre de Bernanos est profondément différente du récit allemand. Ne serait-ce que parce que Bernanos se trouvait lui-même à la veille de sa propre mort.
Résumé : En Epire, au lendemain de la défaite de Troie, Andromaque est prisonnière à la cour de Pyrrhus. Mais, alors que celui-ci doit épouser la grecque Hermione, il s'enflamme pour sa captive et lui offre son royaume. Andromaque, toujours éprise de son époux Hector tué dans le conflit, rejette cet amour. Pyrrhus menace alors d'exécuter Astyanax, le fils d'Andromaque et d'Hector. Pour assouvir sa passion, il est prêt à tout, même à une guerre contre ses alliés grecs. Quant à Hermione, elle rêve de vengeance, tandis qu'Oreste, son prétendant malheureux, attend son heure. Dans une atmosphère lourde, les passions se déchaînent. A la fois bourreaux et victimes, les personnages tentent d'échapper à l'engrenage fatal. Dans une langue épurée, aux sonorités enchanteresses, ils nous donnent le spectacle terrible et émouvant de ce que nous nous sentons être confusément : des hommes capables du meilleur mais parfois emportés par le pire. Le texte intégral annoté. Cinq questionnaires d'analyse de l'oeuvre. Une présentation de Racine et de son époque. Le genre de l'oeuvre et sa place dans l'histoire littéraire. Une rubrique " Portfolio " pour la lecture d'images. Un dossier Spécial bac sur le thème " Aliénation amoureuse ".
Flaubert Gustave ; Robinot-Bichet Marie-Hélène ; S
Résumé : Félicité, orpheline, fille de ferme trahie par son amoureux, a derrière elle un passé de misères et de douleurs lorsque Mme Aubain l'engage comme servante. Le bonheur est au rendez-vous de cette rencontre, mais bientôt Félicité doit affronter de nouvelles épreuves. Seul soutien dans ses malheurs, Loulou, son perroquet...
J'avais pensé, logiquement, dédier ces pages à la mémoire de mes parents, de mon père, surtout, l'auteur de la plupart des photos, qui sont la base et la raison d'être de ce livre. Curieusement, je n'en ai pas envie. Leur dédier ce livre me semble une coquetterie inutile et fausse. Je n'ai jamais déposé une fleur sur la tombe, ni même remis les pieds dans le cimetière où ils sont enterrés. Sans doute parce que obscurément je leur en veux d'avoir disparu si jeunes, si beaux, sans l'excuse de la maladie, sans même l'avoir voulu, quasiment par inadvertance. C'est impardonnable.