Présentation de l'éditeur A l'occasion du 25e anniversaire de son inauguration au musée Jenisch Vevey, le Cabinet cantonal des estampes met à l'honneur Albrecht Durer (1471-1528), l'une des figures majeures de l'histoire de la gravure. À travers une grande exposition accompagnée d'un ouvrage richement illustré, le lecteur découvre l'intégralité des gravures de Durer conservées à Vevey, complétées par de prestigieux prêts extérieurs tant privés que publics. Ce livre offrira un parcours dans l'oeuvre gravé de Durer à partir des influences allemande et italienne, et atteindra son apogée dans la présentation des trois suites publiées en 1511 à Nuremberg : La Vie de la Vierge et les deux Passion sur bois. Cet ouvrage aborde également les différents rapports de l'artiste allemand à la Suisse : de la question biographique à travers les hypothèses de ses séjours en terre helvétique à l'histoire de la constitution de quelques collections d'arts graphiques, en passant par l'étude de sa réception au fil des siècles.
Schmitlin Elisabeth ; Bensimon Stephen ; Jakob Pie
Un conjoint, une compagne, des enfants, un frère, une mère, c'est souvent le dernier, le seul, le meilleur lien d'un détenu avec la société... et avec lui-même. Idéalement, seul le détenu devrait subir les effets de la sanction qui lui est infligée. Or, il s'avère que la condamnation rejaillit sur sa famille et ses proches avec des conséquences multiformes dont ils souffriront parfois davantage que la personne incarcérée elle-même. Les notions essentielles de parloir et de parentalité réapparaissent régulièrement et constituent le noyau central des inquiétudes à l'intérieur des murs comme à l'extérieur. De part et d'autre, la médiation familiale prend en compte l'absence réciproque et son avenir, en vue de la sortie. L'enjeu est d'éviter que la personne détenue ne se déconnecte de ce lien social éminent qu'est le lien familial, base de sa réinsertion. Ce sujet est une question de santé publique. La médiation familiale et la prison apparaissent comme deux espaces antagonistes que l'on peut rendre utilement et humainement compatibles. Elle est cette clé invisible qui fait médiation entre détention et liberté. Ce livre s'adresse tout aussi bien : – aux médiateurs (en poste ou en formation) ; – qu'aux personnes concernées par le thème, exerçant en intra comme en extra-muros : travailleurs sociaux, professionnels du secteur judiciaire et carcéral, visiteurs de prisons, aumôniers des diverses confessions ; – ainsi qu'à tous les intervenants extérieurs de la prison : médecins (généralistes, spécialistes dont surtout les addictologues), infirmiers, psychologues, professeurs de l'Education nationale et intervenants au niveau des activités socioculturelles.
Guillaume Dégé, né en 1967, fait sans conteste partie de la constellation des artistes graphiques qui participent d'une tendance spécifique du dessin contemporain. Du domaine de l'illustration, il a conservé le principe d'économie de la page et du dessin. La clarté de la pensée et la propreté du geste ressortent immédiatement sur le papier. Il n'y a cependant plus de texte. "En tant qu'artiste, je ne sais pas raconter les histoires et je ne crois pas au storytelling. Je crois à la manière. " Aucune page à tourner non plus. Le dessin de Dégé peut enfin être seul, en majesté sur son support. Inventions fantasmées à partir d'images prélevées dans le réel, ses dessins forment des sortes d'extensions oniriques à des images issues de la culture populaire. L'artiste dispose d'une vaste bibliothèque d'images qui nourrit sa pratique du dessin et s'invite sur le papier par le biais du collage. La gravure ancienne s'unit au crayon de couleur pour former des cadavres exquis surréalisants : cheval au corps de fleur, religieux fécondés par l'aquarelle, oiseaux affublés de nez ou de sexe. Ses oeuvres sont des vandalismes proférés au nom de l'imaginaire par une couleur tendre, capables de changer les rochers en vagues ou en flammes. Illustrateur avant d'être artiste, Guillaume Dégé a été un collaborateur régulier du journal Le Monde dans les années 1990-2000. Enseignant à la HEAR de Strasbourg durant de nombreuses années, nommé en 2019 à l'Ecole des arts décoratifs de Paris, il est également le co-fondateur, avec Daniel Vincent, de la maison d'édition Les 4 mers. Alors que Guillaume Dégé a publié de nombreux albums et livres d'artistes - près de trente ! - au Seuil ou chez Gallimard entre autres, il n'a jamais bénéficié d'une monographie solide et sérieuse. Trilingue français, anglais et chinois, et accompagnée des contributions d'historiens de l'art reconnus, cette publication entend combler cette lacune et brosser un large panorama de la pratique artistique de Guillaume Dégé.
Ascari Giancarlo ; Valentinis Pia ; Guenette Magal
Résumé : Un premier livre parfait pour découvrir Monet, la vie de cet artiste et son travail au travers du célèbre jardin qui fut sa source d'inspiration. Il voit Monet arriver dans son jardin, puis évoque les estampes japonaises qui l'inspirèrent ainsi que les personnages importants de l'époque qui furent ses amis. Les enfants y découvriront que Monet peignait de grands tableaux en plein air, sur le motif, quel que soit le temps au dehors. Ils en apprendront également plus sur les jardiniers de Giverny, contraints de laisser leur jardin pour partir à la guerre.
Pionnier de la photographie japonaise et éminent éditeur de photographie durant l?ère Meiji, Ogawa Kazumasa (1860-1929) a publié à l?intention du marché occidental un grand nombre de livres illustrés présentant des vues du Japon traditionnel. L?ouvrage qui paraît en 1896 sous le titre Some Japanese Flowers, dont il existe un exemplaire original dans les collections du J. Paul Getty Museum, présente de délicates images de fleurs indigènes japonaises, notamment des lotus, plusieurs variétés de chrysanthèmes et de lys, et des volubilis, prises par Ogawa lui-même et tirées selon un procédé appelé phototypie, les épreuves ayant ensuite été coloriées à la main. La présente publication reproduit les trente-huit planches de l?édition originale.
Il est évidemment provocateur et quelque peu prétentieux d'intituler un ouvrage Un milliard d'Indiens. Personne ne peut vraiment envisager de restituer toute la diversité d'un pays d'une telle dimension. Il y manque beaucoup de choses : des provinces entières, différentes identités religieuses, ethniques ou sociales. Cependant, les raisons d'un tel choix ne sont pas anodines. La première est que si l'on veut comprendre ce pays, ce " milliard d'Indiens " est l'une des clés-fondamentales. Il détermine son aspect physique, son architecture, sa logistique, ses transports publics et, par conséquent, façonne l'impression que l'on en retire en l'observant. Au c?ur des convictions politiques et religieuses, il occupe le devant de la scène à cause de l'expansion rapide des centres urbains. La seconde raison est liée au style photographique de Paolo Pellizzari : sa vision panoramique, sa volonté de montrer un milliard de détails, un milliard de sentiments. Ce livre rassemble principalement des scènes de la vie quotidienne, aux quatre coins de l'Inde. On ne nous donne à voir ici ni le pire, ni le meilleur, mais plutôt quelque chose qui se situerait entre ces deux extrêmes. Il ne s'agit pas, non plus, d'un récit de voyage ou d'un journal intime. En revanche, l'ouvrage restitue une centaine de détails de l'Inde d'aujourd'hui saisis dans différentes régions, sur une période de quatre ans, à partir de 1999. Le format panoramique des photographies crée la sensation d'être projeté sur la scène d'un théâtre lyrique démesuré. Chacune des personnes, chacun des détails suscite chez le spectateur des sentiments tour à tour vagues et ardents, comparables à ceux que ressent le photographe devant ses sujets. Inévitablement, on pense à ces quelques mots de Michel Tournier : " La réalité dépasse infiniment les ressources de mon imagination et ne cesse de me combler d'étonnement et d'admiration ". L'Inde de Pellizzari n'est pas une représentation idyllique ou édulcorée du sub-continent indien. C'est plutôt l'Inde de tous les jours, celle de ses rues, de ses magasins, ou des places de l'un des plus grands pays du monde, et le second de par sa population.