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Le liseur
Schlink Bernhard
FOLIO
9,20 €
Épuisé
EAN :9782070404582
A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de ses études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais. Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont-il dit: "Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j'aurais moins bien su camoufler que les autres?"
Revoilà Selb, vieux privé fatigué qui trimballe comme un boulet son passé de procureur sous le régime nazi. Cette fois, c'est pour une jeune fille apparemment innocente et traquée par un inconnu que le c?ur usé de Selb va battre; jusqu'à refaire un tour en prison. Mais Selb en sait assez sur l'innocence et son contraire pour retrouver la vérité dans un monde où le mensonge est devenu une valeur marchande.
Welker&Weller est un respectable établissement financier allemand. Bertram Welker, le descendant et propriétaire actuel, décide un jour d'engager Selb, ce détective atypique que nous suivons depuis Un hiver à Mannheim (SN n°2582), pour qu'il réalise une enquête historique : retrouver la trace et l'histoire d'un actionnaire silencieux qui a, des décennies plus tôt, sauvé la banque de la faillite. Pourquoi faire appel à lui pour ce travail de généalogiste ? A peine débute-t-il ses recherches que Selb fait la connaissance de Schuler l'archiviste de la banque qui semble vexé d'avoir été tenu à l'écart par Welker. Quelques jours plus tard Schuler se rend au bureau de Selb, l'air affolé et lui remet une mallette pleine d'argent. Schuler s'enfuit en voiture et perd tragiquement le contrôle de son véhicule sous ses yeux. Si Selb veut confondre l'assassin de Schuler et découvrir l'identité de ce donateur fantôme, il devra remonter le temps jusqu'à ces années sombres de l'histoire allemande. Le mystère qui entoure la banque Welker&Weller est aussi épais que le brouillard qui flotte sur Mannheim... Quatrième Série Noire de Bernhard Schlink, La mort de Selb remet en selle le héros détective Gerhard Selb pour notre plus grand plaisir. L'intrigue, menée de mains de maître, laisse le lecteur haletant : plusieurs pistes s'emboîtent les unes aux autres jusqu'aux dernières pages du roman et nous font merveilleusement bien ressentir cette machination dont Selb est lui-même victime. Une recherche complexe aux ramifications lointaines, des rebondissements renversants, tous les ingrédient sont réunis pour ravir les amateurs d'enquête et les dénicheurs de vérité. La force de Schlink est de ne pas s'en tenir à une simple enquête, aussi magistrale soit-elle. La mort de Selb permet à l'auteur de s'interroger sur les rapports est-ouest en Allemagne, sur les effets de la corruption économique mais aussi la fascination de son peuple face à l'autorité politique. On retrouve ce ton, présent dans les autres romans noirs de Schlink, mélange de cynisme, de rage de comprendre et d'infinie lassitude face aux réalités pesantes de ce monde. D'ailleurs à la fin de l'enquête, tous les coupables ne sont pas punis. Mais comment pourraient-ils l'être ? Les livres passants, Gerhard Selb est devenu un vrai héros récurent, reconnaissable et attachant. Nous sommes également face à une galerie de personnages pittoresque, de rôles secondaires qui s'intègrent parfaitement à l'action et lui donnent une véritable densité : sa copine Brigit et son ado Manu, le commissaire Nägelsbach à présent à la retraire mais toujours bien utile, Philip le médecin...les personnages désormais classiques des romans de Schlink. La seule chose qui tranche sur les autres romans est le ton désabusé adopté par l'auteur : Selb est fatigué, à 66 ans son coeur fait des caprices. Il fait un infarctus au début du roman et un deuxième, plus sérieux, à la fin. A plusieurs reprises, Selb se laisse aller à dire que cette enquête sera la dernière. Espérons que non... Né en 1944 en Allemagne, Bernhard Schlink est juriste. Ses romans, Le Liseur et Amours en fuite, publiés dans la collection Du Monde Entier (Editions Gallimard), ont connu un succès mondial. La mort de Selb est son quatrième roman à paraître dans la Série Noire.
A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de ses études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais. Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : "Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération (...) que j'aurais moins bien su camoufler que les autres ?"
Comment les amours naissent et finissent, quels détours elles empruntent pour s'abuser et se désabuser, se tromper et se détromper, voilà ce qu'éprouvent les sept protagonistes masculins de ces récits, souvent face à des femmes plus lucides et plus courageuses.
Il s'agit de la principale somme romanesque de George Sand, ?uvre de sa maturité (1842), dont elle renferme les secrets. L'héroïne est une cantatrice. La première partie se déroule à Venise, c'est une nouvelle musicale avec une intrigue amoureuse ; la deuxième est un roman historique et fantastique, situé à Riesenburg ; la troisième, récit de voyage, d'aventures, musical et historique, se tourne vers Vienne, où se passe la quatrième, ainsi qu'à Prague, qui mélange tous les éléments précédents. L'action se déroule entre 1742 et 1755. Consuelo est d'abord un roman d'aventures passionnant. Mais la trame soutient les idées historiques, sociales, politiques, esthétiques, musicales. La protagoniste est une fille du peuple, comme l'auteur par sa mère. Elle vivra entourée d'hommes, jusqu'à son mariage avec le comte de Rudolstadt.
Quelle est la forme de l'Univers? Est-il courbe, refermé sur lui-même? Est-il en expansion? Vers quoi tend-il? L'espace serait-il "chiffonné" au point de créer des images fantômes des lointaines galaxies? Spécialiste des trous noirs et du big-bang, Jean-Pierre Luminet nous fait voyager dans de surprenants couloirs de l'espace-temps où topologies de l'Univers, explorations de l'infini et mirages cosmiques conjuguent leurs mystérieux attraits pour dérouter nos sens. La construction de l'ouvrage épouse la forme de son sujet une lecture à multiples entrées, des pistes à explorer pour s'y perdre, bifurquer à nouveau ou revenir en arrière, au gré du plaisir ou de la curiosité de chacun. Anecdotes cocasses et révélations historiques étonnantes agrémentent ce parcours à la recherche des secrets de la beauté sidérale.
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).