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Formes et contenu. Une introduction à la pensée philosophique
Schlick Moritz ; Chapuis-Schmitz Delphine ; Rosat
AGONE
16,30 €
Épuisé
EAN :9782748900156
Le but de la connaissance est de nous orienter parmi les objets et de prédire leur comportement. On y parvient en découvrant leur ordre et en assignant à chacun d'eux sa place au sein de la structure du monde. S'identifier à une chose ne nous aide pas à trouver son ordre. Lorsque je regarde le ciel bleu et me perds entièrement dans sa contemplation, sans penser à rien, j'éprouve le bleu qui remplit complètement mon esprit: ils ne font plus qu'un. La conception métaphysique de la connaissance a toujours été la conception mystique de l'intuition, du contact direct et intime. Mais éprouver, c'est vivre; ce n'est pas connaître. Tous les métaphysiciens ont tenté de nous dire ce qu'est le contenu du monde: ils ont cherché à exprimer l'inexprimable. C'est pourquoi ils ont échoué. Connaître, c'est reconnaître: je dois reconnaître cette couleur comme la couleur particulière que l'on m'a appris à nommer "bleu", ce qui implique un acte de comparaison ou d'association. La phrase "Ceci est bleu" exprime une connaissance véritable. Connaître, c'est exprimer. Il n'y a aucune connaissance inexprimable Biographie de l'auteur Moritz Schlick (1882-1936) fut le chef de file du cercle de Vienne qui, entre les deux guerres, défendit les Lumières et la conception scientifique du monde contre l'irrationalisme et la métaphysique. L'oeuvre de ce philosophe, qui fut proche de Wittgenstein, est aussi importante que pratiquement inconnue en France. Forme et contenu est un cycle de trois conférences prononcées en 1932. Dans une langue simple et sans présupposer aucune connaissance philosophique, Schlick introduit son lecteur aux questions les plus fondamentales concernant le langage et la connaissance. La clarté et le tranchant de ses analyses conceptuelles font de ce livre une introduction des plus efficaces à l'exercice honnête et rigoureux de la philosophie
Comment fonctionnent les runes ?Comment est fabriquée une baguette magique ?Comment pousse une mandragore ?Parcours l'univers de la magie, des sorcières, des plantes et réalise des recettes stupéfiantes avec humour et poésie !De A à Z, du dragon aux cartes de tarot en passant par les potions, laisse-toi guider par les magiciennes en herbe de ce livre et découvre tout ce qui se cache dans leur besace !La magie n'aura plus de secrets pour toi !
La vie sur Terre est dure, car nous ne savons pas y vivre... Si elle était faite de plus d'Amour, nous réussirions à Vivre beaucoup plus dignement. Sans vouloir remettre en question les travaux développés par des maîtres et des mouvements spirituels, l'auteur use, loin de toute prétention, de références pour donner au lecteur des outils afin qu'il trouve le chemin. Pour lui, d'une manière ou d'une autre, seule La Vérité Triomphera.
Thomas Frank écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique des articles d'analyse sociale et politique de la situation américaine. Déjà paru en français: Le Marché de droit divin (Agone, 2003).
« En août 1988, à la suite d'un concours de circonstances, je me suis inscrit dans un club de boxe d'un quartier du ghetto noir de Chicago. Je n'avais jamais pratiqué ce sport, ni même envisagé de le faire. Hormis les images stéréotypées que chacun peut s'en former à travers les médias, le cinéma ou la littérature, je n'avais eu aucun contact avec le monde pugilistique. Je me trouvais donc dans la situation du parfait novice. Trois ans durant, j'ai participé aux entraînements aux côtés des boxeurs du cru, amateurs et professionnels, à raison de trois à six séances par semaine. À ma propre surprise, je me suis pris au jeu, au point de passer mes après-midi au gym avant de passer entre les cordes disputer un combat officiel. Les notes consignées au jour le jour dans mon carnet de terrain (initialement pour m'aider à surmonter un profond sentiment de maladresse et de gêne physique, sans nul doute redoublé par le fait d'être le seul Blanc de la salle), ainsi que les observations, photos et enregistrements réalisés lors des tournois et "réunions" où se produisaient des membres de mon club ont fourni la matière des textes qu'on va lire. »
Résumé : Les machines ressemblent à d'étranges créatures qui aspirent les matières premières, les digèrent et les recrachent sous forme de produit fini. Le processus de production automatisé simplifie les tâches des ouvriers qui n'assurent plus aucune fonction importante dans la production. Ils sont plutôt au service des machines. Nous avons perdu la valeur que nous devrions avoir en tant qu'êtres humains, et nous sommes devenus une prolongation des machines, leur appendice, leur serviteur. J'ai souvent pensé que la machine était mon seigneur et maître et que je devais lui peigner les cheveux, tel un esclave. Il fallait que je passe le peigne ni trop vite ni trop lentement. Je devais peigner soigneusement et méthodiquement, afin de ne casser aucun cheveu, et le peigne ne devait pas tomber. Si je ne faisais pas bien, j'étais élagué. Foxconn est le plus grand fabricant du monde dans le domaine de l'électronique. Ses villes-usines, qui font travailler plus d'un million de Chinois, produisent iPhone, Kindle et autres PlayStation pour Apple, Sony, Google, Microsoft, Amazon, etc. En 2010, elles ont été le théâtre d'une série de suicides d'ouvriers qui ont rendu publiques des conditions d'exploitation fondées sur une organisation militarisée de la production, une taylorisation extrême, l'absence totale de protection sociale et une surveillance despotique jusque dans les dortoirs où vivent les ouvriers. Ce livre propose quelques éléments d'analyse du système Foxconn à partir du portrait que fait la sociologue Jenny Chan d'une ouvrière qui a survécu à sa tentative de suicide en 2010. Complété par le témoignage de Yang, un étudiant et ouvrier de fabrication à Chongqing, il retrace également le parcours de Xu Lizhi, jeune travailleur migrant chinois à Shenzen, qui s'est suicidé en 2014 après avoir laissé des poèmes sur le travail à la chaîne, dans "L'atelier, là où ma jeunesse est restée en plan".
Stephen Mumford montre que la popularité universelle du football n'a rien d'accidentel et ne s'explique pas uniquement par des facteurs sociaux ou quelque contingence historique : sa popularité tient à la nature même de ce jeu. En répondant avec une rare clarté aux questions que les discussions passionnées sur le football n'ont de cesse de soulever, Football. La philosophie derrière le jeu permet de mieux comprendre le "beau jeu" : quelle place y occupe la chance ? Quelle est la relation des individualités d'une équipe à ce tout dont elles font partie ? Quel est la fonction de l'entraîneur et des schémas tactiques ? En quoi le football a-t-il particulièrement à voir avec l'espace ? En quoi consiste la beauté de ce sport ? Quelle est sa relation avec la victoire et la compétition ?