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Dictionnaire amoureux du bonheur. Edition revue et corrigée
Schifres Alain ; Bouldouyre Alain
PLON
24,50 €
Épuisé
EAN :9782259214872
J'ai publié naguère un Dictionnaire amoureux des menus plaisirs. Les gens étaient perplexes. Voilà ce que déteste un auteur: le client embarrassé. Je ne parle pas d'un éditeur."Ce qu'il faut, m'a dit le mien, c'est parler aux gens. Les menus plaisirs, c'est bien joli, ça chatoie, mais il y en a tant et tant, cela se décline à l'infini; au bout du compte, cela ne veut rien dire". Ainsi, si le premier titre pouvait prêter à confusion avec certains divertissements à la cour de Versailles, le nouvel intitulé ne concerne que des bonheurs simples comme 1'oeuf mayonnaise, la vibration de la lumière un matin d'été, le voyage en train, les coquillettes ou bien encore la nuque des femmes. Le bonheur, personne ne sait ce que c'est mais tout le monde l'éprouve de temps en temps. Au lieu d'empiler mes menus plaisirs comme des cubes, j'ai voulu partager mon bonheur comme un gâteau", Alain Schifres.
Comment pallier les insuffisances de l'Etat ? Quelles voies choisir pour les surmonter ? Quel projet présenter aux agents publics pour qu'ils adhèrent à l'ambition d'une administration plus soucieuse du citoyen, plus efficace, plus transparente ? Comment mieux tirer parti des initiatives qui réussissent ? A la lumière de sa longue expérience et des combats qu'il a menés, Raymond-François Le Bris livre son regard sur cet Etat qui, malgré les critiques, doit rester le garant de notre unité, de notre sécurité, de notre cohésion, de nos valeurs partagées. La réforme de l'Etat est nécessaire. Elle est attendue. Elle est possible !
Résumé : C'est pour se libérer de la sottise qu'il voyait partout que Flaubert entreprit son fameux Dictionnaire des idées reçues. Pouvait-il rester autrement qu'inachevé ? La bêtise est une énergie renouvelable et, un plaisir sans fin, la paresse du langage, le confort du poncif, le moelleux du convenu. Plus d'un siècle a passé. Telle idée toute faite s'est défaite et dix l'ont remplacée. Lieux communs, tics et préjugés ont fermenté comme des hydrocarbures. Le sol est riche, il suffit de creuser. Utilité du Nouveau Dictionnaire : à propos de n'importe quoi, il vous met sous la main une idée prête. En un temps où chacun de nous, surinformé - ou croyant l'être - et sondable à merci, est tenu d'avoir sur toute chose un avis, cet ouvrage pratique vous autorise à soutenir la conversation sans élever le débat. En quoi, il participe des arts de la table. Tant il est vrai qu'à travailler les esprits s'échauffent et ce sont alors les plats qui refroidissent. La pensée Moulinex libère le gourmet. Aussi, bon appétit.
Quand la langue en usage général n'est plus que du globish, en l?occurrence du global english, et qu'il n'y a plus ni invention, ni goût ni jugement, il n'y a tout simplement plus de langue." (Barbara Cassin) Essai sur le "bas franglais", My tailor is rich but my français is poor est écrit avec verve, culture et humour. Extrait: Le jour où j?ai lu dans Elle que la rue des Rosiers est "en retour de hype", je me suis demandé ce qu?aurait dit mon grand-père. La quoi, mon garçon? Dans le coup, si tu veux. Oy, aurait dit mon grand-père ? semblant douter que la rue des Rosiers eût jamais été dans le coup. Moi de lui expliquer ce qu?est la hype: la fine pointe de la mode, celle-ci ayant elle-même laissé le pas à la fashion, ce mot froissé, et ses fashionistas qui, courant les spots, hantent les flagships et les concept stores (et donc s?en revont shoper dans la rue des Rosiers) avant, tout le foutu fash?pack, de se ruer à la fashion week et pousser des waows à la vue du front row où sourit, énigmatique et frangée, la lèvre repulpée, l?éternelle "toute puissante directrice de Vogue", et, voletant autour, côté red carpet ou backstage, toute la faune des catwalks, la nuée des it girls, des trendsetters et des gay friendly, les beautistas overstated du glam et celles, casual, du street style, tout cela likant, tweetant et bourdonnant du fashion buzz, lequel annonce, écoute ça Pépère, à l?heure que j?écris: le comeback de la sock. La chaussette. Son retour. Oy, aurait répété mon pépé (c?était un peu chez lui comme le Ugh chez les Indiens des Plaines). Venu avant 14 d?on ne sait quelle Carpathe, il se serait vu repartir de zéro: Mais quelle langue parles-tu, mon garçon?
Résumé : Lors d'une conférence à la Sorbonne, le 9 avril 2005, ayant pour thème "Qu'est ce que la philosophie ?", Luc Ferry définit celle-ci comme une sotériologie, c'est-à-dire une "doctrine du salut". Il entend par doctrine du salut l'ensemble des réponses proposées aux grandes questions existentielles : quel est le sens de la vie puisque nous sommes mortels ? Comment, "sauver sa peau", non en évitant la mort puisqu'elle est inéluctable, mais en vivant, pour le temps qui nous est donné, de manière satisfaisante ? Et dans ce cas, quelle est cette manière satisfaisante et comment la trouver ? La philosophie est en cela concurrente, voire adversaire des grandes religions, puisqu'elle nous invite à trouver par nous-mêmes la réponse à cette question existentielle au lieu d'accepter l'enseignement d'autorité des religions. Selon Luc Ferry, une philosophie commence à être pleine et entière lorsqu'elle s'éloigne de Dieu. Plus une philosophie est athée, plus elle correspond à la définition de la philosophie. Mais dans ce cas amputée volontairement d'une direction de pensée. La philosophie n'est donc pas seulement une réflexion critique, car la démarche scientifique par exemple requiert aussi ce type de réflexion, la philosophie n'est pas non plus seulement une rhétorique séduisante, mais bien une recherche de la sagesse.
Si je suis amoureux de Paris ? Et comment ! Amoureux partial, amoureux nostalgique, amoureux terroriste. Mais amoureux sincère, amoureux gourmand, amoureux frénétique. Choisir c'est renoncer : j'ai donc tranché dans le vif, au gré de mes passions, de ma curiosité et de mes souvenirs. C'est pourquoi ce dictionnaire n'est ni un guide touristique, ni un précis d'histoire parisienne, ni un recueil de bonnes adresses. D'Accordéon à Zucca, des Catacombes à André Hardellet, de la Bièvre au Palais-Royal, il est l'herbier subjectif d'une ville qui n'appartient qu'à moi et que je ne troquerais pour rien au monde. Bienvenue dans mon Paris" !
Présentation de l'éditeur Conflits, affrontements polémiques... Notre quotidien se noie sous les informations de ce qui nous divise, sous les constats de nos désunions. Au point de faire parfois oublier l'autre versant, tout aussi immense, celui de nos attachements, de nos retrouvailles, de nos solidarités. De quelle nature est donc ce lien humain, qui se tient à l'arrière-plan des déchirures ? Est-il inné ? Pluriel ? Spontané ? Sans cesse à construire ? Pour répondre à ces questions, Roger-Pol Droit explore ces " nous " auxquels nous participons et qui nous constituent : le " nous " de la famille, celui des amis et des amants, de ceux qui parlent une même langue, le " nous " des citoyens, le " nous " de l'humanité – sans oublier le " nous " des vivants, toutes espèces rassemblées. Dis-moi de quel " nous " tu parles, je te dirai ce qui le tisse et nous relie aux autres – telle est la maxime de cet essai incisif, qui éclaire cette question urgente d'une lumière inattendue.
Bordeaux vu par l'artisan de son renouveau. "Je ne suis pas né à Bordeaux. Ma ville natale est Mont-de Marsan, le chef-lieu du département des Landes, à 120 km environ au sud de Bordeaux. J'y ai vécu toute mon enfance et mon adolescence. Et Bordeaux dans tout cela ? Mes grands-parents paternels habitaient Bordeaux. Nous leur rendions visite, mes parents, ma soeur et moi, de loin en loin. J'en garde peu de souvenirs. A chaque rentrée scolaire, ma mère nous traînait, ma soeur et moi, chez Mod, la boutique "chic" de la place de la Comédie où elle nous habillait pour l'hiver. Elle n'aimait pas vraiment Bordeaux. Nous nous sommes installés à Bordeaux, Isabelle et moi, en 1994. Nous trouvâmes la maison de nos rêves, dans un vieil immeuble de l'impasse des Tanneries. Nous y fûmes heureux. J'ai sottement vendu cette maison en 2004, sur un coup de tête. J'étais sous le choc de ma condamnation et j'avais besoin de rupture. Nous voici aujourd'hui en plein coeur de ville, entre deux sites stratégiques : la librairie Mollat et le Palais Rohan. Quel bonheur d'aller à pied, chaque matin, à mon bureau de l'Hôtel de Ville. Je repense à la ville telle qu'elle était il y a plus de deux décennies. Elle était certes déjà belle mais elle s'était assoupie. "La belle endormie", disait-on. Les touristes qui la traversaient sur le chemin du sud lumineux la trouvaient noire et ne s'y arrêtaient pas. Elle était noire en effet. Elle y mettait une sorte de coquetterie. Quand j'ai lancé ma première campagne de ravalement, je me souviens qu'un écrivain bordelais s'est affligé, dans la presse, de voir s'effacer la ville de suie... et sa poésie très particulière. Bien vite les Bordelais se sont aperçus que ravaler, c'était aussi restaurer des bâtisses qui en avaient souvent besoin ; que c'était surtout révéler les détails d'une architecture dissimulés sous la crasse. La contagion a vite joué et les Bordelais ont redécouvert leur ville. En présentant mon premier projet urbain, j'avais deux idées directrices : d'abord doter l'agglomération d'un transport collectif moderne et puissant pour prévenir la congestion naissante des déplacements ; et reconquérir ou conquérir les deux rives de la Garonne pour ouvrir résolument Bordeaux sur son fleuve. La rive gauche avait été désertée par le port qui n'y avait laissé que des hangars en ruine. Quant à la rive droite, c'était encore, pour les Bordelais "classiques", un espace quasiment inconnu, un autre monde qu'on ne fréquentait pas. "Obscur tabou ? Loi non écrite ?" se demande J.M. Planes dans son opuscule sur les Quinconces. Les temps ont changé. Le tramway est devenu une sorte de cordon ombilical entre la rive gauche et la rive droite qui n'est plus "le rognon racorni" dans le méandre du fleuve dont parlait J.M. Planes dans un autre texte. Le pont de pierre désormais réservé aux transports en commun et aux déplacements doux accueille jusqu'à 10 000 cyclistes par jour et une nuée de piétons. L'aménagement des quais est plébiscité. Il a transformé un no man's land en lieu de vie quotidiennement fréquenté tant par les habitants de la ville et de la métropole que par les touristes. Quel bonheur pour moi d'y rencontrer des citoyens heureux, et fiers de leur ville !".