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E.M. ou la divine barbare. roman confidentiel non finito
Schifano Jean-Noël
GALLIMARD
16,90 €
Épuisé
EAN :9782070141098
Rome, novembre 1984-novembre 1985. Peut-on tout se dire, dans la tendresse amoureuse qui, quelques jours durant, laisse à découvert les secrets les mieux gardés de deux vies, en miroir l?une de l?autre ? Tomber les masques, au vrai plus que Rousseau, plus que Lamiel, plus que Leiris, même ? Le jeu secret quand la vie et l?amour ne tiennent qu?à un fil : aveu contre aveu. Que se passe-t-il d?essentiel entre Elisa, l?immense écrivain, qui survit un peu de temps encore à son suicide, et son traducteur, Giannatale, qui désire, après l??uvre, traduire la plus voilée des vies ?... Il y a deux amours fusionnels dans ce petit livre, mots et chairs, qui se passent entre deux chambres, et se poursuivent au c?ur des milliers de pages écrites par Elisa. Éphémère, l?amour de Giannatale avec Polina. Éternel, l?amour pour Elisa. Tous deux partagés à la passion. Il y a le jeu jusqu?à la mort des vérités enfin dites.
Naples, automne 1619. Une fille du peuple, Antonia Gargano, est violée par un garde du vice-roi espagnol: juin 1620, naîtpersonnage central du roman, attendu et accueilli dans une liesse énorme. Il grandit, enfant parmi les enfants aux mille métamorphoses, dans les quartiers les plus misérables et les plus ardents de la ville. Devenu homme, emporté par le plaisir paradisiaque d'exister, il fait corps avec la ville et ses foules tumultueuses, qui l'enveloppent et le guident à la fois vers de magnifiques turpitudes et de sublimes recueillements.Vingt ans plus tard, la belle Berardina apparaît dans la vie de Masaniello; et c'est ensemble que les amants vengeront, par un assassinat atroce aux Portes des Enfers, les offenses, les violences et les crimes subis par le peuple de la joie. Et, en 1647, dans une Naples à feu et à sang, Masaniello renverse le vice-roi, prend tous les pouvoirs tout en refusant le Pouvoir jusqu'à la folie et la mort.Un roman? Certes, avec les destins croisés de dizaines de personnages historiques, à commencer par Masaniello et Berardina. Mais aussi la chronique d'une époque et de la ville de toutes les transgressions, dont les rebondissements fascinants nous sont offerts par un écrivain pour qui la fiction ne peut surgir que des feux d'artifice secrets de l'Histoire.
De Milan à Naples, à Palerme, du regard des femmes les plus troublantes aux secrets des artistes les plus jaloux de leurs ténèbres, de la guérilla économique des industriels aux crimes des mafieux, d'Alberto Savinio au Caravage, de Ferdiando Camon à Elsa Morante, d'Alberto Moravia à Francesco Rosi, de Leonardo Sciascia au condottiere Gianni Agnelli, de Giorgio De Chirico à Umberto Eco, croquis pris sur le vif, études lentement mûries, conversations passionnées dessinent, dans les miroirs que l'auteur promène tout au long de ces feuillets de route, un parcours initiatique et baroque à travers l'Italie d'aujourd'hui.
Résumé : "Ces nouvelles chroniques napolitaines recoupent des faits vrais et vérifiables, quelle que soit l'époque, la plus proche comme la plus lointaine. J'ai simplement mis en forme réaliste baroque l'actualité et l'Histoire que traversent crimes et amours. Actualité et Histoire offrant une source contemporaine unique de connaissance et d'émotion". Jean-Noël Schifano. Depuis Chroniques napolitaines (1984) jusqu'à Encore un tour autour de la vie (2016), tous les livres de Jean-Noël Schifano portent la marque de son inépuisable et contagieuse passion napolitaine. Comme la plus humaine des passions.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.