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La défense Fischer
Scherrer Pierre-Emmanuel
DENOEL
17,00 €
Épuisé
EAN :9782207114414
Extrait Reykjavik (Islande), zone portuaire - 1er octobre 2007 Une silhouette penchée traverse le parking vide qui sépare les derniers immeubles du port. Deux véhicules passent en contrebas. Dans le ciel noir un sac plastique ondule aux couleurs du marché aux puces. Il pleut. La silhouette est entrée sur le parking et l'a coupé en diagonale. Quelque chose clochait dans sa démarche. Elle a atteint la ligne sombre que forme à l'horizon la vedette de la Marine nationale, puis elle a bifurqué sur sa gauche et disparu. À première vue il s'agissait d'un homme. De plus près on le voit, l'homme est corpulent, déterminé, deux mèches s'échappent de sa casquette trempée. Il boite. Dans ses yeux le blanc a pris le dessus. Il serre dans sa main droite une sorte de carnet, peut-être un livre. Ses lèvres s'agitent comme s'il mâchouillait un nerf de viande prisonnier. Il porte une barbe courte, sa peau tachée de son est tirée par l'effort et la fatigue. L'homme a soixante-quatre ans, il lui reste quatre mois à vivre. On lui donne bien plus que son âge, malgré sa vigueur remarquable, l'allure à laquelle il fend le vent et le froid. Il passe un pont de chantier. À sa gauche un bras de mer finit au ras de blocs de pierre noire. Derrière lui la ville, les lueurs. L'homme à présent longe un hangar de pêche qui n'en finit pas. Le bâtiment sert d'entrepôt frigorifique et de halle de vente à la criée. Une forte odeur de poisson séché se dégage des lieux. Les habitants de l'île ne peuvent s'empêcher de sortir en mer sur leurs embarcations de fortune pour prendre du poisson pollué au mercure, au plomb, à l'uranium ; c'est bien désespérant, déplore-t-il. À l'angle du hangar le béton s'effrite en cicatrices anthracite : il coupe par un terrain vague. L'homme se retourne de temps à autre pour vérifier qu'on ne le suit pas. Des monticules de gravillons issus de roches volcaniques offrent à voir leurs formes gonflées par la nuit. Il évite quand il peut les flaques d'eau noire qui renvoient, par éclats, des reflets de lune. Ses chaussettes, symboliquement protégées par des sandales, sont déjà trempées. Il poursuit son chemin dans un dédale de carcasses et de cahutes qui s'ouvre soudain sur la coque gigantesque d'un chalutier en cale sèche pris entre deux mâchoires d'acier appareillées d'une forêt d'étançons. Il ralentit, s'approche des flancs évasés. Le bateau, par l'action du vent et de l'obscurité, paraît léviter, décidé à prendre le large. La bouche de l'homme articule quelques mots inaudibles. Il suit du regard les courbes gracieuses du navire jusqu'à la pointe des mâts ornés de deux échelles de corde et d'un petit radar blanc. Puis il détourne la tête et se dirige vers le nord parmi les entrepôts, les citernes, un écheveau de clôtures grillagées. Sa silhouette finit par se perdre dans ce décor rincé par la pluie.
Paul VI, en promulguant "Lumen Gentium", a proclamé Marie Mère de l'Eglise. Il s'ensuit nécessairement que l'Eglise est fille de Marie. Il y a là une définition authentique de l'Eglise elle-même : si l'Eglise est "fille", alors elle ne s'est pas donné la vie, elle ne s'est pas inventée elle-même. C'est le coeur de l'intention de cet ouvrage : montrer O combien l'Incarnation a été exactement préparée, l'Eglise minutieusement organisée, et, sous la conduite de Marie, les évangiles composés avec soin. "Marie Mère de Mémoire", publié en 2019, allait dans ce sens en proposant un simple récit sans justification. Après 5 ans d'approfondissements, "Marie Mère de l'Eglise" apporte un argumentaire raisonné et détaillé qui se distingue par sa multidisciplinarité et sa rigueur. Une première partie donne des éléments de contexte historique et culturel souvent méconnus. La seconde détaille le temps de l'Incarnation, de la composition des évangiles et des premières missions. La troisième nous fait goûter à la saveur du texte évangélique araméen médité dans la tradition de l'Eglise de l'Orient, et en montre la cohérence exigeante. Ce livre est aussi un témoignage personnel des auteurs sur ce qu'ils ont reçu de l'Orient et eux-mêmes touché du doigt. Souvent décalé par rapport au consensus universitaire occidental, il vise surtout à réconcilier ses lecteurs avec les traditions véritablement apostoliques des Eglises de l'Orient et de l'Occident, en une synthèse spirituelle qui va au-delà des ruptures de l'histoire. Cette "somme", bien que de niveau universitaire, est accessible à tous les esprits curieux, et leur propose des éléments de réponse robustes à mille "pourquoi ? ". Avant-propos du Père Bernard Ardura, O. Praem. , Président émérite du Comité Pontifical des Sciences Historiques. Préface de Mar Youssif Thomas Mirkis, o. p. , Archevêque de Kirkouk et Souleimanieh. Postface du Pr. Francisco-José Lopez-Saez, Docteur en Théologie, professeur en Théologie Spirituelle et Histoire de la Spiritualité à l'Université Comillas et à l'Université Ecclésiastique San Damaso (Madrid).
Envie de campagne ? Sortez de la ville et aérez-vous à portée de roues de Paris en arpentant à moto les plus calmes et les plus petites routes de l'île de France et des départements limitrophes. Rendez-vous à Fontainebleau, à Ville d'Avray, aux étangs de Rambouillet... Evasion garantie et bien-être assuré ! Qui a dit qu'il fallait voyager loin pour s'épanouir ?
Présentation de l'éditeur Né à Paris en 1949, Pierre Amoyal a le violon dans le sang. Un sang où coule un peu de Russie et un peu d'Afrique du Nord séfarade, et surtout beaucoup de passion. Faire de la musique constitue dès son plus jeune âge une idée fixe. Pendant que ses camarades jouent dehors, lui fait ses gammes, ses études, brûle les étapes : Premier prix du Conservatoire de Paris à... 12 ans ! Il aurait pu étudier avec David Oïstrakh : il a choisi Jascha Heifetz et la côte ouest des Etats-Unis. Un géant pour un autre. Cinq années d'immersion, dont il vibre encore et vibrera sans doute jusqu'à son dernier souffle. Révélation, discipline, idéal. Rencontré en février 2014 dans son pied-à-terre de Lausanne, ville de coeur et d'adoption, Pierre Amoyal aurait pu se contenter de filer les grands noms et les salles prestigieuses qui ont jalonné sa carrière depuis ces années décisives, citer Karajan, Solti, Boulez, Ozawa : il préfère nous parler de ses derniers coups de foudre comme professeur, du présent. Après vingt années au Conservatoire de Lausanne, il vit depuis peu une nouvelle aventure pédagogique au Mozarteum de Salzbourg, sur les traces d'un autre grand violoniste : Sándor Végh. Transmettre : une évidence pour lui. On suit avec bonheur les concerts de la Camerata de Lausanne qu'il a fondée en 2000, où il joue comme il enseigne : debout, en cercle, primus inter pares. Il y a bien sûr le "Kochanski", sublime Stradivarius de 1717 sur lequel joue Amoyal. On connaît l'histoire du vol de l'instrument sur les routes d'Italie et sa réapparition rocambolesque qui a d'ailleurs fait l'objet d'un livre. Ce livre-ci se veut un face-à-face intimiste et vivant à la fois, suivant les portées d'une partition toujours en mouvement. A 65 ans, Pierre Amoyal semble encore un jeune homme : la musique conserve. Et plus encore peut-être que la sienne : celle des autres - de ces violonistes en herbe qui le portent jour après jour et auxquels il transmet sans relâche les préceptes sans prix qui lui ont été légués par Heifetz et, à travers lui, par le père de la grande école russe de violon Leopold Auer.
Pour Pandora Petersen, il n'y aura pas de Noël en famille. Doris, sa mère, vient d'être enter-rée. Dans son appartement de Los Angeles, la jeune femme rumine son chagrin jusqu'à ce que la lettre de condoléances d'un certain Gil Sanders - glissée dans une gerbe de lys, les fleurs préférées de Doris - la jette sur les routes. Au volant de sa Honda délabrée, Pandora entame un étrange voyage en forme de jeu de piste. Messages sibyllins, rencontres tour à tour inquiétantes et cocasses ponctuent sa quête. De motels miteux en snacks déserts, de serveurs taciturnes en pompistes tatoués, d'embouteillages urbains en tempêtes de neige, elle se rapproche, sans le savoir, d'un secret bien gardé.
Résumé : Le récit émouvant de celle qui fut, quinze années durant, la plus proche amie de Piaf. Paris, au sortir de la guerre : une jeune fille de seize ans se balade sur les Champs-Elysées. L'un des Compagnons de la Chanson, qui à l'époque accompagnent Piaf, l'aperçoit et tombe sous le charme de ses yeux verts. Bientôt l'adolescente rencontre la grande chanteuse ? et une belle amitié voit le jour : Edith et Ginou, deux âmes soeurs... Ginou ne sera jamais l'employée, la secrétaire ou la dame de compagnie de Piaf, elle sera tout simplement sa "meilleure amie", comme Edith le lui a écrit au dos d'une photo. Pendant quinze ans, elle vivra son quotidien, ses amis et ses amours, ses douleurs et ses drames. Personne n'a vécu aussi longtemps sous le même toit que Piaf. Personne ne peut mieux la connaître, mieux la comprendre. Tel est le portrait que Ginou brosse pour nous : celui de l'être pur, pudique, qui se cachait derrière la chanteuse mythique. Elle nous raconte son Edith, entre ombre et lumière, celle que personne ne pouvait connaître de façon aussi intime, aussi secrète. Elle nous dévoile la force de vie qui portait Piaf, dans une existence semée de tragédies. On a beaucoup écrit sur "la môme". Ce récit est sans doute le plus vrai et le plus beau.
Résumé : Rien de tel qu'un parfait inconnu pour se révéler à soi-même. Lorsque Tina Hopgood écrit une lettre depuis sa ferme anglaise à un homme qu'elle n'a jamais rencontré, elle ne s'attend pas à recevoir de réponse. Et quand Anders Larsen, conservateur solitaire d'un musée de Copenhague, lui renvoie une missive, il n'ose pas espérer poursuivre les échanges. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont tous deux en quête de quelque chose. Anders a perdu sa femme, ses espoirs et ses rêves d'avenir. Tina se sent coincée dans son mariage. Leur correspondance s'épanouit au fur et à mesure qu'ils s'apprivoisent au travers de leurs histoires personnelles : des joies, des angoisses, toutes sortes de découvertes. Quand les lettres de Tina cessent soudainement, Anders est plongé dans le désespoir. Leur amitié inattendue peut-elle survivre ? Un premier roman plein de grâce et de fantaisie.
Résumé : Au plus froid de l'hiver, Vassia adore par-dessus tout écouter, avec ses frères et sa soeur, les contes de Dounia, la vieille servante. Et plus particulièrement celui de Gel, ou Morozko, le démon aux yeux bleus, le roi de l'hiver. Mais, pour Vassia, ces histoires sont bien plus que cela. En effet, elle est la seule de la fratrie à voir les esprits protecteurs de la maison, à entendre l'appel insistant des sombres forces nichées au plus profond de la forêt. Ce qui n'est pas du goût de la nouvelle femme de son père, dévote acharnée, bien décidée à éradiquer de son foyer les superstitions ancestrales. Inspiré de contes russes, L'Ours et le Rossignol a su en garder toute la poésie et la sombre cruauté.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "
Résumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.
Résumé : Les histoires d'amour ne se ressemblent pas. Cependant elles entretiennent des correspondances secrètes à travers le temps et l'espace. Alice et Vincent s'aiment, aujourd'hui, à Paris : ils ont l'art et l'érotisme en partage. Leur passion entre mystérieusement en résonance avec d'autres amours, des collines de Rome aux rivages du Brésil, et jusque dans la Grèce antique. Dans cette chasse éperdue où l'on ne sait plus qui fuit et qui assaille, on croise Piero di Cosimo, l'énigmatique peintre de la Renaissance, Diane et Actéon, chasseurs illustres, Ariccia et Philippe, égarés en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, et bien d'autres amants pris dans les tumultes de l'Histoire.