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Houdon, Diane chasseresse
Scherf Guilhem
RMN
9,15 €
Épuisé
EAN :9782711840632
La déesse Diane, tenant un arc dans la main, s'élance, le pied léger et la taille fine au milieu d'une forêt de marbres blancs. Dans la galerie du Louvre où elle est présentée, le regard du visiteur est aussitôt attiré par cette figure à la sombre couleur de bronze. Elle fut chérie par son auteur, Jean-Antoine Houdon, qui n'eut de cesse de revenir vers elle durant toute sa carrière, réalisant plusieurs versions, de tailles et de matériaux différents, et contribuant ainsi à rendre célèbre son image auprès de maints amateurs raffinés. Elle marque sans conteste l'apogée de l'art de Houdon. Sa grâce et sa légèreté ont séduit la critique, tout comme les membres de l'administration royale qui l'acquirent malgré sa complète nudité. Sculpture exceptionnelle, objet de fascination, figure emblématique du "siècle de la femme" pour la fin du XVIIIe siècle - à tel point que l'éditeur de bronzes Barbedienne en proposait à la vente cinq tailles différentes -, la Diane chasseresse de Houdon nous étonne toujours par sa modernité.
En 2020, la Ville de Nancy et le Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle s'associent pour présenter une saison consacrée à la sculpture lorraine du XVIIIe siècle. Deux grandes expositions seront organisées au château de Lunéville et au Musée des Beaux-Arts de Nancy. A Lunéville, l'exposition " La sculpture en son château " sera présentée du 26 juin au 1er novembre 2020. Elle permettra de mettre en avant l'importance de la sculpture au sein des résidences ducales de Lorraine tant à travers la représentation des souverains que dans la décoration des appartements et l'ornementation des jardins. ? A Nancy, l'exposition " La sculpture en héritage. Les Adam, une dynastie lorraine " constituera la première rétrospective consacrée à cette célèbre famille de sculpteurs nancéiens dont le talent a rayonné bien au-delà des frontières des duchés. Un partenariat exceptionnel avec le Musée du Louvre En prêtant une quinzaine d'oeuvres majeures, le Musée du Louvre participe de manière exceptionnelle aux expositions présentées à Nancy et Lunéville. Guilhem Scherf, conservateur général du patrimoine et adjoint au directeur du département des Sculptures du Musée du Louvre, prend part à leurs commissariats scientifiques respectifs. Originaire de Nancy, la famille Adam est l'une des plus célèbres dynasties de sculpteurs français. Sur trois générations, ses membres déploient leurs talents au service des plus grands mécènes et participent à plusieurs chantiers importants du XVIIIe siècle européen. Formés en Lorraine dans le contexte d'essor artistique des règnes des ducs Léopold et Stanislas, ses plus illustres représentants, les frères Lambert Sigisbert, Nicolas Sébastien et François Gaspard Adam ainsi que leur neveu Claude Michel dit Clodion, oeuvrent à Rome, Paris, Versailles ou Berlin au service de princes européens comme Louis XV, Louis XVI ou Frédéric II de Prusse. Première rétrospective à leur être consacrée, l'exposition réunira un grand nombre de chefs-d'oeuvre issus des institutions nationales, internationales mais aussi de collections particulières. Elle sera l'occasion de dévoiler plusieurs sculptures prestigieuses inédites témoignant de la virtuosité de la famille Adam au coeur de l'Europe du XVIIIe siècle. Le catalogue qui l'accompagne a pour objectif de devenir l'ouvrage de référence sur le sujet en présentant les carrières des artistes de la manière la plus complète possible.
La Manufacture de Sèvres a été créée par la volonté de Louis XV et de madame de Pompadour. Raconter l?histoire de la sculpture) Sèvres, de sa création jusqu?à la période révolutionnaire, c?est dévoiler l?excellence du goût des élites de l?Ancien Régime pour la perfection des objets d?art et l?évolution d?une thématique influencée par le siècle des Lumières. La sculpture à Sèvres relève d?un processus minutieux partant d?un modèle en terre cuite pour aboutir au biscuit de porcelaine. Le biscuit de porcelaine, inventé et adopté par la Manufacture en 1752, a connu immédiatement un immense succès. La surface de la porcelaine laissée brute, non émaillée, en révélant la blancheur de la pâte et la finesse des détails, permet de rivaliser avec le marbre et autorise des comparaisons fécondes avec la statuaire. Les artistes de la Manufacture ont su créer et diffuser des sujets remplis de charme, de délicatesse et de vie sur les thèmes de l?enfance, de la fable et de l?allégorie, de la littérature et de la vie quotidienne tout en innovant dans le domaine du portrait et de l?iconographie politique. Les biscuits exécutés sous la direction des sculpteurs du roi (Falconet, Pajou, Boizot), parfois inspirés par des compositions de Boucher ou de Coypel, ont délecté les amateurs du temps les plus exigeants. Le livre présente des essais retraçant l?histoire, le rayonnement et la collection de la Manufacture de Sèvres. Les techniques et la restauration des terres cuites y sont évoquées. Le catalogue des oeuvres exposées suit le déroulement de l?exposition, avec 95 terres cuites et 115 biscuits en porcelaine, mais aussi des dessins, des estampes, ainsi que des modèles et des moules en plâtre originaux. Enfin, un catalogue sommaire illustré est proposé de l?ensemble des sculptures du XVIIIe siècle conservées à la Cité de la céramique, publication particulièrement attendue de ce fonds patrimonial exceptionnel.
Pour Jean-Jacques Rousseau, dont on célèbre en 2012 le tricentenaire de la naissance, les arts et la corruption des moeurs vont de pair. Le Discours sur les sciences et les arts, est une condamnation sans appel de toute expression artistique. Cela n'empêchera pas Rousseau d'écrire un roman, des pièces de théâtre et de composer de la musique. L'homme est paradoxal. C'est ce qui le rend passionnant et qui justifie qu'une exposition traitant de son rapport aux arts lui soit aujourd'hui consacrée. Le présent catalogue réunit les contributions d'éminents rousseauistes évoquant à travers divers thèmes, jusqu'ici peu abordés par la critique, un Rousseau habité par l'expérience artistique. Dans la première partie de l'ouvrage, Rousseau et son oeuvre, on découvre ainsi l'écrivain passionné de musique, lui-même compositeur et polémiste ardent. On le voit aussi mettre à profit sa formation de graveur et son goût du dessin pour suivre attentivement et même pour orienter l'illustration de ses ouvrages. La seconde partie du catalogue traite de la relation laborieuse du philosophe à son image et de la façon dont celle-ci, après sa mort, bascule dans le symbole et l'allégorie. De quoi nous interroger sur l'héritage et la postérité d'un écrivain qui reste le ferment de débats très actuels.
Girveau Bruno ; Comte-Sponville André ; Rosset Clé
La nature éphémère de la joie de vivre, presque indéfinissable, explique sans doute la rareté de cette notion dans la philosophie et a contrario la fréquence de ses représentations dans l'art. Il est plus simple en effet pour un peintre que pour un philosophe de saisir un bonheur fugitif. Quelles images les artistes donnent-ils de la joie de vivre ? La plupart d'entre eux célèbrent la grâce et la spontanéité de l'instant présent. La joie est vécue ici et maintenant. Elle est plus attachée à l'être qu'à l'avoir, à l'être ensemble qu'à la possession ou la consommation de richesses. C'est ainsi qu'à travers les siècles en Occident, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, parfois en dépassant les interdits, le soleil, le jeu, l'amitié, la famille, la fête, le corps, l'amour et le rire sont célébrés par les artistes. Réunies pour l'exposition du Palais des Beaux-Arts de Lille, une centaine d'oeuvres d'art, de la peinture au cinéma, tentent d'illustrer l'art du bonheur.