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Les Romains et leurs religions. La piété au quotidien
Scheid John
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204139465
A Rome, à côté de la religion de l'Etat existent les innombrables religions des familles et des associations. Ces obligations rituelles privées livrent une image souvent inattendue du monde antique. Un panorama faisant écho aujourd'hui. Par le spécialiste mondial, professeur au Collège de France. Les religions romaines étaient morcelées. Elles comprenaient la religion de l'Etat romain, celles des mille et une cités-Etats qui composaient le monde romain, et enfin les innombrables religions privées, celles des familles et des associations sociales de toute nature. Souvent nos manuels privilégient les religions d'Etat ou des cités-Etats, parce qu'elles sont mieux attestées. Ce livre se propose de se concentrer sur ce qui est moins bien connu, en réunissant les données sur les religions privées, surtout celles des familles. Est révélée ainsi l'appartenance des habitants du monde romain à plusieurs religions, selon que l'on envisage leur statut de citoyen ou leur appartenance familiale. Et ces devoirs religieux privés sont ceux qui demandaient en fait le plus d'implication des individus. Car s'ils participaient aux cultes publics, leur pratique religieuse privée ne dépendait d'aucune autre autorité religieuse que de la leur : elle était religieusement autonome, avait ses propres dieux, choisis par leurs ancêtres ou par la famille vivante, et ses rites ne pouvaient être célébrés que par les chefs et les membres de la famille, et d'éventuels amis. C'était le père de famille qui était pape ou plutôt grand pontife chez lui.
Plutarque, le grand historien du Ier siècle après J.-C., est l'un des principaux « passeurs » qui ont fait connaître l'Antiquité au monde moderne. Outre ses fameuses Vies parallèles des hommes illustres, il a écrit une série d'ouvrages consacrés aux usages et coutumes des peuples de son temps, dont le plus fourni est Questions romaines (Grecs et Romains en parallèle. Questions grecques - Questions romaines, Plutarque, 385 p., 7,30, Le Livre de Poche, 1999); succession de questions-réponses sur les coutumes, la religion et les mythes romains, il a déconcerté plus d un historien.Deux millénaires après sa publication, John Scheid a mis à jour, à l'occasion de ses recherches, le sens caché de ce texte. Pour nous le faire découvrir, il nous entraîne à travers les rues et les places de la Ville éternelle, dans les pas d'un guide sans précédent: Plutarque lui-même! Cette déambulation savante et littéraire, émaillée de cartes et de photos, nous offre un regard nouveau sur la vie quotidienne dans la Rome antique.
Résumé : Quelques jours après la mort d'Auguste, on fit porter dans la curie quatre rouleaux scellés qu'Auguste avait déposés, d'aprés Sutone, auprès des Vestales. Le premier contenait son testament privé, le deuxième donnait les ordres relatifs à ses funérailles, tandis que le troisième développait la situation dans laquelle il avait laissé l'Empire. Sur le quatrième se trouvaient les Res Gestae qui rappelaient tout ce que l'empereur avait fait pour le peuple romain. Auguste souhaitait que ses Res Gestae soient gravées sur deux stèles de bronze à proximité de son mausolée. Rien n'est moins sûr car les deux inscriptions de Rome ont disparu et seules ont été conservées des copies envoyées dans les Provinces d'Asie Mineure. Auguste y relate ses exploits quand il s'appelait encore Octave, comment à 19 ans à peine il leva une arme et eut raison de Marc-Antoine, comment il tendit la puissance romaine, et restaura la République en devenant empereur. Malgré le style aride et factuel imposé par l'inscription, les Res Gestae sont pour nous un document précieux, tant par les informations historiques qui y sont contenues que par le portrait que le grand homme peint de lui-même. Notre édition présente en un volume les Res Gestae divi Augusti ou Hauts Faits du divin Auguste et propose outre le texte latin et sa traduction, la version grecque figurant dans les copies d'Ankara, d'Antioche et d'Apollonia. L'introduction, véritable somme issue des recherches de John Scheid offre toutes les informations nécessaires à la bonne intelligence du texte ainsi qu'un exposé complet des diverses interprétations et discussions auxquelles il a donné lieu. Elle est en outre assortie d'un plan permettant de circuler aisément dans le récit, ainsi que d'une bibliographie. Un riche commentaire, en fin de volume, claire le texte. L'ouvrage est enrichi d'un Index des mots latins, d'un Index des mots grecs ainsi que d'illustrations.
Résumé : L'étude de la religion romaine soulève nombre de problèmes. Au-delà de la similitude des termes religieux, encore en vigueur de nos jours, il existe des différences fondamentales de sens et d'interprétation. Par ailleurs, le terme "Romains" lui-même recouvre des réalités très diverses selon l'époque, le lieu et le statut de chaque individu. On ne peut donc parler globalement d'une religion romaine et le choix a été fait ici d'entendre par Romains tous les citoyens romains et leurs dépendants vivant à Rome ou dans les cités romaines. Des textes et des images illustrent cette étude revue et augmentée, que l'auteur a voulue structurelle plutôt que chronologique. Un tableau des événements marquants de la République puis de l'Empire romain, une bibliographie et un index donnent au lecteur les instruments de travail et de compréhension.
Les Romains étaient considérés par leurs contemporains connue les plus pieux des hommes. Cette piété témoigne cependant d'une conception de la religion fort différente de celle que nous connaissons actuellement. Dans cette brillante synthèse considérée comme un classique John Scheid nous invite à découvrir une religion civique, axée sur la participation à la vie communautaire II démontre, textes à l'appui., que le culte collectif, bien plus que les représentations mythiques ou philosophiques, constituait l'essence même de cette religion. On ne trouve en effet ni l'émotion, ni le sentiment individuel, ni la spiritualité qui caractérisent communément l'Occident chrétien. Les rites fixés par la tradition devaient être scrupuleusement observés et ne souffraient aucune infraction; car le culte remplissait un rôle politique: de la "bienveillance des dieux" dépendaient le salut et la prospérité de la République. Ces pratiques apparemment mécaniques et exemptes d'intériorité, furent finalement le moyen en d'inscrire l'homme, le citoyen, dans sa société et de définir sa place dans l'univers.
Classée au Patrimoine mondial de l'Unesco en 1980, Palmyre est en péril depuis qu'elle a subi les destructions que Daech lui a infligées en 2015. Elle eut pourtant un destin hors norme. Habitée dès la préhistoire, cette palmeraie au milieu de la steppe a été fondée, selon la légende, par Salomon. Sa situation en a fait longtemps un relais entre la Méditerranée et le golfe arabo-persique. Mais au-delà de l'image d'Epinal d'une ville se rebellant, sous la conduite de la reine Zénobie, contre la domination romaine, que savons-nous réellement de son histoire ? L'archéologue Patrick Maxime Michel revient sur un passé plurimillénaire et pluriculturel, où s'entremêlent influences juives, romaines, chrétiennes et musulmanes, dont le temple de Bêl porte les traces, qui de temple est devenu une église puis une mosquée. Palmyre ? Un lieu à la croisée des chemins, où de sublimes ruines invitent à la rêverie.
Qui est Polybe? Il est, après Hérodote et Thucydide, le troisième des grands historiens grecs. Le premier avait présenté les guerres médiques ayant opposé les Grecs et les Barbares; le second avait choisi de raconter la guerre entre les Péloponnésiens et les Athéniens; au troisième s'impose le récit de la conquête romaine: non pas une grande guerre unique, mais toute une série de conflits livrés sur de multiples théâtres d'opérations. "Comment et grâce à quel gouvernement l'Etat romain a pu, chose sans précédent, étendre sa domination à presque toute la terre habitée et cela en moins de cinquante-trois ans?": telle est la question à laquelle Polybe se propose de répondre. La défaite de Pydna, en 168 avant notre ère, qui marque la victoire de Rome et la fin de la monarchie macédonienne, bouleverse sa vie. Envoyé à Rome, comme otage, il y reste dix-sept ans et devient un familier de la grande famille des Scipions. Passé de l'action à la réflexion, c'est à Rome qu'il devient historien, pour expliquer aux Grecs d'abord, mais aussi aux Romains ce qui s'est passé. Cette Histoire d'un vaincu est aussi, c'est là son intérêt majeur, la première histoire universelle. Comme il l'écrit: "L'originalité de mon sujet et ce qu'il y a de surprenant dans l'époque que nous venons de vivre résident justement en ceci: la Fortune a dirigé pour ainsi dire tous les événements dans une direction unique et elle a contraint toutes les affaires humaines à s'orienter vers un seul et même but. Aussi l'historien se doit-il, de son côté, de faire en sorte que ses lecteurs puissent embrasser d'un seul regard les ressorts qu'elle a partout fait jouer pour produire tous ces effets ensemble"
Résumé : 4 septembre 476. Le jeune empereur Romulus Augustule est contraint d'abdiquer par Odoacre, roi des Hérules. L'empire romain d'Occident disparaît. Aujourd'hui encore, l'événement fait débat. La plupart des historiens se refusent à voir dans la chute de Rome un déclin, préférant parler d'une "transformation" lente et progressive de la société, d'une "transition" entre l'Antiquité tardive et le Moyen Age. Pour l'historien et archéologue Bryan Ward-Perkins, c'est là oublier l'essentiel. La chute de Rome signe bien la mort d'un monde. En se basant sur ses travaux archéologiques novateurs et sur des récits qui nous font revivre cette période tourmentée, il démontre que les invasions barbares eurent de graves répercussions dans tous les domaines de la société: politique, économique, religieux et technique. Il raconte, avec verve, érudition et passion, l'effondrement spectaculaire d'une civilisation qui retombe à l'âge du fer et mettra plusieurs siècles à se relever.
Tel un sphinx, Auguste est une figure historique énigmatique qui a excellé dans l'art de la dissimulation. Il a légué à la postérité une image protéiforme qui met face à face la détermination froide d'un homme prêt à tout pour s'emparer du pouvoir et son statut de fondateur d'empire divinisé. Cette biographie entend concilier l'histoire, la mémoire et le mythe qui ne cessa d'évoluer depuis le décès d'Auguste jusqu'à son exploitation par les régimes fascistes du XXe siècle en passant par Charlemagne et les Lumières. La clé de l'interprétation de ce personnage réside dans l'ambiguïté foncière qui s'attache à toute forme de pouvoir et qu'il porta à son paroxysme en étant tour à tour un général ambitieux, le restaurateur des institutions traditionnelles de l'Etat et le premier empereur romain.