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1619, le livre de calcul. De Johann von Graffenried
Schärlig Alain
PU POLYTECHNIQU
24,50 €
Épuisé
EAN :9782889155002
Alain Schärlig a redécouvert comment les anciens Grecs effectuaient leurs opérations arithmétiques au moyen de cailloux ; ce fut Compter avec des cailloux. Il a ensuite mis en ordre et complété ce que l'on sait des mêmes techniques utilisées au Moyen Age et à la Renaissance, dans Compter avec des jetons. Il a enfin exposé dans un troisième livre tous les dispositifs permettant de Compter du bout des doigts, des Grecs au 20e siècle. Il s'est alors plongé dans un vieux livre d'arithmétique, publié en 1619 par un patricien bernois au triste destin, et complètement oublié depuis lors. Un livre en vieil allemand, composé en caractères gothiques. Fasciné par cet ouvrage de plus de 700 pages, qui fait preuve d'une incroyable pédagogie pour son époque, il a décidé de le faire connaître. Vous avez entre les mains le résultat de ce travail, en français bien sûr, et avec si peu d'allusions à l'arithmétique et à l'algèbre qu'il peut être mis entre toutes les mains... pourvu qu'elles appartiennent à quelqu'un qui n'a pas peur de consentir un petit effort !
Effectuer une addition sans aucun effort mental, et sans avoir à se demander combien font 7 et 8 : c'est ce que permettent les dispositifs très simples présentés dans ce livre, et inventés depuis le Ve siècle avant notre ère. Ces ancêtres de nos calculettes fonctionnaient en y poussant du bout des doigts divers objets : des cailloux chez les Grecs et les Romains, des jetons au Moyen Age et à la Renaissance, ou encore des boules jusqu'à nos jours en Russie, en Chine et au Japon. Chacune de ces méthodes est décrite au moyen de photos et de dessins, et la manière de s'en servir est expliquée par un très grand nombre de schémas, qui nécessitent seulement de savoir compter jusqu'à dix ! Le livre s'ouvre sur le phénomène du "pas plus de quatre" : point commun de ces dispositifs, il fut pressenti depuis la nuit des temps par de nombreuses civilisations, mais reconnu seulement au XXe siècle par les psychologues ! Un livre passionnant, qui mêle harmonieusement l'Histoire et le calcul élémentaire.
On utilise de nos jours une calculatrice électronique ou un tableur excel pour la moindre opération de calcul aussi simple soit-elle. Les anciens Grecs calculaient, quant à eux, par écrit - l'auteur le montre - mais c'était bien plus compliqué que pour nous. Pour se faciliter la tâche, ils avaient inventé une machine : l'abaque, l'ancêtre de nos calculettes, sur lequel ils représentaient les nombres par des cailloux. Certains de ces abaques, dont une trentaine est parvenue jusqu'à nous, étaient en marbre. Les autres étaient certainement en bois, et ont donc été perdus. Après avoir ajouté les témoignages littéraires aux indices matériels, et conduit sur ces pièces à conviction une enquête minutieuse, Alain Schärlig signe ici la première étude exhaustive sur la question, et montre comment on peut imaginer que les anciens Grecs s'y prenaient pour compter avec des cailloux.
Le livre s'ouvre sur une introduction en deux temps: une mise en bouche pour décrire les objets, et une très riche documentation montrant combien le jeton a été omniprésent comme moyen de calcul pendant plusieurs siècles en Europe. Il se divise ensuite en deux parties: la première est un traité complet du calcul au moyen de jetons, sur les différents supports utilisés autrefois, et la seconde est un inventaire exhaustif des supports connus à ce jour, tables à calculer et tables de compte, ainsi que tapis de compte, conservés tant dans des musées que chez des particuliers. Aussi clair et pédagogique que les précédents livres de l'auteur - il ne nécessite notamment pas d'aptitudes particulières en arithmétique - cet ouvrage comble un vide dans un domaine où rien de complet n'avait été publié jusqu'ici.
La conquête de l'Europe par les chiffres qu'on appelle arabes (à tort, puisqu'ils sont indiens) part de Tolède, vers 1143. Le fameux zéro est bien entendu l'un deux, mais comme le montre l'auteur, il n'est alors pas plus important que les autres. La véritable révolution portée par ces chiffres est qu'ils rendent possibles les quatre opérations par écrit, alors que les chiffres romains, qu'ils remplacent peu à peu, nécessitent l'usage d'abaques et de jetons. Les premiers foyers de propagation sont la Toscane, à partir du 14e siècle, et l'Allemagne au siècle suivant. Après quoi l'invention de l'imprimerie suscite des livres d'arithmétique, alors que l'on ne disposait jusque-là que de manuscrits, d'abord dans ces deux régions puis peu à peu dans toute l'Europe. Et lorsqu'en 1585 un Flamand invente les fractions décimales, la conquête est achevée. Il n'existait jusqu'ici aucun ouvrage complet sur l'histoire des chiffres arabes en Occident. Cette lacune est maintenant comblée: Alain Schärlig vous conte ici la propagation fascinante du nouveau calcul, réalisé par écrit, dans un ouvrage original et accessible à tous.
Résumé : Aujourd'hui, à l'évocation de l'architecture japonaise, les images d'un temple ou d'une pagode viennent assez naturellement à l'esprit. Certains auront également en tête des oeuvres plus contemporaines : les voiles de béton brut de décoffrage, massifs et modulaires à la manière d'Ando Tadao, les architectures plus légères d'Ito Toyo, Sejima Kazuyo ou les façades ouvragées de Kuma Kengo1, pour ne citer qu'eux. Un fossé générationnel, voire historique, assez surprenant, semble s'être creusé entre les images d'une architecture traditionnelle très emblématique où le bois est le matériau de prédilection, et celles plus actuelles de projets innovants où son usage se réduit. Au Japon, bien que le charpentier en ait longtemps été le maître d'oeuvre principal, la culture architecturale contemporaine semble avoir oublié ce savoir constructif accumulé durant des siècles. Une telle constatation s'applique d'ailleurs à nombre d'autres domaines de l'art comme la musique - les enfants japonais apprennent plus volontiers le piano ou le violon que le shamisen ou le koto - la peinture et la sculpture, enseignées selon les canons occidentaux depuis la réforme de Meiji à la fin du XIXe siècle. Le déclin de l'artisanat, l'industrialisation, la modernisation des savoirs et des techniques, sont des phénomènes aujourd'hui observables à une échelle globale, mais dans le cas du Japon en particulier, le contraste est saisissant, même inquiétant, entre ce qui reste d'un patrimoine ancien et ce qui se construit en majorité dans les villes japonaises.
Depuis des siècles, l'architecture fait l'objet de très nombreux débats impliquant non seulement les architectes et les usagers des édifices qu'ils construisent, mais également critiques, théoriciens, historiens et écrivains. Choisir l'architecture se propose d'ouvrir une large fenêtre sur ces réflexions au sein du monde occidental à travers quatre trajectoires thématiques axées sur le logement, la société, l'histoire et l'art. Chacun de ces parcours prend sa source au XIXe siècle, traverse le XXe siècle et s'achève aussi près que possible du temps présent. Les essais, articles de journaux ou de magazines, livres ou extraits de livres qui forment les briques de cette construction narrative sont tous soigneusement interrogés, illustrés, comparés, analysés et critiqués. L'objectif de cet ouvrage est de démontrer que l'architecture demeure un sujet d'étude essentiel pour quiconque s'intéresse au monde actuel et à son histoire récente. Lecture, prise d'informations et réflexion forment des préalables nécessaires à toute prise de décision concrète, en particulier dans le domaine de l'architecture. Les écrits réunis dans ce livre s'apparentent à des perles de connaissance enfilées sur une cordelette jusqu'à former une sorte de collier, un talisman permettant de mieux faire face à la condition présente.
Cet ouvrage plaide en faveur de deux revendications : (i) Le déterminisme en sciences n'entre pas en conflit avec le libre arbitre humain parce qu'il est descriptif plutôt que prescriptif (pas de prédétermination) ; (ii) la formulation, la vérification expérimentale et la justification des théories scientifiques présupposent le libre arbitre humain et, par là même, les personnes comme ontologiquement primitives (pas de réduction naturaliste). L'argument en faveur de (i) est essentiellement humien, tandis que celui pour (ii) est d'inspiration kantienne et s'enracine dans la pensée de Sellars sur l'image scientifique et l'image manifeste du monde. Ainsi le livre défend-il, d'une part, le réalisme scientifique contre la confusion entre fait et faux, et, d'autre part, explique-t-il pourquoi les théories, les lois et les explications scientifiques ne peuvent aller jusqu'à nous imposer des normes pour nos pensées et nos actions.