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Urbanisme et inondation : outils de réconciliation et de valorisation
Scarwell Helga-Jane ; Schmitt Guillaume ; Salvador
PU SEPTENTRION
24,00 €
Épuisé
EAN :9782757405987
Les publications se multiplient sur la question du risque d'inondation car aujourd'hui comme hier, la société contemporaine affronte la même contradiction : une demande sociale de sécurité de plus en plus forte dans une société dont le développement génère en permanence de nouveaux risques et qui s'expose de plus en plus. Dans ces conditions, comment inciter les communes concernées à se tourner vers des alternatives plus durables, comme la réduction de la vulnérabilité, à mettre en place des plans de gestion des risques ambitieux, à créer de nouveaux procédés, à développer de nouvelles techniques, à sensibiliser largement le public ? Aussi, s'il semble impossible d'agir de manière certaine sur les processus naturels, il est possible de réduire la vulnérabilité des personnes et des biens exposés aux risques d'inondation par la création progressive d'un cadre législatif et réglementaire adéquat mais aussi en intégrant le risque dans les politiques urbaines, par le recours à la planification et par une meilleure organisation de la sécurité des biens et des personnes et plus globalement des territoires. L'évolution des rapports entre l'urbanisation et les inondations a connu un retournement spectaculaire dans les deux dernières décennies : on est passé de l'illusion de la maîtrise totale des risques, au cours des Trente Glorieuses, à la prise en compte et même à la valorisation des zones inondables dans l'aménagement urbain. C'est justement ce que cet ouvrage souhaite illustrer.
Environnement, Gouvernance, Territoire : aucun des trois mots-clés qui composent le titre de ce livre n'accepte de définition simple et unique. Cet ouvrage se propose de contribuer au débat d'idées engendré par un certain nombre d'actions qui cherchent à concilier l'environnement et le développement des territoires. En effet, dans la région Nord-Pas de Calais, les grandes questions environnementales s'inscrivent dans le contexte particulier de la reconversion, entamée il y a maintenant quarante ans, d'une région longtemps dominée par des activités économiques qui ont laissé un lourd héritage. Cet ouvrage est l'un des premiers en France à offrir une vision, certes partielle et nécessairement hétérogène dans ses composantes et ses approches, de plusieurs des champs majeurs de l'environnement, air, eau, sols à l'échelle régionale. Son intérêt à ce point de vue est double. D'une part de décrire de façon extensive la situation, les dynamiques, le jeu des acteurs autour de ces thématiques dans la région Nord-Pas de Calais, et de permettre ainsi de saisir dans le détail les multiples aspects, la difficulté et la complexité des enjeux qu'il recouvre. Mais il illustre également de façon très nette la pertinence du niveau régional pour appréhender les mi-ses en ?uvre environnementales d'un point de vue opératoire, en tant que réalité collective, rarement explorées comme telles en France. Il esquisse un chemin vers une meilleure déclinaison de l'approche environnementale à ses différentes échelles, nationale, régionale, urbaine ou locale, voire plus fines, et donne ainsi un contenu concret au caractère multiscalaire de l'environnement, en quoi réside l'apport spécifique de la géographie par rapport aux approches de caractère sociologique, économique ou politique.
L'observation et l'analyse rapide d'un certain nombre d'arguments récurrents relatifs au développement des biocarburants, posent toutefois la question de leur pertinence au regard des enjeux d'un développement durable et de leur capacité réelle à faire évoluer en profondeur les politiques publiques. A travers le prisme des biocarburants, petit chaînon d'une politique publique plus globale, nous percevons qu'il conviendrait d'élargir le débat afin de promouvoir une politique plus large prenant en compte toute la complexité de la problématique sous jacente. Toutes les solutions techniques évoquées en vue de l'adaptation au changement climatique ou au nouveau contexte énergétique ne trouvent leur justification que dans une économie de la sobriété. Ne vaut-il pas mieux commencer par faire de sérieuses économies d'énergie pour s'affranchir du pétrole que de tout miser sur un . pétrole vert ' qui sera justement d'autant plus intéressant en proportion de la consommation que cette dernière aura commencé par sérieusement baisser avant ? Par ailleurs, les questions environnementales appellent des réponses globales et non pas des réponses partielles qui sont prisonnières de la promotion d'un seul type d'acteurs. L'avenir de la planète concerne de nombreux acteurs situés à différentes échelles d'intervention ; ils doivent essayer de construire des politiques cohérentes même si l'absence d'une gouvernante mondiale se fait cruellement sentir. L'essentiel étant de ne pas faire la promotion d'une solution qui transfère les problèmes vers d'autres domaines. Ainsi les économies d'énergie domestiques, au moment des crises pétrolières, se sont souvent traduites par une détérioration de la qualité de l'air intérieur puisque la ventilation avait été négligée. Les biocarburants ne pourront jamais totalement se substituer aux énergies fossiles ; leur développement, sans négliger les innovations technologiques indispensables, est donc assujetti à une économie de la sobriété dont seuls les individus et les collectivités locales détiennent les clés.
Scarwell Helga-Jane ; Roussel Isabelle ; Brillet B
La notion de développement durable semble bénéficier depuis quelques années d'un contexte favorable à sa mise en ?uvre au niveau local: diffusion de la notion et usage récurrent dans de nombreux discours politiques; intégration parmi les objectifs prioritaires des politiques territoriales lois et réglementations, et surtout programmes incitatifs, mis en ?uvre aux niveaux communautaire et étatique. Les autorités locales se mobilisent-elles de manière stratégique, avec la volonté de mettre en ?uvre de nouvelles politiques, ou ont-elles seulement fait évoluer leur discours pour être dans l'air du temps ou pour capter de nouvelles opportunités de financement? L'observation et l'analyse rapide d'un certain nombre de politiques locales de développement durable inscrites dans un tel contexte, pose toutefois la question de leur pertinence au regard des enjeux d'un développement durable et de leur capacité réelle à faire évoluer en profondeur l'action publique locale, en d'autres termes de leurs impacts effectifs. On formulera l'hypothèse que les principes du développement durable, à travers des pratiques judicieuses, offrent aux pouvoirs publics locaux une opportunité pour redonner à l'environnement ses multiples dimensions spatiales et sociales. Cette hypothèse sera examinée à travers la gestion de deux éléments les plus techniques du développement durable, l'air et l'eau.
Veyret Yvette ; Laganier Richard ; Scarwell Helga-
L'environnement ne désigne pas la seule nature, et n'est pas non plus synonyme de géographie physique ou d'écologie, mais englobe l'ensemble des relations d'interdépendance entre l'homme, les sociétés et les composantes physiques de la nature. Quels sont ces rapports entre le système naturel et les sociétés ? Comment évaluer les risques, les nuisances, les ressources et les patrimoines, par définition aux interfaces de la nature et de la société ? Comment gérer l'environnement au travers de choix d'aménagement ? Qui sont les acteurs en présence ? Quelle action publique est envisageable entre ces différents partenaires ? De la géographie physique aux approches sectorielles et systémiques en passant parla gestion de l'environnement, cet ouvrage dresse un large panorama de cette notion centrale en géographie, assorti de nombreux exemples et d'études de cas localisées.
Résumé : Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutent le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée. Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences. Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.
Les articles suivent trois directions d'étude : ils cherchent d'abord à expliquer la façon dont Pozner " monte " ses livres au sens quasi cinématographique du terme, ouvrant ainsi la voie à une poétique de la littérature de montage. Ils explorent ensuite la dimension politique de cette recherche formelle pour montrer que ces récits se muent en fresque dynamique qui révèle la douloureuse expérience des événements politiques. Enfin, ils resituent Pozner dans l'Histoire littéraire du XXe pour lui donner sa juste place. L'ouvrage essaie donc de redonner toute sa place à ce frère talentueux de Boris Pilniak et de John Dos Passos qu'est Vladimir Pozner - une place à la fois considérable et insuffisamment reconnue - dans le contexte d'une littérature contemporaine aujourd'hui soucieuse d'explorer les territoires de la non-fiction.
Benoist Stéphane ; Gautier Alban ; Hoët-van Cauwen
Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils "adoptif", prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.