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Une brève histoire du cheval
Scali Marion
EDITIONS DU 81
14,90 €
Épuisé
EAN :9782915543414
Il aura fallu quelques millions d'années pour que le cheval passe du statut de petit animal sauvage, voire de gibier, à celui de star des médias et du billet vert. Plus sidérant encore, moins de cent ans auront suffi dans les pays occidentaux pour que la "plus noble conquête que l'homme ait jamais faite" (Buffon) quitte les champs de bataille et les champs tout court pour devenir le pet de demoiselles plus ou moins jeunes, plus ou moins fortunées, lui trouvant une nouvelle occupation et ainsi lui sauvant la vie, car sans utilité, une espèce disparaît. Drôle de bête, qui reste affectivement et éthologiquement passionnante qui possède un savoir millénaire - les plus attentifs savent le percevoir dans son regard, parfois. Comment ne pas être fasciné(e) par un animal capable de dénicher le moindre brin d'herbe entre les cailloux et le prendre délicatement entre ses grosses lèvres... Dur au mal et sensible comme une liane, intelligent jusqu'au bout des sabots qui savent éviter les cailloux et les précipices, fort comme un tracteur et fragile émotionnellement, capable de comprendre jusqu'à cinquante mots - l'intellect d'un enfant de 3 ans.
Marion Scali est journaliste. Elle a longtemps écrit sur le théâtre à "Libération", avant de partir plusieurs années pour le Maroc.Elle est actuellement responsable de l?éditing au magazine "ELLE". Auteur et coauteur de plusieurs ouvrages, dont un livre consacré au Maroc, elle est également cavalière, passionnée de dressage.
Mêlant impressions (très) personnelles, enquêtes farfelues (pas tant que ça), provocations salutaires et imprécations d'une irrésistible drôlerie, les chroniques que Marion Scali a données pendant trois ans à Cheval Pratique méritaient d'être réunies. Cavalière très observatrice, affleure au sens critique ultra-développé, elle y brosse un tableau cruel mais juste d'un univers qu'elle connaît bien: le petit monde de l'équitation. Entrée volontairement dans le rôle d'une vielle râleuse, l'éminente journaliste (le Nouvel Observateur, Libération, Elle) également monitrice diplômée et biographe des grands maîtres de l'art équestre fait une nouvelle fois preuve ici de son humour, de sa culture et de son talent.
S'ils ont été jusqu'ici les témoins silencieux de nos agissements, de nos faiblesses, voire de nos crimes, les chevaux, en effet, décideront peut-être un jour de tout raconter. De vider leur sac. De dire aux hommes leurs quatre vérités. Cela risque de faire mal. Ce jour-là est arrivé. Trois écrivains, tous trois cavaliers expérimentés, ont donné la parole à leurs chevaux. Ceux-ci ne se sont pas fait prier, et disent ici tout ce qu'ils ont sur le c?ur. C'est parfois très tendre. Parfois, aussi, très féroce.
Le Maroc ? Un pied en Europe et l'autre en Afrique, une terre riche où les habitants sont pauvres, un univers où la modernité prend place. Tout en contradictions. Tout en dualités.
Et si la pratique d'un métier était aussi un parcours initiatique, un chemin vers la connaissance de soi et du monde ? La sagesse du chirurgien est faite de modération, de prudence, mais aussi parfois de rapidité. Elle ne s'acquiert qu'avec le temps et l'expérience. Elle est plus singulière et peut être moins naturelle quand il s'agit de la conduite managériale d'un groupe de chirurgiens et de para médicaux. La juste répartition des tâches, les précautions prises pour ne favoriser aucun, la reconnaissance des mérites des uns et les mesures correctrices à apporter à d'autres, font du statut de manager dans un service de chirurgie un métier à part entière. Il demande une écoute et des qualités particulières pour mettre là où il "fera" le mieux, celui qui y sera le plus heureux. On peut imaginer que la réflexion qui y préside soit très proche de celle de l'artiste pour la construction d'une oeuvre d'art, surtout si l'on se réfère à la phrase du peintre nabi Maurice Denis : "Se rappeler qu'un tableau, avant d'être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées".
La Vestale de Venise nous entraîne dans le tourbillon du carnaval de la Venise déclinante du XVIIIe siècle, où le comte Flavio Foscarini, aidé de son jeune ami le poète Gasparo Gozzi, va mener l'enquête sur une succession de meurtres dont les victimes sont toutes des hommes influents de la cité. Au fil des meurtres et de l'enquête, nous découvrons les multiples visages de cette Venise qui brille encore de mille feux, aux m?urs raffinés et aux palais luxueux mais dont la structure sociale commence à vaciller. À travers un mélange de personnages de fictions et d'autres ayant réellement existé, l'auteur décrit une Venise tenue par les hommes, domination dont certaines femmes au caractère bien trempé chercheront à s'affranchir, ce qui ne sera pas sans conséquence sur l'intrigue. Écrite dans un style riche très descriptif, cette intrigue policière marie habilement l'histoire de la Sérénissime avec la modernité d'un sujet particulièrement actuel, la place de la femme dans notre société.
Il y a 30 000 ans, en Moldavie, le chaman qui prédisait l'avenir en jetant des figurines d'argile dans le feu fut le premier céramiste de l'humanité. Tout au long de son aventure multimillénaire, la céramique sera ainsi marquée par les gestes du sacré, mais aussi par ceux du quotidien, de l'alchimie, de l'art, de la science, en conservant, à travers ses métamorphoses et voyages, la mémoire de ses expériences. Sous la plume du potier Jean Girel, nous découvrons que son histoire est aussi celle d'une célébration.
Dans le jardin de mon enfance nous devions enfumer, pulvériser, brûler la nature rebelle, désastreusement inventive. Dans leur délire créatif les firmes de l'industrie chimique avaient mis au point un bazooka à poudre. Qui n'a jamais bazooké de sa vie ignore les dangers de la machine. Grimpé sur une échelle, j'actionnais le piston à hauteur de visage. Le poison pénétra dans le sang. Evanouissement, coma léger, étendu je méditais sur l'efficacité de produits capables de détruire en même temps le jardin et le jardinier. Chaque espèce déclarée nuisible génère des trésors d'inventions meurtrières. Le jardinier baigne dans une paranoïa activement entretenue par les vendeurs de poisons. Tout ce qui ne procède pas de son "projet" doit être effacé du paysage. Les animaux gênent. Lorsque j'ai pu acquérir un terrain la question s'est posée : est-il possible en ce lieu, suffisamment abandonné pour accueillir une sauvagine, de combiner un jardin à la nature elle-même ? Etablir un territoire de partage ? J'avais décidé qu'une part du jardin reviendrait aux animaux habitués à s'en nourrir. Cela revenait à céder également une part d'espace. Sans le vouloir à ce point, le désirant tout de même, de façon lente et imprécise j'ai fait un jardin pour les animaux.