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Par la haute mer ouverte. Notes de lecture d'un Moderne
Scalfari Eugenio ; Antoine Françoise
GALLIMARD
20,00 €
Épuisé
EAN :9782070136339
Eugenio Scalfari est le fondateur et le directeur d?un quotidien italien devenu une référence en Italie comme à l?étranger, La Repubblica. Homme de presse, Eugenio Scalfari s?inscrit, par nécessité, dans le flux de l?actualité, l?approche, fractionnée par la dictature de l?instant, d?une réalité toujours plus complexe et différenciée que la vision que nous en donne le Journal. Homme de culture, Eugenio Scalfari aime à prendre le temps d?écouter la respiration du monde à partir des murmures de la littérature, des myriades de petites touches que les écrivains, toute sensibilité déployée, déposent non pas dans le Journal, mais dans le Livre. Homme de plume, Eugenio Scalfari joue sur les différents styles pour nous dresser son Panthéon des Lettres, c?est-à-dire ce que devraient être les Lumières du XXIe siècle, ce que pourrait être une République mondiale des Lettrés. C?est de ce décalage des trois identités que se nourrit ce livre de lectures. La réactivité au cours du monde? Rien ne vaut un solide dialogue fictif, en ouverture, avec Diderot. L?impression que le flux des choses interdit, par sa rapidité, le temps de la connaissance? Voyez Montaigne, bâtissant une sagesse qui aujourd?hui encore fascine sur le « branloire » du monde, d?où il conclut à un scepticisme tempéré qui ruine les prétentions des idéologies, qui, dès cette époque, montre la nature humaine commune au Sauvage et au Colonisateur. S?il est des passages obligés (Kafka qui a l?intuition de ce que sera son siècle avec Le Procès ou La Métamorphose), en revanche nul n?a mieux exprimé le sentiment d?un écoulement irrémédiable qui conduit à un écroulement d?un monde ? nos certitudes, nos paysages, nos conduites sociales ? que Rilke, alors même qu?un autre nous apprend à saluer les configurations nouvelles ?Joyce. Si le Journal décrit le monde en surface, la Littérature nous en ouvre les portes de la compréhension.
Biographie de l'auteur Carlo Maria Martini (1927-2012), jésuite, était archevêque émérite de Milan, recteur de l'Institut biblique pontifical et de l'Université grégorienne pontificale. Eugenio Scalfari est écrivain, journaliste, fondateur et directeur pendant vingt ans du quotidien italien La Repubblica.
Cela sonne comme une évidence : les Lumières font partie de notre héritage culturel et politique. Une quinzaine d'intellectuels italiens (parmi lesquels U. Eco, G. Vattimo ou N. Bobbio) remettent en question ce cliché : en fait, soit les Lumières sont invoquées avec enthousiasme (par les institutions), mais figées comme un vieux monument du passé ; soit elles sont dénigrées, accusées de tous les maux (mythe du Progrès, technologie ravageuse, totalitarismes). Comment sauver les Lumières à la fois des éloges froids des politiques et des critiques à bon marché des intellectuels ? Chacune des interventions de ce petit livre propose une solution à ce problème. C'est un défi crucial intéressant tous les citoyens désireux de comprendre et de changer la marche du monde.
Résumé : Le jeune Andrea Grammonte appartient à l'une des familles les plus riches d'Italie, propriétaires de la première entreprise sidérurgique du pays. Enfant gâté de la haute bourgeoisie milanaise, il multiplie les voyages, les aventures et les extravagances. Porté à la vice-présidence de la société à la veille de l'invasion de la Pologne par les Nazis, Andrea part toutefois en Afrique et sauve son bataillon lors de la déroute d'El-Alamein. A la Libération il fait montre d'une habileté et d'une autorité qui lui permettent de bâtir un véritable empire industriel. Les retrouvailles avec Laura, un amour de jeunesse, et les soubresauts qui agitent la vie politique italienne dans les années 60 le ramènent pourtant, inlassablement, à des blessures plus anciennes et jamais refermées. A travers le portrait d'un grand capitaine d'industrie Eugenio Scalfari livre sa vision d'une certaine classe dirigeante italienne confrontée aux soubresauts de l'histoire, des années 30 jusqu'aux " années de plomb ".
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de surréalité, si l'on peut ainsi dire. C'est à sa conquête que je vais, certain de n'y pas parvenir mais trop insoucieux de ma mort pour ne pas supputer un peu les joies d'une telle possession." Des projets et des promesses du premier Manifeste du surréalisme (1924) aux prises de position, politiques et polémiques, affirmées dans le Second Manifeste du surréalisme (1930), se dessine ici une théorie de l'expérience esthétique qui a bouleversé tous les domaines de la création au XXème siècle.
Ces "essais sur le roman" constituent la première manifestation théorique de l'école du "nouveau roman". Nathalie Sarraute y expose ses propres conceptions qui ont exercé une influence profonde sur les jeunes auteurs. De Dostoïevski à Kafka, de Joyce à Proust et Virginia Woolf, Nathalie Sarraute scrute l'oeuvre des grands précurseurs du roman moderne et examine leur contribution à la révolution romanesque de nos jours.
La lecture n'a pas toujours été une activité solitaire : elle s'est longtemps pratiquée à voix haute, de manière collective, et, partagée dans les salons ou les jardins, fut un élément majeur de la sociabilité. La lecture est une rencontre : entre un lecteur, un texte et un auteur ; mais aussi entre plusieurs lecteurs qui confrontent leurs interprétations. La frontière entre l'écrit et l'oral s'estompe : la lecture vocalise le texte écrit et le prolonge par la conversation, voire la relation amoureuse. Cette anthologie regroupe une soixantaine de textes (très connus comme rares, français et étrangers) illustrant les différentes manières de lire : les rapports à l'objet-livre, à l'activité de lecture (rêverie, réflexion, méditation...) et au corps du lecteur. Car le plaisir de lire n'est pas seulement intellectuel mais aussi sensuel. On passe progressivement d'une lecture sacrée à une lecture profane, et d'une lecture édifiante à une lecture dangereuse — celle des romans, longtemps accusés de favoriser le vice de la curiosité. A l'heure où la lecture subit de profondes mutations, ces textes sont autant de témoignages d'une activité qui traverse les siècles et questionne notre rapport à la tradition et à l'altérité.
Résumé : "Cette littérature a commencé avec la négritude. Des idéologues de chez eux (les Occidentaux), pour justifier l'esclavage et la colonisation, avaient décrété que le nègre n'avait pas d'histoire parce que son histoire n'était pas écrite. Il s'est trouvé des Africains de chez nous pour le désir d'Afrique, qui se sont armés de la plume. Ils ont démontré que l'Afrique, le premier continent de l'humanité, avait ? écrites ou non écrites ? de multiples traces de son passé multimillénaire. Ils (les idéologues de chez eux) avaient arrêté que nous étions sans culture. On leur a répondu que les Africains de la plus longue histoire de l'humanité avaient la culture la plus riche de l'univers [Mongo-Mboussa] rappelle qu'au début nous savions à peine écrire le français, nous étions un tirailleur sénégalais. Puis ce furent des étudiants, la faim au ventre, qui reprirent le flambeau. Et quand ils quittèrent les universités, devinrent des intellectuels, prirent la relève des étudiants, ce fut pour aller à l'exil. C'est l'exil qu'ils ont continué à écrire. [...] M. Mongo-Mboussa a écrit un livre important sur la littérature africaine, un livre important pour l'Afrique." Ahmadou Kourouma On attend de la littérature africaine qu'elle soit à la fois exotique, porteuse d'une certaine oralité et conforme aux canons classiques du marché européen. Cet essai permet de comprendre un des paradoxes qui pèsent sur les auteurs africains.