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Etudes rurales N° 186 : Ruralité, urbanité et violence au Kurdistan
Scalbert-Yücel Clémence ; Tejel Gorgas Jordi
EHESS
33,00 €
Épuisé
EAN :9782713222955
Souvent décrite dans la littérature scientifique et militante comme essentiellement rurale, la société kurde a, au cours du XXe siècle, subi les effets de la modernisation et de la violence des États. Pourtant, la ruralité en tant que telle n'a jamais été au centre des recherches portant sur le Kurdistan. Aussi, en s'inscrivant dans une perspective diachronique et pluridisciplinaire, ce numéro tente de remédier à cette carence. Une première partie, historique, évoque les flux constants et réciproques qui ont longtemps lié le monde rural et le monde urbain. Une deuxième partie traite plus spécifiquement des violences politiques qui ont profondément transformé les campagnes kurdes tout au long du XXe siècle. Enfin, une troisième partie ouvre des pistes de recherche sur de nouvelles façons d'aborder aujourd'hui les espaces issus de ces violences. Nombre des articles de ce volume s'articulent autour des concepts d'" entre-deux ", de " marge " et de " mobilité ", mettant en relief la contradiction propre au Kurdistan entre une représentation tribale et montagnarde, d'une part, et la réalité des échanges permanents entre villes et campagnes, d'autre part. Outre qu'elle permet de documenter un espace géographique et social en constante mutation, cette nouvelle approche permet d'enrichir l'analyse de la société kurde, souvent limitée aux domaines politique et ethnique.
Résumé : Même soumise à des exigences de rentabilité, l'entreprise n'est pas seulement un lieu de production économique, mais aussi un espace humain où des personnes vivent, agissent, interviennent. Comme tout projet collectif, l'entreprise est l'objet d'une forte implication affective où le sujet peut soit s'épanouir, soit se cantonner dans une attitude purement passive et répétitive. Au moment où l'on parle tant de la dureté du monde du travail, où l'on évoque le poids du " harcèlement moral ", du stress professionnel, l'entreprise peut-elle être un vrai lieu de désir et de parole ? Comment permettre au sujet de donner le meilleur de lui-même, sans l'aliéner, sans ignorer sa personnalité, son histoire ou son identité sexuelle ? Ce livre est l'?uvre de deux auteurs aux formations et aux parcours professionnels différents. L'un est psychiatre d'orientation psychanalytique et intervenant dans des séminaires de dirigeants d'entreprise. L'autre anime un cabinet conseil en marketing relationnel (ALMA-ATA) après avoir été dirigeant dans de grands groupes de communication (EURO-RSCG, FCA-PUBLICIS). Ils se sont rencontrés sur une certaine conception du lien interhumain dans l'entreprise et de l'implication du sujet dans son milieu de travail. Le docteur Prigent, auteur d'une dizaine d'ouvrages sur la dépression, le suicide, la séparation, l'amour... apporte ici un regard sur les liens professionnels et les met en perspective. Joaquin Scalbert contribue à ce travail par sa connaissance, de l'intérieur, du monde entrepreneurial et par son analyse de certaines tendances à l'instrumentalisation des salariés.
Vingt-six nouvelles qui mettent en scène une France rurale authentique et contemporaine. Les plus roués, les plus astucieux triomphent parfois au mépris de la morale communément admise.
Le style c?est l?homme" croyait savoir Buffon qui ne songeait ni à des bottines Chelsea, ni à la coupe d?une minijupe. Arthur était bien chaussé et il avait vu des jupes de toutes formes tomber en corolle sur le parquet de son appartement. Sa vie ? Une cavalcade entre concerts de rock et groupies impétueuses jusqu?à ce qu?une mauvaise pilule prise un soir de fête fasse vaciller cet équilibre. Muté aux informations générales après une grosse bévue, il eut à peine le temps de méditer sur l?ingratitude de sa hiérarchie qu?un coup de matraque l?envoya à l?hôpital, alors qu?il couvrait l?évacuation d?un campement de réfugiés. Et voilà qu?en plus un Afghan s?installe chez lui pour échapper à une expulsion ! Mais un bienfait n?est jamais perdu et Arthur va vite comprendre comment tirer profit de cet enchaînement de circonstances?
Résumé : Il pourrait décider de l'oublier, après tout il n'a vu Mathilde qu'à trois reprises. Il lui suffirait de l'éviter et la vie reprendrait son cours. Alexandre se souvient alors de la devise des guetteurs, semper paratus, toujours prêt, elle doit le guider. Même si Mathilde n'attend rien de personne, il sera là pour elle. Sur fond d'embardées aériennes et d'embouteillages maritimes, ponctués de contacts radio et de tempête soudaine, d'abordages amoureux et de renflouages érotiques, on assiste, sous l'oeil sémaphorique de Marc Salbert, à une épopée bretonne qui tient de la régate sentimentale et du convoyage affectif à haut risque.
Septembre 1993 : Serge Moscovici devient docteur honoris causa de l'université de Séville. Le discours qu'il prononce alors allie bilan critique de la théorie des représentations sociales. retour réflexif sur son propre parcours et nouveaux horizons de recherche. Avec ce texte inédit. Moscovici érige la psychologie sociale, dont il est l'un des fondateurs, en véritable anthropologie du monde contemporain.
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.
Georges Guille-Escuret bouscule un des tabous de la civilisation: le cannibalisme. II soumet au crible d'une analyse incisive le regard porté par les sciences sociales sur l'anthropophagie. Entre les récits d'explorateurs, les témoignages de missionnaires et les commentaires de savants, se dessine une épistémologie à double sens, portant sur la confrontation entre la culture des peuples observés et celle des observateurs. Le cannibalisme se révèle une formidable loupe pour observer les antagonismes de pensée autour du rapport nature/culture. Il permet aussi de mettre au jour la dimension historique de l'exotisme. Ce livre, tout en réinsérant le cannibalisme parmi les sujets anthropologiques, prétend combattre efficacement l'ethnocentrisme et le mépris du "sauvage" dans la "civilisation".