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Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens
Sbalchiero Patrick
FAYARD
67,20 €
Épuisé
EAN :9782213613949
L'extraordinaire chrétien désigne une immense variété de phénomènes - physiques et psychologiques - manifestés dans la Bible et au long de deux millénaires de christianisme. Leur origine serait étrangère aux réalités sensibles de notre monde, et leur mode de manifestation incompréhensible à la seule démarche scientifique. Récits bibliques, vies de saints et traités de théologie spirituelle attestent leur pérennité et leur récurrence en Occident comme en Orient. On peut, pour simplifier, distinguer quatre grandes strates. La première est le " socle biblique " : la naissance virginale de Jésus, ses miracles, sa Transfiguration, sa Résurrection et son Ascension, les prodiges accomplis par les premiers apôtres, le ravissement de saint Paul, les visions rapportées dans l'Apocalypse de saint Jean... Viennent ensuite les phénomènes propres aux mystiques chrétiens : certains, physiques, entraînent une modification du métabolisme (extase, guérison, hyperthermie, inédie, lévitation, stigmatisation...), ou bien, comme la fragrance post mortem ou l'incorruptibilité, apparaissent au moment du décès du sujet, voire après. Quant aux phénomènes intellectuels (ou " subjectifs "), ils ont pour dénominateur commun l'abolition des limites spatio-temporelles : prédictions (négation du temps), clairvoyance (négation de l'espace)... En troisième lieu, le merveilleux chrétien recouvre l'ensemble des " prodiges " rapportés par les vies de saints absents des Écritures (légendes populaires et récits hagiographiques). Il s'agit de matériaux littéraires servant à l'édification des lecteurs, dont une partie tire son origine de textes apocryphes. Enfin, la tradition chrétienne affirme que les puissances du mal ne sont pas des figures symboliques ou des principes métaphysiques, mais des êtres vivants créés par Dieu, doués d'une intelligence supérieure et dont certaines interventions parmi les hommes aboutiraient à des phénomènes sensibles apports, possessions, visions diaboliques... Reste à expliquer l'omniprésence de ces phénomènes extraordinaires dans la tradition chrétienne. Les sciences humaines et celles de la nature peuvent-elles aider à une meilleure compréhension de ces faits ? Comment articuler lecture théologique et interprétation scientifique ? La psychologie humaine constitue-t-elle une base favorable ou un obstacle au surnaturel extraordinaire ? Plus de 230 auteurs, pour l'essentiel historiens, médecins et théologiens, universitaires ou ecclésiastiques, croyants ou non, apportent, à travers 830 articles rédigés sous la direction de Patrick Sbalchiero, des réponses documentées à des questions qui suscitent d'infinies curiosités.
Résumé : L'exorcisme dans l'histoire pour dire et expliquer pourquoi il ne s'est jamais aussi bien porté qu'aujourd'hui. Notre monde hypertechnologique, soucieux de refouler le religieux, n'a paradoxalement jamais autant parlé du diable et des exorcismes. Depuis 1973, l'année de la sortie du célèbre film L'Exorciste de William Friedkin, le "prince des ténèbres" a fait l'objet de centaines de livres dans la plupart des langues européennes. Sur Internet, les références implicites au démoniaque et le nombre de groupes explicitement constitués autour du satanisme n'ont jamais été aussi pléthoriques. C'est le signe que l'irrationnel ressurgit en pleine modernité. A tel point que l'Eglise catholique est revenue à ses pratiques passées : désormais, chaque diocèse possède son exorciste officiel. Mais qu'est-ce qu'un exorcisme ? Tout en replaçant cette pratique dans une histoire longue, de l'Antiquité à nos jours, l'auteur en explore toutes les facettes - et elles sont nombreuses. Comment opère un exorciste ? Qu'est-ce que ressent un sujet soumis à un exorcisme ? Psychologie et possession entretiennent-elles un rapport étroit ? Pourquoi les papes contemporains exorcisent-ils eux-mêmes ? Pourquoi les communautés nouvelles parlent-elles tant d'exorcisme et de délivrance ? Autant de questions auxquelles ce livre original apporte des réponses pertinentes et toujours passionnantes.
Résumé : L'architecte Antoni Gaudí est mondialement connu et sa production d'une originalité inégalée. Son oeuvre, unique en son genre, constitue l'un des pôles d'attraction de Barcelone. Il est vrai que son art ne se comprend qu'au regard de la foi, lui qui a conçu la Sagrada Familia, son chef-d'oeuvre, comme une bible de pierre, une "forêt de symboles" pour élever l'âme vers Dieu. L'Eglise a d'ailleurs initié son procès de béatification, ce qui ferait de lui le premier architecte laïc reconnu bienheureux. Si tous ont entendu parler de l'architecte, qui connaît l'homme ? Cette biographie en français, parmi les toutes premières, sonde le mystère de ce génie, incompréhensible sans le cheminement intérieur de celui qui fut d'abord un jeune dandy avant de renoncer au tourbillon barcelonais. Les péripéties et rebondissements sont absents de la vie sociale de Gaudí. L'architecte catalan n'est pas un héros, mais un aventurier de Dieu, à tel point qu'il finira sa vie dans la solitude et la pauvreté. Son parcours de marginalité et d'humilité n'est pas sans soulever beaucoup de questions abordées ici : était-ce un génie ou un fou ? A-t-il été influencé par la franc-maçonnerie ? Quels sont ses liens avec la terre et la culture catalanes ? A quoi ressemblait le quotidien de ce moine architecte ? A l'ombre de la cathédrale se dessine alors le portrait d'un homme à la dimension de son oeuvre ! Patrick Sbalchiero est docteur en histoire (EPHE), journaliste, et auteur d'une vingtaine d'ouvrages dont certains traduits en plusieurs langues. Il est l'un des spécialistes reconnus de l'histoire des expériences mystiques et des faits non élucidés.
Le monachisme est une réalité religieuse partagée par quelques-unes des grandes religions du monde. Christianisme, hindouisme, bouddhisme connaissent tous cette forme d'engagement radical... Mais depuis deux mille ans, des générations de chrétiens ont été fascinées et attirées par la vie monastique, considérée pendant longtemps comme l'une des formes supérieures de l'existence chrétienne. Ermite ou cénobite, le moine est d'abord un solitaire à la recherche de Dieu dans la prière et la contemplation. Et notre culture commune est redevable de bien des façons à cette forme de vie consacrée : défrichage du Moyen Age, art sacré, architecture, enluminure, musique... Patrick Sbalchiero retrace ici la riche histoire du monachisme, phénomène majeur de la spiritualité occidentale.
Phénomène ancien et universel, les expériences de mort imminente (E.M.I.) sont devenues un sujet extrêmement populaire depuis les années soixante-dix, notamment grâce aux ouvrages du médecin américain Raymond Moody. Les récits d'E.M.I. sont effectivement troublants. Ils semblent converger vers une même perception de ce qui pourrait être un au-delà: une expérience extracorporelle, un tunnel, une lumière identifiée à l'amour, des rencontres, enfin, une expérience que l'on quitte à regret... Au carrefour des témoignages (anciens et contemporains), de la parapsychologie, de la spiritualité et des sciences médicales et psychologiques, l'auteur, historien, spécialiste des phénomènes mystiques, entend faire le point des connaissances et offrir aux lecteurs un état complet et actualisé "du dossier E.M.I.'. Biographie: Patrick Sbalchiero est docteur en histoire et enseignant à l'Ecole cathédrale de Paris. Il a dirigé chez Fayard le Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens."
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.