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Une histoire politique du ring noir. De Tom Molineaux à Muhammad Ali
Sayari Chafik
SYLLEPSE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782849509043
Aux Etats-Unis, le ring a toujours été un terrain de mise en scène de la domination raciale et de sa contestation. Tel est le point de départ d'un récit sensible et incarné, faisant revivre la trajectoire de quelques-uns des plus grands boxeurs noirs de l'histoire américaine. De la période esclavagiste au mouvement des droits civiques des années 1960, en passant par les deux guerres mondiales, la figure du boxeur noir n'a cessé de cristalliser les espoirs de la population afro-américaine mais aussi la haine et le désir de vengeance du pouvoir et de ses alliés. On croisera dans les pages de ce livre de nombreux boxeurs, dont Tom Molineaux, ancien esclave qui devint célèbre lorsque ses victoires portèrent atteinte au prestige racial blanc ; Peter Jackson, victime, comme tant d'autres boxeurs noirs, de la barrière de couleur qui le priva de la consécration suprême sur le ring ; Jack Johnson, premier champion du monde noir des poids lourds en 1908, ou encore Muhammad Ali, "le plus grands". Dans Histoire politique du ring noir, sport et politique, racisme et histoire des Etats-Unis s'entremêlent et dessinent des figures comme autant de coups portés, reçus et esquivés.
Cherchons cadre forte pointure..." Pour Robert Clergerie, tout commence lorsqu'il répond à cette annonce du groupe Charles Jourdan, célèbre fabricant de chaussures féminines. Dix ans plus tard, en 1981, il fonde sa propre marque et rencontre un succès immédiat en France et aux Etats-Unis. Magnifiant le derby pour femmes, il chausse les plus grandes : Lauren Bacall, Madonna ou, plus récemment, Michelle Obama. Ce livre dresse le portrait d'un fils d'épiciers dont le père savait à peine lire, d'un travailleur acharné qui ne se laissa guider que par son instinct et son indéfectible foi en l'homme, d'un patron qui misa ses deniers personnels dans le redressement de son usine de Romans-sur-Isère et la préservation de ses 250 emplois. Créateur visionnaire, artisan d'excellence, chef d'entreprise apprécié, Robert Clergerie incarne autant un savoir-faire inestimable qu'un sens aigu des affaires... et de l'humain.
Le livre des Rois, oeuvre monumentale de Ferdowsi, le grand poète persan (940-1020), représente la mythologie perse, très riche en symboles universels. Au centre de cette épopée se trouve Rostam, le héros par excellence : le héros endormi au fond de notre coeur.
L'Iran est, depuis toujours, le pays de la poésie. Ne dit-on pas d'ailleurs qu'elle coule dans le sang des Iraniens ? La poésie classique persane occupe une place privilégiée dans le coeur de chacun d'eux, mais aussi dans celui de tout poète. Cependant, à partir des années 1950, des écoles littéraires occidentales telles que le romantisme et le surréalisme apportent de nouvelles conceptions poétiques et, par là même, un souffle d'ouverture à la créativité iranienne qui aboutit à la "poésie moderne" . Or, la langue poétique, par sa nature même, est vivante, souple et en constante transformation. Ainsi, au cours des années 1960, une toute nouvelle manière d'écrire et de concevoir la poésie a vu le jour au sein de la littérature moderne iranienne, d'abord chez certains poètes renommés, puis ceux des générations suivantes. Ce mouvement original et novateur constitue aujourd'hui ce que l'on désigne sous le nom de "poésie d'avant-garde" .
Le 7 avril 1994 marque le début du génocide des Tutsi au Rwanda. Durand 100 jours, le pays des mille collines sombre dans des ténèbres inimaginables. Les familles des Tutsi sont exterminées, les innocents massacrés... Quelque part dans l'est du pays, deux amis d'enfance issus d'ethnies différentes vont traverser différemment cette période sombre de leur jeunesse. Lui, du côté des bourreaux, Elle, du côté des victimes... Vingt-cinq ans après le massacre, la rescapée n'a qu'un souhait : revoir son ami d'enfance afin de l'interroger sur son rôle dans ce génocide. Va-t-il ouvrir son coeur et raconter ce qui s'est réellement passé ? Est-ce que leur amitié pourra survivre ?
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
En 2010, Lula quittait la présidence du Brésil avec 80% d'approbation et des indicateurs économiques au beau fixe. Moins d'une décennie plus tard, Dilma Rousseff qui lui a succédé est destituée par un coup d'Etat parlementaire et Lula est emprisonné à la suite d'un procès politique. Pire, l'élection présidentielle de 2018 a livré le pays à un militaire d'extrême droite. Que s'est-il donc passé? ? fabio luis barbosa dos santos tente d'y répondre en brossant le portrait des mandats du Parti des travailleurs à la tête du pays. Il montre la dérive d'un parti qui fut le centre de gravité des luttes sociales au début des années 1980 pour finir par devenir le "bras gauche" de l'ordre en vigueur au cours des années 2000. Essai sur l'histoire récente du Brésil, ce livre revient aussi sur l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro et scrute le chapitre brésilien du glissement mondial vers un néolibéralisme toujours plus violent, autoritaire et inégalitaire.
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.