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Le Paris de Hugo
Savy Nicole
ALEXANDRINES
9,90 €
Épuisé
EAN :9782370890306
S'il est un homme qui incarne le Paris du XIXe siècle, épris de liberté et rayonnant sur les lettres et les arts, c'est Victor Hugo, l'enfant rieur du jardin des Feuillantines, le jeune chef glorieux des romantiques qui conspirent sur la place Royale, l'exilé qui revient en triomphe de Guernesey avec la République et découvre le nouveau Paris du baron Haussmann. Leur histoire commune est longue et diverse. Hugo adore le vieux Paris médiéval, celui de la cathédrale, et se bat contre la dégradation des monuments historiques ; il se fait le reporter des fastes royaux et des barricades, se promène de la Bastille aux faubourgs, des Tuileries aux prisons et aux égouts de la ville. Il porte un regard acéré sur les gens, scandalisé sur la misère, gourmand sur les femmes, tendre sur les enfants. Et ne cesse d'écrire Paris, marcheur et poète, en prose et en vers.
La phénoménologie, la théologie, souvent aussi l'histoire, privilégient une approche de la conversion en termes d'itinéraires personnels, ou réduite à l'analyse de réseaux de sociabilité de faible rayon. Dès lors qu'elles se rendent visibles dans l'espace public, les conversions se dotent pourtant d'un contenu proprement politique. Elles engagent acteurs de la conversion et pouvoirs politiques dans un processus complexe de mise en signes et de mise en scène. Le dossier "Signes et scènes de la conversion" s'attache à l'histoire longue de ces politiques de la conversion, dans l'espace chrétien, de l'Antiquité à la période moderne. De la cité à l'Etat et à l'Empire, il en explore les jeux d'échelles et les enjeux d'institution et de représentation. L'article en varia, "Thérèse de Lisieux et la Russie", aborde l'internationalisation d'une dévotion en milieu catholique dans l'entre-deux-guerres, sous l'angle d'un agencement entre mobilisation des acteurs de terrain et régulation romaine.
L auteur examine le sort réservé aux stéréotypes du juif par les écrivains et poètes romantiques français, de Chateaubriand à la mort de Hugo en 1885: en même temps que naît une certaine défense des libertés et du progrès qui s oriente, au milieu du siècle, vers la République et vers ce que nous appelons la gauche, la vieille judéophobie médiévale, religieuse et économique, persiste; elle est ravivée par l anticapitalisme socialiste, puis par la montée des nationalismes; enfin on voitnaître l antisémitisme dans sa forme moderne, racialiste, mais aussi l invention de la lutte contre l antisémitisme (Lamartine,Hugo). La littérature reproduit des stéréotypes: le banquier, le traître, l usurier, le renégat, le converti, le juif errant, la courtisaneexotique, la jeune fille innocente, etc.Nicole Savy s attache à contrer l idée reçue selon laquelle l antisémitisme apparaîtrait brutalement en France, importé de l étranger, à la fin du siècle, et surtout elle l étudie comme une des modalités de la construction de l Autre, objet de peur etde rejet en même temps qu exutoire social.De nombreux extraits d oeuvres illustrent son propos.
C'est en 1850, à la fin de sa vie, que la marquise de Franqueville écrit ses Mémoires. A la veille de la Révolution, la petite Nanon, pauvre paysanne illettrée, devient l'amie du "petit moine" Emilien de Franqueville, bientôt rendu à l'état laïque par la fermeture des couvents. L'écho de la Révolution ne parvient que très assourdi dans ces campagnes reculées, mais la vieille société féodale chancelle, les biens nationaux sont vendus et Nanon va pouvoir, à force de courage et d'intelligence, conquérir son destin de femme. Poème champêtre à la gloire de la Creuse et du Berry, hymne au XVIIIe siècle de Rousseau, ce roman évoque la Révolution du point de vue de la paysannerie, classe majoritaire dont le XIXe siècle a peu tenu compte. Publié en 1872, peu de temps après le traumatisme de la Commune, Nanon est porté par les convictions républicaines et féministes de George Sand, dont c'est sans doute la dernière grande ?uvre.
Elevé dans les quartiers populaires, de l'est de Paris, à Ménilmontant puis dans le Pigalle animé des années 30, la vie de Gainsbourg à Paris suit le parcours de sa réussite qui le conduit d'abord dans les quartiers ouest les plus huppés de la capitale, avant de le voir s'installer au coeur de Saint- Germain-des-Près, 5 bis, rue de Verneuil, sa maison musée dont les fans ont transformé la façade en oeuvre d'art in progress. Le Paris de Gainsbourg nous invite à une balade dans le temps et la géographie parisiennes d'un des grands artistes du XXe siècle. Emmanuelle Guilcher nous fait revivre l'ambiance des cabarets de la Rive Gauche (Madame Arthur, Milord l'Arsouille), où, pianiste puis chanteur débutant, Gainsbourg débute dans les années 50 ; elle nous raconte ses rencontres avec Boris Vian, Juliette Gréco, les temps de la bohême et ceux des grandes scènes du music-hall parisien : Bobino et Le Palace. Avec elle nous arpentons le quartier sur les pas du chanteur, pour flâner dans les galeries de la rue du Bac, boire un verre au café de Flore, déjeuner chez Lipp ou dans un bistrot du coin, longer les quais pour une visite au 36 quai des orfèvres ou encore une promenade au musée du Louvre. Signe de son inscription éternelle dans la mémoire et la vie parisienne, une station Serge Gainsbourg sera ouverte en 2011, hommage unique pour un chanteur mais clin d'oeil que l'auteur-compositeur interprète du Poinçonneur des lilas, amoureux de l'urbanisme de la capitale aurait apprécié. L'auteure est allée interviewer des figures du monde du spectacle dont Michel Drucker, Pierre
Flâner dans Toulouse sur les pas des écrivains, quel plaisir formidable ! Découvrir, aidé de leur meilleur biographe, ce que cachent tes murs de leur maison ; explorer les ruelles qu'ils ont arpentées ; s'asseoir à la table des cafés qu'ils ont fréquentés : ce guide nous invite à goûter tout cela. Et c'est savoureux.