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Fenêtres. Open Space
Savelli Anne
MOT ET LE RESTE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782915378375
Tous les jours, le métro parisien - ainsi que dans toutes les grandes villes du monde - transporte par milliers, son flot de voyageurs. Parmi eux, sur la ligne 2, en partie aérienne, une femme note sur son carnet, quotidiennement, des bribes du paysage urbain qui défile continuellement derrière les vitres. Ce trajet rythmé par des séries de fenêtres d'habitation ou de bureaux lui permet de saisir une part d'humanité : une femme sur son balcon entre la lessive et une parabole, un homme qui boit son café au soleil... Tout est une question de regard. Entre Colonel Fabien et Barbès, avant que le wagon ne redescende sous terre, noter chaque matin ce qu'on voit en choisissant une fenêtre. Noter ce que la ville fait surgir, fenêtres aux cadres qui se succèdent, se chevauchent ou s'emboîtent, paysage où il faut à toute force aller chercher ce qui bat, ce qui pause, ce qui donne de l'air pour supporter ce que la contrainte rétrécit en nous, ce qu'elle épuise... Puis de Barbès, lire jusqu'à Courcelles. Mercredi Derrière une fenêtre, à Jaurès, est suspendu un fil. Épinglés le long de ce fil cinq rectangles de papier, ou six, dont nous ne voyons que le dos. S'agit-il de photos qui sèchent à notre barbe, de recettes de cuisine, de mots d'amour ? Ou encore de factures, de partitions, de menaces ? De mouchoirs rêches, d'esquisses ? Je penche pour des rideaux pris au second degré.
Depuis plus de vingt ans, des auteurs et artistes sont venus en résidence autour du lac de Grand-Lieu. Derrière eux, ils ont laissé des livres, des oeuvres plastiques, des souvenirs dans les têtes de ceux qu'ils y ont croisés. Anne Savelli et Joachim Séné ont revisité toute cette fabuleuse matière accumulée au fil du temps qui compose une autre réalité de Grand-Lieu. A travers deux personnages aux ambitions antagonistes (Dita Kepler, qui veut conserver les oeuvres créées au bord du lac, et Destroy Keeper, qui a pour mission de les détruire), les auteurs convoquent les écrits et les présences de tous ceux et celles qui les ont précédés. Pour parvenir à leurs fins, ils vont même jusqu'à s'infiltrer dans un clip de Mylène Farmer, intitulé "?A quoi je sers?". Faut-il résister à l'effacement, à l'oubli, et si oui, comment ? Telle serait, entre eux, l'éternelle question.
Je me souviens avoir lu La Vie mode d'emploi dans le métro." En explorant les lieux parisiens de ses propres écrits, croisés avec ceux de Georges Perec, Anne Savelli nous invite à la suivre. Avec elle, nous arpentons la rue de l'Atlas, empruntons la ligne 2, franchissons le pont La Fayette, visitons les grands magasins. Tout un parcours urbain, mais aussi une flânerie accompagnée de souvenirs personnels, littéraires et cinématographiques. L'autrice cherche à comprendre les liens tissés entre les espaces et la création ; une quête pour mieux ancrer sa présence au monde à travers l'écriture.
Un jour, une ville, minute par minute ; une horloge romanesque à la fois libre et implacable, qui nous permet de suivre les parcours de divers protagonistes plus ou moins cabossés par la vie, qui vivent, rêvent, espèrent et parfois tombent. Un flic, des éboueurs, une caissière, un étudiant, des voyous, un médecin, une femme dans le coma, une chatte, une star, etc. , mais surtout une fillette en manteau rouge - une dénommée F. qui a fui son foyer suite à une descente de police, et qui traverse la ville et qui, la traversant, grandit, devient adolescente, puis femme.
Résumé : Suivre une femme qui crée et se déplace, explorer la notion de décor, de mouvement et d'immobilité... Ni un journal ni un essai sur un film ou un souvenir d'enfance, découpé en 75 parties, ce livre marche droit, comme lorsqu'il longe la rue Daguerre sans faire le tour des boutiques ou bifurque et saute de branche en branche. Le documentaire Daguerréotypes d'Agnès Varda, sa carrière, les films de Jacques Demy, le Paris des années 70 à aujourd'hui, constituent les arrière-plans de cette réflexion poétique.
Tout commence, tout peut commencer à recommencer, dans la salle des pas perdus, à la gare de Paris-Saint-Lazare. Je m'y retrouvais l'autre soir, avec du temps devant moi, en attendant le train pour Rouen. Au tout début des années soixante-dix, on pouvait voir dans ces parages un homme d'une trentaine d'années habillé d'un caban et d'une casquette de marin. Il n'était ni matelot, ni pêcheur, ni armateur. Interrogé par les Renseignements Généraux, il aurait dit (du moins à voix basse) qu'il était "l'esprit en dérive de l'Europe erratique". "Territoire" est sans doute un mot-clé dans le paysage mental d'aujourd'hui. Kenneth White a traversé beaucoup de territoires, physiques et culturels, en Europe, en Afrique, en Amérique et en Asie, toujours en quête d'un espace de l'esprit, auquel il donne substance, formes et couleurs. Il se concentre ici sur la France, sa terre d'élection, depuis le Pas-de-Calais et la côte normande jusqu'à son installation sur le littoral breton, en passant par les hauteurs du Morvan et des Pyrénées, les fins fonds du Périgord, les lumineuses terres provençales, faisant de longues marches dans les Cévennes, la Narbonnaise, l'Aquitaine, avec une incursion vers les territoires d'outre-mer.
Thoreau Henry-David ; Granger Michael ; Mallet Nic
Nous devrions sans doute entreprendre jusqu'à la plus courte des marches dans un immortel esprit d'aventure, avec l'idée de ne revenir jamais, et préparés à ce qu'on renvoie nos coeurs embaumés, uniquement comme reliques, dans nos royaumes éplorés. Si vous êtes prêt à quitter père et mère, frère et soeur, femme, enfant et amis pour ne plus jamais les revoir, si vous avez effacé vos dettes, rédigé votre testament et réglé toutes vos affaires, si enfin vous êtes un homme libre, alors vous êtes prêt pour marcher.
Etienne Daho investit les ondes au début des années quatre-vingt, dans le giron du mouvement rock rennais. Incontournable, il s'inscrit parfaitement dans son époque avec des titres comme "Week-end à Rome" ou "Sortir ce soir". Le succès propulse ainsi le jeune chanteur comme l'essentiel représentant d'une pop à la française naviguant entre chanson, new wave et synth pop - qu'il parviendra à réinventer au fil de ses treize albums. L'auteur s'attache à remonter le parcours de l'artiste en s'appuyant sur ses propres recherches, mais aussi sur les témoignages de ceux qui l'ont accompagné Brigitte Fontaine, Françoise Hardy, Serge Gainsbourg, Jacques Dutronc, Jeanne Moreau, Marquis de Sade, Jacno et Elli Medeiros, Dominique A , afin de brosser le riche portrait d'un artiste global, indifférent aux frontières entre les formes d'art.
Thoreau Henry-David ; Granger Michel ; Mallet Nico
La succession des arbres en forêt est le texte d'une conférence donnée en 1860 à l'attention de fermiers, dans lequel Thoreau apparaît comme un précurseur de l'écologie. A la fin de sa vie, l'auteur de Walden met son insatiable curiosité au profit de la science et établit le lien entre le déplacement des graines par divers agents et l'ensemencement des forêts. Il apporte ainsi une explication naturelle à un phénomène jusqu'alors perçu comme surnaturel, en discréditant les théories créationnistes encore dominantes.