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Jeunes dangereux jeunes en danger. Comprendre les violences urbaines
Sauvadet Thomas ; Joubert Michel
DILECTA
13,00 €
Épuisé
EAN :9782916275079
Dès qu'une " cité " s'enflamme, médias et hommes politiques avancent, dans l'urgence, des remèdes de circonstance. " Tolérance zéro ", " rénovation urbaine "... Les politiques élaborées ne résolvent pas plus la ghettoïsation en cours qu'elles ne brisent ce cercle vicieux : concentration de la pauvreté dans les cités, délinquance, stigmatisation de la population des cités désertées par les moins pauvres des pauvres. Aucune mesure, " généreuse " comme la discrimination positive ou au contraire " répressive ", n'empêchera les émeutes tant qu'on ne s'attaquera pas à ce paradoxe : notre société vante la consommation à outrance mais en prive d'accès légal ses enfants des cités, contraints à la précarité. Pour comprendre le phénomène des violences urbaines, Thomas Sauvadet a voulu répondre à cette question fondamentale : comment naissent les " sauvageons " d'aujourd'hui ?
L'utilisation de l'espace public comme lieu de vie et non comme simple lieu de passage concerne en particulier les jeunes les plus démunis des classes populaires, qu'ils soient des jeunes "de rue", passant tout leur temps libre dans la rue, ou des jeunes "à la rue", sans domicile. Dans les deux cas, ils ont un rapport contraint et forcé à la rue, et perpétuent un ancien usage populaire (et masculin) de L'espace public, transformant celui-ci en lieu de vie du fait même de l'absence ou de la défaillance de l'espace privé familial. Ce numéro s'intéresse aux rapports contraints à la rue, aux jeunes qui s'y installent non par choix mais par défaut d'autres possibilités. Il étudie la recherche de lieux désaffectés, qui pourraient être squattés, et analyse les stratégies des jeunes pour transformer un choix par défaut, inspirant la pitié et le misérabilisme, en choix de vie réaffirmant leur libre-arbitre.
Grande cause morale et sociale du moment, ou épouvantail national... Il est plus facile de plaquer sur les "jeunes de cité" tel ou tel schéma que d'aller à la rencontre de leur altérité pour croiser, soutenir et décrypter leur regard. On les voudrait "agis", par d'autres ou par leur "inculture" propre. Ils agissent en fait selon les contraintes d'un environnement créé par notre société. Avant de dire qui ils sont ("racaille", etc.), il faut comprendre comment ils fonctionnent et se gouvernent. C'est la démarche du présent livre, travail d'un jeune sociologue. Ce dernier a longtemps côtoyé l'univers de la rue et l'analyse sans mépris ni empathie forcée. Sur la base d'une passionnante enquête de terrain, il rend compte du processus qui, à partir de la déstructuration sociale et des abandons républicains des années 1980, a mené à la constitution de groupes marchant au "capital guerrier": mélange de force physique, de dispositions psychologiques et de réseaux relationnels qui assure une aptitude au combat et passe facilement du système de défense à l'outil de persécution. Cette approche restitue à "la rue", l'espace du pauvre, son caractère hautement concurrentiel. À l'opposé de l'antienne des "violences gratuites", elle s'intéresse à la rentabilité symbolique et matérielle des comportements violents. Rien de plus ambivalent et atypique dans le fade contexte français contemporain que cette cristallisation d'énergie, rien de plus triste que la manière dont on s'entend à la dévaluer plutôt qu'à la canaliser et à l'intégrer positivement dans le social.
Je connais presque toutes les prisons de notre beau pays. En janvier 1977, Philippe, mon mari, a été condamné à perpétuité. Il n'avait ni tué ni violé. Je ne l'aurais pas supporté. Il avait commis un hold-up exceptionnel. L'un des premiers braquages avec prise d'otages. Il a pris perpète. Pour l'exemple. Depuis, il a tout connu de l'enfer carcéral: l'isolement, le mitard, l'internement en psychiatrie, les brimades, l'humiliation, les grèves de la faim, les émeutes, les évasions aussi... J'ai essayé de tout partager avec lui. Par amour. Notre vie de couple? Ce sont des milliers de lettres, des centaines de parloirs, quelques mois de liberté ensemble et... notre fils bien sûr. Je ne me plains pas. Cette vie, je l'ai choisie, il y a trente ans. Pour le meilleur et pour le pire."
Préparant l'exposition "Esprit es-tu là ? ", laquelle s'apparente à une tentative de rétrospective augmentée de documents et de sources d'inspiration, je me suis replongé dans des travaux anciens. J'ai alors constaté, à peine surpris, que dès mes premières années d'artiste, avant même ma sortie de l'école des Beaux-Arts, certaines "obsessions" (je ne trouve pas immédiatement d'autre mot) se sont faites jour, qui n'ont cessé d'être présentes". Arnaud Labelle-Rojoux Artiste, essayiste et historien de la performance, Arnaud Labelle-Rojoux est une personnalité atypique formée à l'Ecole des beaux-arts de Paris. Il vit et travaille à Paris et enseigne actuellement à l'Ecole nationale supérieure d'art de la Villa Arson à Nice. Il est représenté par la galerie Loevenbruck à Paris. On notera les expositions suivantes : 2016, Villa Tamaris, Toulon ; 2014, "Tombe la neige" , galerie Loevenbruck, Paris ; 2013, "Le surréalisme et l'objet" , MNAM/CCI Centre Pompidou, Paris ; 2011, "L'oignon fait la sauce" , galerie Loevenbruck, Paris ; 2008, "Ne pas jouer avec des choses mortes" , Centre d'art de la Villa Arson, Nice.
Prison lisière Dans cet ouvrage, l'artiste propose une immersion dans la prison de Draguignan qui a ouvert ses portes en 2017, six ans après l'innondation de l'ancienne prison. Destinée exclusivement à des hommes en attente d'un jugement ou déjà condamnés à des peines de moins de deux ans, la toute nouvelle prison, à la lisière d'une forêt, nous ouvre ses portes sous l'oeil et à la plume d'Arnaud Théval. Au fil de son récit nous découvons les différents lieux de l'établissement et ses contacts avec le personnel et les détenus ainsi que leurs interactions entre eux. Ses photos accompagnent son texte et achèvent de plonger le lecteur dans l'univers carcéral.
Azoury Philippe ; Bonaccorsi Robert ; Corréard Sté
Un éclairage de l'oeuvre de F. Pardo, artiste psychédélique essentiel de la contre-culture des années 1960. Son parcours artistique est retracé à partir d'éléments biographiques et de la présentation de ses peintures.
Ryan Bartholomew ; Danto Arthur Coleman ; Martin J
Présentation de l'oeuvre de l'artiste, qui utilise des oeuvres préexistantes qu'il détourne pour dénoncer la consommation dirigée, l'érotisme mercantile ou encore l'américanisation forcée de nos existences.