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Un projet colonial sans lendemain. Le chemin de fer de Bangui-Tchad (AEF)
Sautter Gilles
EHESS
23,00 €
Épuisé
EAN :9782912915009
Voici l'essentiel du rapport commander en 1958 au géographe Gilles Sautter au sujet de la construction d'un chemin de fer reliant le Tchad à l'Oubangui-Chari. Il s'agissait d'améliorer les conditions de transport mais aussi d'organiser un territoire à l'échelle de l'Afrique Equatoriale Française et d'en faciliter le contrôle politique. La voie ferrée Congo-Océan, achevée en 1934, était la première phase de ce grand projet dont le Bangui-Tchad devait constituer le prolongement naturel et le terme en reliant les régions les plus septentrionales, peu peuplées, de l'Afrique Equatoriale Française à la côte ouest africaine. La mise en place des infrastructures constituait une priorité à la fin des années cinquante. Le Bangui-Tchad resta pourtant une entreprise sans suite. Pourquoi alors publier un texte écrit, il y a plus de quarante ans, sur un projet de chemin de fer jamais réalisé ? C'est que ce travail de commande constitue, à la veille de l'Indépendance, la meilleure étude de l'économie de la région Tchad - Haut-Oubangui. Le raisonnement s'appuie systématiquement sur un jeu de cartes géographiques et présente une méthode originale d'étude des transports. C'est parce qu'il contient aussi des analyses toujours pertinentes sur la complémentarité économique entre zones écologiques diversifiées, comme le souligne Claude Arditi, anthropologue spécialiste du Tchad, préfacier de la présente édition. Ce document à garder en archives est une sorte de chef-d'œuvre, témoignage d'une époque et d'un homme, alors jeune chercheur, porté par l'enthousiasme des découvertes et le souci d'une géographie appliquée à ce que l'on n'appelait pas encore le développement.
Un tour du monde... à la Papy. "A l'aube de mes années sixties," écrit l'auteur, "il ne fallait pas attendre d'être impotent, malade ou mort pour réaliser ce projet." Mais, pour Jean-Michel Sautter, la navigation n'est rien si elle n'est rencontre. Rencontre d'un homme avec la mer, le vent, les paysages. Rencontre avec soi-même face au danger. Mais l'essentiel est bien ailleurs... Au fil de cette longue route, chaque étape est la porte d'un autre monde. Un monde qui vous prend comme vous vous donnez à lui. Ce passionnant carnet de voyage, décrit, d'une plume précise mais sensible, ces rencontres, ces amitiés qui se nouent entre semblables, mais si différents. Des hommes dont l'histoire est façonnée par des climats, des paysages, des sociétés dont l'auteur livre les clés avec simplicité. Avec humour, il débusque derrière mille et une anecdotes le sens profond de son passage sur mer: la rencontre avec l'autre est le trésor caché, la richesse du voyageur. Un livre d'aventure, oui, mais à hauteur d'homme. "A soixante ans, Jean Michel, la vie est finie..." lui dit Denis, un pêcheur polynésien. Ce tour du monde à la Papy démontre qu'à soixante ans, la vie grandit encore...
La France n'est pas seule à devoir affronter la robotisation, la révolution de l'information, la mondialisation des capitaux, la concurrence des pays émergents. Parmi les nations qui sont concernées par ces défis, il en est une qui lutte de manière plus efficace contre le chômage : le Japon. Il n'y a pas de fatalité française du chômage. Et c'est en scrutant le miroir japonais que nous pourrons comprendre comment est possible ce contrat qui lie implicitement les dirigeants et les salariés nippons. La France a beaucoup à apprendre d'un pays où le licenciement et la préretraite ne sont pas des recours systématiques, mais une solution ultime quand tous les autres ajustements ont été épuisés. Certes, le Japon connaît des difficultés, et il est clair aujourd'hui que la croissance s'y enlise. Il n'en reste pas moins vrai que le Japon et la France sont l'un et l'autre à la croisée des chemins, détenteurs de cartes maîtresses à jouer dans l'ordre économique de demain : l'arrivée sur le marché du travail d'une génération longuement éduquée, une épargne abondante, un progrès rapide dans les nouvelles industries tertiaires. Encore faut-il que les deux nations renouent avec la volonté de croissance, que chaque Etat s'emploie à encourager les activités d'avenir. Que la France, enfin, rompe avec le corporatisme et le Japon avec son insularité suicidaire. Croissance ou déclin : l'alternative est sans ambiguïtés. Christian Sautter est directeur d'études sur l'économie japonaise à l'EHESS. Il a été secrétaire adjoint de la présidence de la République auprès de François Mitterrand et préfet de la région Ile-de-France.
Neuville Arthur ; Cadou Catherine ; Sautter Christ
Quel avenir pour l'école ? Quelle offre de logement ? Quelle protection de la santé ? Comment lutter contre les discriminations ? Les questions sont aisées, les réponses sont difficiles. Malade imaginaire, la gauche française est rongée par la division. Pour lui redonner du tonus, le traitement préconisé ici est très concret : Revenir aux valeurs des pères fondateurs (Jaurès, Mendès France, Proudhon). Généraliser les réussites de Grenoble, Lille et Paris, en matière d'innovation, culture et emploi. Supprimer le cumul des mandats. Ce remède énergique permettra au Parlement, travaillant à plein temps, de réformer la France, au nom du Bien Général. Arthur Neuville apporte, en 43 propositions, un baume et un tonifiant à ceux qui refusent la fatalité et veulent agir dans une esprit de résistance, de conquête et de justice.
Observer, participer, comprendre, décrire sont les étapes clés du travail de l'ethnographe. Elles ont donné lieu à de véritables controverses, d'autant plus intenses que s'est accru l'engagement du chercheur dans la cité. Présentant des textes récents, mais déjà classiques, L'engagement ethnographique se lit comme une anthologie de réflexions sur le travail de terrain. Enquêter, c'est s'engager dans des activités, s'impliquer dans des échanges, collecter des informations et, dans le même mouvement, transformer des savoirs et se transformer soi-même. L'expérience du terrain est ici irremplaçable: elle permet une pensée en prise sur le concret. Et contre tout dogmatisme, elle aide à trouver de nouvelles solutions à des problèmes éthiques et politiques. Du terrain aux comptes rendus de situations sociales, l'ethnographie est, plus qu'une méthode, un art de mener l'enquête. Ses pratiques ont connu de grandes transformations, à l'épreuve de la mondialisation. Elles s'enrichissent des apports de l'histoire et de l'analyse de réseaux. De territoire circonscrit, le terrain devient flux. La tâche de l'ethnographe est désormais de suivre de site en site des personnes, des capitaux, des marchandises, des techniques, des histoires, des conflits... Il se retrouve aux avant-postes de la réflexion sur la globalisation.
Dans une Italie communale qui bénéficie, au cours des XIIe et XIIIe siècles d'un essor sans précédent de la production et des échanges, le paysage urbain se hérisse de tours, tandis que les rues résonnent en permanence du pas de ces puissants chevaux de guerre qui peuplent tant de fresques et de tableaux de la première Renaissance. Tours et chevaux symbolisent la supériorité d'une classe sociale, la militia, qui pendant longtemps restera ouverte à tous ceux qui ont les moyens d'acheter un cheval de guerre et de s'entraîner pour le combat monté. Composée pour l'essentiel de propriétaires fonciers, la militia n'en présente pas moins une grande diversité de conditions sociales qu'accentue encore la participation plus ou moins active de ses membres aux secteurs les plus dynamiques de l'économie marchande. Seuls en fait les profits tirés de la guerre et la défense des privilèges qui lui sont reconnus en échange de ses prestations militaires expliquent l'étonnante cohésion de cette classe et sa capacité à perpétuer un système de domination qui s'identifie, jusqu'au début du XIIIe siècle, avec le régime des consuls. Et pourtant, la militia se verra contrainte, en l'espace de quelques décennies, de renoncer à ses privilèges et d'abandonner le pouvoir à de nouvelles catégories de la population regroupées sous la bannière du popolo. Comment expliquer une débâcle aussi rapide ? Par l'irrésistible montée en puissance du popolo, sans aucun doute, et par les décisions internes de la militia. Mais elle apparaît plus encore comme la conséquence inévitable d'une culture de la haine qui, malgré tous les mécanismes destinés à en limiter les effets, conduit à l'implosion d'un tel système de domination.