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Grand Saint Vincent
Sautou Eric
UNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782877042642
Les figures de Jeffrey Dahmer, Léon Spilliaert et Lazare forment tour à tour dans ce livre une étrange trinité de solitude. Dans Grand Saint-Vincent, Eric Sautou plonge son personnage, sa confession, son lecteur dans la forêt, dans la tourmente du mal, à bord d'une barque, dans la maison. "Ma vie est la plus seule" dit Dahmer, enfant tapi dans l'ombre des bois, à l'affût comme les animaux qu'il traque et tue, avec en lui la peur d'être trouvé - d'être sauvé ? Dans l'ombre il n'a plus peur, lui le chasseur traqué par le manque d'amour, par Dieu, par ce qu'il est. Cherchant l'écart car il est à l'écart, tiraillé, distendu des autres et de ce qui l'habite : "mon corps est peuplé d'hommes étranges" dit-il. Hommes qui l'attirent et qu'il ne peut que tuer faute de pouvoir se tuer lui-même. Lentement, à force de glissades, de motifs répétés, tout en légères insistances, Eric Sautou enroule en une spirale de folie le portrait d'un enfant devenu homme qui perçoit qu'il faut mourir pour vivre, et qui déporte alors la mort sur les autres : qui abat humains et animaux. Pour ne pas souffrir, faire souffrir. Pour pouvoir respirer, étrangler. Toute sa solitude se déploie en silence, dans la chambre et sur les draps, plein de trop de désir impossible, il transforme le désir en mort au fond du lit. "Nous allions tous dans le vide de nos vies nous disparaissions" , dit aussi celui qui tue ceux qu'il aime de ne savoir les aimer, sans vraiment croire à la mort, mais à la douleur du vide. Et traversant ensuite dans une profonde mélancolie les paysages abandonnés, les grèves désolées et les mers d'un bleu de nuit du peintre Léon Spilliaert, voici la figure du fils qui se fond avec celle de Lazare. Voici revenir la figure de la mère disparue qui a tant hanté les livres d'Eric Sautou, qui vient refermer cette déambulation solitaire dans le mouvement de vivre et mourir en même temps, toute étrangeté admise, dans l'acceptation que "l'amour est un ciel indéchiffrable" , si ce n'est la réconciliation de soi avec soi-même. Lazare le fils traverse la maison vide désormais, réunit les figures tourmentées du livre en un seul adieu apaisé, doux, sans lutte. Lazare ressuscité est celui qui se livre par-delà la mort des autres, la sienne intérieure, et continue de vivre : pour le souvenir.
Lhuillier Jérôme ; Pazzottu Florence ; Sautou Eric
Résumé : Venant d'où ? réunit les recueils de quatre " jeunes auteurs (ils ont entre trente et quarante ans) n'ayant que peu publié à ce jour : l'un d'eux n'avait même jamais livré ses textes à l'impression. C'est leur seul point commun, et le premier motif de ce regroupement : donner à voir, d'un coup, quatre nouvelles propositions d'écriture, s'acharnant toutes - par delà leurs divergences - au renouvellement du langage poétique. Ce " singulier pluriel " est la vraie raison d'être d'un tel ouvrage, à l'image de la collection où il s'insère et qui privilégie la diversité des paroles qu'elle accueille, la spécificité de leurs approches - chacune de ces langues privées s'inventant (et s'insurgeant) dans la langue commune pour y créer son espace propre. Projet éditorial n'illustrant donc en rien une quelconque " ligne ". Et visant moins à confondre qu'à distinguer.
Résumé : Le nouveau livre d'Eric Sautou se présente presque comme un cahier de vacances aux vignettes lointaines, estompées par le temps. Une première section (les souvenirs) égrène une liste d'images et d'objets usuels, dressant un catalogue aléatoire des choses communes chères à Pérec: de la toupie au badminton en passant par les bataillons d'orage (les aléas du ciel rythment l'ensemble de ces pages). Le corps de l'ouvrage (simplement titré: les poèmes) revient à la manière désormais familière de l'auteur, déroulant un récit morcelé, entrecoupé d'incises et de vides (n'est-ce pas le sens caché de ces vacances?): ces strophes s'adressent à un être qui n'est jamais nommé (la lettre finale le confirme) mais qui focalise la mélancolie du souvenir, entre blessure et lumière. Ce qui frappe avant tout, c'est ce souffle toujours retenu, cette manière de dépeindre l'éloignement du monde sans jamais hausser le ton, à travers une description minimale, presque atone parfois, qui oscille entre intérieur et extérieur pour mieux dire ce tourment secret: "poèmes choses brèves c'est ici que je reste".
Découvrir le bonheur, c'est embrasser l'amour inconditionnel qui sommeille en vous, source infinie de joie et de paix. Fort de son expérience, Pierre Sautou vous invite à travers cet ouvrage à une profonde redécouverte de vous-même. Il vous guide vers des attitudes et comportements transformateurs, semant les graines d'un véritable changement intérieur. En tournant les pages, vous trouverez la clé qui ouvre les portes de la lumière divine et de l'amour pur.
Je veux appartenir à la voûte obscure comme un aimant désarmé, devenir souffle du silence sur les épaules des nuages. Je veux adhérer à l'ombre des paroles du feuillage et comprendre la terre dans la soie farouche du désir.
Un homme se met en route pour un lieu qu'il ne connaît pas. Un autre revient. Un homme arrive dans un lieu sans nom, sans indication pour lui dire où il est. Un autre décide de revenir. Un homme écrit des lettres de nulle part, depuis l'espace blanc qui s'est ouvert dans son esprit. Les lettres n'arrivent pas à destination. Les lettres ne sont jamais envoyées.
Pessoa Fernando ; Chandeigne Michel ; Viegas Jean-
Hommes, nations, desseins, tout est nul ! Faillite de tout à cause de tous ! Faillite de tous à cause de tout ! D'une manière complète, totale, intégrale : Merde !
Patiente figure entre l'orgue et l'oranger. Quand ils s'étranglent, chaîne et trame, le fil de la lumière et le fil de la mort tissent l'espace éblouissant.