Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les années de sang. Avec les poilus d'un village du Quercy
Sauteron François
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782343031965
Alors, je rêvais encore et encore de revoir mon clocher, oui, j'en rêvais dans le noir, en file indienne dans le boyau lors des relèves, quand il fallait y repartir, heurtant les morts, glissant dans les trous d'obus gorgés d'eau, et inlassablement la voix du caporal : "Serrez les rangs !" J'en rêvais en partant à l'assaut avec un grand coup de gniole dans le bide. "Tu aimeras ton prochain comme toi-même, répète Médéric, tu aimeras..." Ah, mon bon curé Combelles, si tu me voyais... Il était là, en face de moi, le prochain et j'avais simplement envie de lui balancer des grenades, au prochain, de lui fendre la gueule, de le trucider vite fait, le prochain, sans un mot, sans explication, en silence, parce qu'on était là pour ça, pour lui trouer la panse d'un grand coup de Rosalie. J'avais la rage pour en finir au plus vite, revenir au pays et revoir ma famille, mes gamines, et parce que Dufour y était passé comme déjà neuf copains avec qui je ne jouerais plus jamais aux cartes, et parce que nous savions que d'autres allaient disparaître et que nous pourrions bien être du nombre... "Désobéir à ses chefs, c'est désobéir à Dieu lui-même, car le chef tient la place de Dieu...", nous affirmait également le curé Combelles de sa voix rocailleuse qui nous impressionnait. De toute façon, nous n'avions pas le choix. " Dans son 36e livre, l'auteur relate les épreuves d'un village du Quercy pendant la guerre. Il a pu recueillir une documentation et des témoignages rares.
Ce livre est-il une fiction ? Hélas non. C'est l'histoire vraie, incroyable, de la lente agonie de l'Eastman-Kodak. L'auteur se rend au salon du livre de Bétaille. A-t-il tout dit dans "Une si jolie usine" ? Non, il fallut détruire aussi l'usine Ultra moderne de Chalon sur Saône. Récit grave, parfois cocasse,de l'incompréhensible chute de cet empire.
Il avait quitté l'école à 14 ans et son ambition était de devenir boucher. Considéré comme un raté jusqu'à ses trente ans, il va croire à l'avenir du phonographe et du cinéma et se révélera un visionnaire, s'entourant d'hommes exceptionnels fascinés par sa personnalité. Cette aventure passionnante conduira Charles Pathé à dominer le cinéma mondial jusqu'à la Grande Guerre, implantant des succursales sur tous les continents. Devenu l'Empereur du cinéma, il fut un commerçant et un industriel de génie explorant tous les secteurs de cette industrie nouvelle, de la fabrication des appareils, de la pellicule à la distribution et l'exploitation, gérant les studios de production. Sa fortune, devenue importante, lui permit d'acheter le château de Roissy-en-Brie dont le parc avait été dessiné par Lenôtre. L'auteur, dont toute la carrière s'effectua au sein de la société Kodak-Pathé, noua des liens d'amitié avec Maud, fille adoptive de Charles Pathé qui vivait à New York. Il en résulta une correspondance suivie et quelques expositions. Elle était devenue une cantatrice célèbre. Son fils, Thierry, enseigna la mise en scène cinématographique à la School of Continuing and Professional Studies de l'Université de New York, formant les plus célèbres réalisateurs actuels comme Martin Scorsese, Angelina Jolie, les frères Ethan et Joel Coen. Thierry souhaita réaliser un film sur son grand-père et demanda à François Sauteron d'en écrire le scénario, de faire revivre le monde industriel du vingtième siècle avec ses grandeurs et ses misères, ses luttes et ses espoirs. Ce livre raconte cette aventure, à travers une longue amitié. Hélas, Thierry décéda à 61 ans et ce film reste un rêve à commettre.
Angers, dans les années 70. Antoine Rouffac, colonel en retraite, a le verbe haut. Au crépuscule de sa vie, il tyrannise avec délice son entourage en se livrant à des réflexions sans appel sur les jeunes, les femmes et le monde moderne. Mais la rigueur du colonel sera souvent mise à mal par quelques grains de sable. Des scènes truculentes et tendres font de ce livre une fable optimiste sur l'impuissance de l'homme devant le temps qui fuit et le vivre-ensemble.
Qui se souvient de toi, le grand Niault, le chef de bande écrasé si jeune sous ta jeep, de toi Rémy, l'infirme de 14, de toi l'idiot qui mangeais les limaces, de toi Karl l'officier allemand si beau... ? A travers ces " Quelques vies oubliées " resurgissent du passé des personnages attachants. Au récit de l'enfant, à travers son journal, répondent les réflexions du père. Le jeune narrateur nous livre aussi sa révolte, la découverte du monde impitoyable des adultes, la découverte de la mort. C'est la chronique, dans les années trente, d'un petit village au creux de la Vendée. Au souvenir toujours vivace des massacres de la Révolution vont bientôt s'ajouter les troubles de l'occupation allemande et de la Libération. Malgré tout, on retrouve dans ce livre la joie d'être jeune et libre, tout le bonheur d'une enfance sauvage.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.