Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Deux beaux salauds. La rafle du Figeacois des 11 et 12 mai 1944
Sauteron François
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782296549661
La Das Reich? Ah oui, les 99 pendus de Tulle, les 642 martyrs d'Oradour-sur-Glane. Mais qui se souvient, en dehors du Quercy, que cette division, célèbre pour sa cruauté, opéra une immense rafle dans plus de 30 communes du Lot, les 11 et 12 mai 1944, envoyant, dans les camps de concentration et les usines des Sudètes, des centaines d'hommes et de jeunes de 16 ans? Ces 12 000 Allemands vont être guidés par un nain de 18 ans surnommé Hercule qui, engagé dans la Résistance, se révélera être un agent de la Gestapo. Il portera l'uniforme SS pour torturer ses amis avant de les envoyer à la mort. Il sera secondé par un autre gestapiste, un Grec, André Isanove, venu dans le Lot comme garagiste et fabricant de charbon de bois. C'est le parcours effarant de ces deux individus qui est décrit dans cette aventure où l'homme a révélé les pires côtés de sa nature dans la cruauté des bourreaux, mais aussi l'héroïsme à travers ceux qui n'avaient jamais désespéré. L'auteur nous fait revivre cette tragédie, souvent surprenante, à partir de documents et de témoignages inédits.
On la nommait la Cité du cinéma. Charles Pathé en était l'empereur. Avant la guerre de quatorze, la majorité des films réalisés dans le monde provenaient de cette usine de Vincennes et de ses studios de Joinville. Achetée par Georges Eastman, elle devint l'usine Kodak-Pathé. Puis, à l'ère du numérique, il fallut la détruire. L'auteur y vécut quarante ans. Ce récit déroule une aventure indutrielle étonnante, où l'on découvre des personnages hauts en couleur, des vies consacrées au travail et à la création d'une industrie qui change notre vie.
Il avait quitté l'école à 14 ans et son ambition était de devenir boucher. Considéré comme un raté jusqu'à ses trente ans, il va croire à l'avenir du phonographe et du cinéma et se révélera un visionnaire, s'entourant d'hommes exceptionnels fascinés par sa personnalité. Cette aventure passionnante conduira Charles Pathé à dominer le cinéma mondial jusqu'à la Grande Guerre, implantant des succursales sur tous les continents. Devenu l'Empereur du cinéma, il fut un commerçant et un industriel de génie explorant tous les secteurs de cette industrie nouvelle, de la fabrication des appareils, de la pellicule à la distribution et l'exploitation, gérant les studios de production. Sa fortune, devenue importante, lui permit d'acheter le château de Roissy-en-Brie dont le parc avait été dessiné par Lenôtre. L'auteur, dont toute la carrière s'effectua au sein de la société Kodak-Pathé, noua des liens d'amitié avec Maud, fille adoptive de Charles Pathé qui vivait à New York. Il en résulta une correspondance suivie et quelques expositions. Elle était devenue une cantatrice célèbre. Son fils, Thierry, enseigna la mise en scène cinématographique à la School of Continuing and Professional Studies de l'Université de New York, formant les plus célèbres réalisateurs actuels comme Martin Scorsese, Angelina Jolie, les frères Ethan et Joel Coen. Thierry souhaita réaliser un film sur son grand-père et demanda à François Sauteron d'en écrire le scénario, de faire revivre le monde industriel du vingtième siècle avec ses grandeurs et ses misères, ses luttes et ses espoirs. Ce livre raconte cette aventure, à travers une longue amitié. Hélas, Thierry décéda à 61 ans et ce film reste un rêve à commettre.
L'existence d'Ernest, né dans la seconde moitié du XIXe siècle, s'est déroulée au cours d'une période d'inventions sans aucun précédent dans l'histoire de l'humanité : il a été le premier de sa lignée à monter à bicyclette, il approchait de ses 12 ans lorsque Thomas Edison inventa le phonographe et allait en avoir 14 lorsque celui-ci réalisa une ampoule électrique qui révolutionna la vie quotidienne. Ce n'est qu'à 22 ans qu'il vit sa première voiture, et avait 25 ans lorsque Clément Ader a réalisé un petit bond avec sa chauve-souris. Il lui fallut atteindre 30 ans pour connaître le cinéma muet et puis la radio. Il a été mis au ban d'une Eglise toute-puissante qui l'a excommunié. Il a vécu loin de sa fille enfermée dans un carmel cadurcien aux moeurs moyenâgeuses, et d'un de ses trois fils parti en Afrique. Il a traversé trois guerres de plus en plus atroces, a senti douloureusement l'éclat aveuglant de la bombe atomique ! Il est de ceux qu'on appelait bourgeois, notables, formant une caste avec ses règles strictes, sa vêture, son jour de visite, et la perpétuelle obsession de tenir son rang. Il nous fait découvrir cette France en mutation au gré de ses différentes nominations, à la recherche d'un bonheur tellement rare en ces temps troublés de début du XXe siècle, de Comps sur Artuby, Draguignan, La Porta, Montcenis, Nogent-sur-Marne, Châtillon-sur-Marne, Cahors, à la Roche-sur-Yon où il repose.
Jean Masbou, Figeacois miraculeusement épargné par la féroce division Das Reich, s'engagea à 18 ans dans la Résistance au moment du débarquement. Nous le suivons ici dans son apprentissage de la clandestinité, lors des sabotages de voies ferrées, ou à l'attaque d'un convoi allemand. Nous découvrons son quotidien de maquisard dans la région de Gabaudet, de Tulle, d'Oradour-sur-Glane, jusqu'à sa participation à la libération d'Egletons et de Toulouse.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.