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Cours de linguistique générale
Saussure Ferdinand de
PAYOT
30,00 €
Épuisé
EAN :9782228889421
Le Cours de Saussure constitue un ouvrage clé pour quiconque s'intéresse au langage et aux langues ; il est considéré comme fondateur de la linguistique moderne. C'est là que se trouvent exprimés pour la première fois certains des concepts les plus féconds de la linguistique : oppositions binaires (langue/parole, signifiant/signifié, synchronie/diachronie), arbitraire du signe. Ces concepts seront largement affinés ou contestés, et nourriront la réflexion de générations de linguistes. Avec la reproduction de l'édition originale de 1916 établie par les élèves de Saussure d'après leurs notes, le lecteur trouvera un appareil critique complet dû à Tullio de Mauro, dont une biographie de Saussure et des notes. Les commentaires sont particulièrement instructifs, car ils font apparaître les violentes critiques qui ont suivi la publication du Cours, ainsi que l'influence considérable qu'il a exercée et continue d'exercer. Ce livre peut être lu sans connaissances préalables en linguistique. --Guillaume Segerer
La découverte en 1996, dans l'orangerie de l'hôtel de Saussure à Genève, des manuscrits d'un " livre sur la linguistique générale " qu'on croyait définitivement perdu jette un jour nouveau sur la pensée du refondateur moderne des sciences du langage. Publiées pour la première lois dans la présente édition, ces pages sont réunies avec l'ensemble des écrits de Saussure concernant la linguistique générale conservés à la Bibliothèque publique et universitaire de Genève. Grâce à ces textes, une nouvelle lecture de la pensée saussurienne peut prendre forme, permettant de briser une gangue épaisse de préjugés. Ils obligent à revoir l'image qui s'était fixée sur la foi de la reconstruction de la pensée du maître par ses élèves, effectuée dans le Cours de linguistique générale, paru en 1916. Le linguiste genevois apparaît aujourd'hui, dans ses écrits originaux, à la fois comme un épistémologue de sa discipline et comme un philosophe, soucieux de dénoncer les illusions de toutes sortes dont le langage est l'occasion pour repenser les fondements de son étude. A l'orée du XXIe siècle, l'héritage retardé de cette pensée entre en résonance de façon étonnamment actuelle avec les questionnements des sciences du langage, des sciences humaines et des philosophies du langage. La manière saussurienne de s'interroger sur la nature du sens du langage demeure. plus que jamais, dérangeante.
Ce témoignage historique (1787 ! ) de première main a été délivré par celui qui est devenu le père de l'alpinisme. Le récit de Horace Bénédict de Saussure (1740-1799), à la tête d'une expédition scientifique aux allures d'épopée, illustre la conquête de ces cimes montagneuses qui n'a pu se faire qu'au prix de multiples tentatives, du dépassement de soi jusqu'aux frontières de l'exploit. L'auteur porte un regard ethnologique sur les divers habitants autour du mont Blanc : bergers de la Môle, habitants de Chamonix..., et la faune et la flore spécifiques, fruits de sa passion.
Monument des sciences humaines, le "Cours de linguistique générale", publié en 1916, a bouleversé les sciences du langage, mais aussi l'anthropologie, la préhistoire, l'ethnologie, la sociologie, la psychologie ou la psychanalyse, et jusqu'à notre vision de l'être humain. Mettant l'accent sur la dimension relationnelle du langage, conçu fondamentalement comme un instrument de communication, Ferdinand de Saussure (1857-1913) y proposait une façon révolutionnaire de penser la langue, une théorie du signe, et annonçait l'avènement d'une discipline nouvelle : la sémiologie, cette "science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale" et dont fait partie la linguistique.
Au moment où l'on s'inquiète sérieusement des effets à long terme de la destruction des forêts dans le monde, ce livre nous rappelle le rôle qu'autrefois jouèrent dans la vie des hommes les arbres protecteurs qui, pourvoyant à presque tous leurs besoins, étaient considérés comme les manifestations par excellence de la présence des dieux sur terre. A chacun était attribuée une essence particulière, de telle sorte que le monde, où nature et divin se compénétraient et s'expliquaient l'un par l'autre, montrait de façon tangible sa multiplicité et son unité à travers les différentes espèces d'arbres. En ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, se rassemblent et se conjuguent les croyances, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu'elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte. Du même coup nous sont restituées les clés d'une compréhension profonde, d'une mise en ordre de l'univers qui, faisant s'accorder l'homme à la nature, le profane au sacré, le quotidien au divin, pourraient encore nous servir d'exemple.
Il y a des circonstances qui font que l'on se tait. La parole est alors empêchée: par la prudence, les usages, par la maladie ou la mort& Mais il arrive aussi que les mots se tarissent d'eux-mêmes, se cherchent sans se trouver ou qu'un événement nous laisse sans voix. Le silence qui passe ou qui s'installe alors n'est pas un simple défaut de parole. C'est un blanc qui pèse, qui effraie, contre lequel on peut se défendre en bavardant. Mais parler, ce n'est pas remplir le vide de ses silences. C'est au contraire nouer le fil de ses paroles à une nécessité intérieure qui ne se révèle qu'entre les mots. Les pauses silencieuses de notre vie intérieure nous confrontent à nous-mêmes, et préparent une parole à venir. "La vérité, que seul le silence ne trahit pas", écrivait Bataille. C'est à cette éloquence silencieuse que reconduit le travail de la cure analytique. L'écoute du psychanalyste, faite de son propre silence, donne corps aux moments de vérité où le discours du patient s'évanouit devant l'excès de sens qu'il vient d'énoncer. Pourtant (mais est-ce un paradoxe?), les textes sur la question du silence sont relativement rares dans la littérature analytique. Les principaux sont rassemblés ici, sous la direction de J.-D. Nasio, à côté de contributions cliniques et théoriques de psychanalystes contemporains. Des éléments de réflexion précieux sur cette question essentielle du Silence en psychanalyse. -Emilio Balturi
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Résumé : Pionnier de l'approche et de la cure psychanalytique des psychoses, Paul Claude Racamier montre, dans cet ouvrage devenu un classique, à quelles complexités de la vie mentale se livre le moi schizophrénique. Jusqu'où le moi peut-il aller trop loin ? Quelle différence existe-t-il entre psychose et folie ? Comment faire pour être en n'étant pas ? Telles sont quelques-unes des énigmes soulevées par Racamier, qui présente pour la première fois des notions nouvelles ou renouvelées comme la séduction narcissique, l'Antoedipe et la paradoxalité. Éclairant les ressorts universels de l'existence humaine, elles n'ont pas fini de faire leur chemin dans la connaissance des groupes et des familles comme des individus.