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Studio Shakari Bazar
Saussier Gilles
POINT JOUR
35,00 €
Épuisé
EAN :9782912132512
Le projet Studio Shakhari Bazar débute en 1997 par une exposition sous chapiteau dans Shakhari Bazar, dernière poche de diversité culturelle et religieuse de Dhaka, capitale du Bangladesh. Elle se composait de portraits d'habitants, restes inutiles d'un reportage mené en 1995/96 avant que Gilles Saussier ne se détourne de ce type de production. Le dernier jour, les photographies furent distribuées aux habitants, l'exposition prenant fin au fur et à mesure que chacun emportait son portrait. En 2001 et 2004, Gilles Saussier documente la dissémination de ses images dans les boutiques, les intérieurs, leur cohabitation avec les posters de cinéma, les images de la culture bengalie, les photos de familles. A cette occasion, il distribue également des portraits réalisés lors de l'exposition de 1997, qui représentent des habitants tenant à la main leur portrait de 1995/96. Ces couches d'images superposées forment le fil conducteur d'un processus d'une dizaine d'années - Gilles Saussier étant revenu une dernière fois en 2006 - qui paraît épouser le rythme cette rue-méandre faite de mouvements et d'attentes. Loin du tableau exotique, elle apparaît ici comme un fleuve qui nous demeure profondément insaisissable, tout en entrant étrangement en écho avec la rue pré-haussmanienne ou les petits métiers urbains de l'Europe d'avant-guerre. A travers un texte d'introduction et des notations au fil de l'ouvrage, Gilles Saussier précise l'histoire de Shakhari bazar, l'évolution et les modalités de son travail.
Les "vrais" Vénitiens vous dévoilent leurs bonnes adresses et leurs coups de coeur, ceux qu'ils ne partagent qu'avec leurs meilleurs amis ! Promenades le long de paisibles canaux, escapades d'île en île, églises secrètes et musées méconnus, produits de la mer et cicchetti : partez à la découverte d'une Venise authentique ! Un auteur vénitien 5 interviews de Vénitiens amoureux de leur ville Un ton chaleureux et complice Plus de 300 adresses et coups de coeur : musées et galeries d'art insolites, bars et osterias, pâtisseries et glaciers, hôtels de charme.
Fin connaisseur de la littérature française, qu'il a pratiqué depuis l'enfance, le grand romancier américain Henry James (1843-1916) a consacré cinq articles à l'oeuvre de Théophile Gautier (1811-1872), dont on célèbre en 2011 le bicentenaire de la naissance. Le rapport du maître très subtil de la psychologie romanesque fin de siècle à l'auteur du Capitaine Fracasse est surprenant: en principe, les deux écrivains n'ont rien en commun. Mais James est attiré par l'écriture descriptive de Gautier, pas son attention exclusive au monde matériel, par son esthétisme outrancier. S'il est troublé par la manière trop libre dont Gautier aborde la sexualité, et choqué par son indifférence aux problèmes moraux, James est charmé par son écriture « parfaite », par son goût exquis et sûr, par sa « capacité picturale ». Écrits entre 1869 et 1875, par un romancier encore débutant, ces textes jamais traduits en français intéresseront également les lecteurs de James et de Gautier, et tous ceux qui s interrogent sur l'évolution de la littérature entre deux siècles.
Résumé : Mari bafoué, gouvernant immature et dépourvu de toute envergure dont le règne n'aurait été qu'une longue suite d'erreurs et d'humiliations : le Louis VII dépeint par l'historiographie traditionnelle manque singulièrement de grandeur, et sa faiblesse offre un saisissant contraste avec la vigueur de son père, Louis VI, ou le génie politique de son fils, Philippe Auguste. Louis VII n'a certes pas la personnalité qu'on attend d'un roi : tolérant, généreux, pieux jusqu'à la dévotion, naïf et sensible, il ferait plutôt figure de saint laïque. Pourtant ce prince aux moeurs trop pures, au tempérament trop doux, apparemment mal armé pour lutter contre l'ambition et la fourberie des monarques de son temps, sut dessiner les contours d'une royauté plus forte. En ce XIIe siècle trépidant, où la chrétienté occidentale se déchire, où Frédéric Barberousse aspire à la domination universelle, où les situations que l'on croit figées pour toujours se modifient soudain, le long règne (1137-1180) de Louis VII ne se juge pas d'une pièce. Premier roi de France à prendre la croix et à gagner la Terre sainte, il doit mener, dès son retour, un difficile combat dont l'enjeu est la survie de la dynastie. Il ne pourra empêcher la montée des Plantagenêt, mais, attentif au jeu politique, plus habile et peut-être plus clairvoyant qu'on ne le pensait, il affermit de façon décisive la prérogative du roi de France en tant que protecteur des Eglises et pacificateur du royaume.
Le corps de Donald Trump est presque partout, hors de nous, sur nos écrans, pris dans des canaux d'information qui en disséminent les images fixes et animées. Il est aussi présent en nous, de manière plus ou moins flottante, dans l'esprit de ses détracteurs comme de ses partisans. Le 45e président des Etats-Unis d'Amérique n'est toutefois pas l'unique sujet du livre. A partir de ses innombrables représentations audiovisuelles, avant comme après son élection, il s'agit ici d'explorer la fonction des images dans l'exercice du pouvoir aujourd'hui, les histoires qu'elles racontent comme les discours qu'elles conditionnent. Deux questions parcourent cet essai : quel est cet étrange amour pour le pouvoir, véhiculé par les images d'un dirigeant autoritaire, auquel adhèrent des individus qui n'ont aucun intérêt à voter pour lui ? Quels contre-feux filmiques, réels ou imaginés, sont susceptibles de mobiliser les puissances des images pour se soustraire à ce pouvoir, voire pour le contrarier ?