Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Théories et concepts de l'intégration européenne
Saurugger Sabine
SCIENCES PO
19,50 €
Épuisé
EAN :9782724611410
Au fil de l'accroissement des compétences communautaires, les instruments d'analyse de l'Union européenne sont devenus plus nombreux et plus complexes. Néofonctionnalisme, intergouvernementalisme, fédéralisme, gouvernance, institutionnalisme, européanisation ne sont que quelques-unes des approches théoriques utilisées pour penser l'intégration régionale européenne. Face à ce foisonnement, l'objectif de cet ouvrage est de proposer une synthèse claire et complète des travaux de recherche français et internationaux. Inscrivant concepts et théories dans les débats de leur temps, il fait le point sur les instruments d'analyse de l'intégration européenne propres à la sociologie politique, aux politiques publiques et à la théorie politique sans oublier l'apport des relations internationales. Sabine Saurugger fournit ainsi aux étudiants, aux enseignants et aux professionnels de la politique des clés pour comprendre pourquoi et comment ces outils théoriques ont permis d'expliquer les processus de construction européenne. Son travail aide à mesurer l'intégration accrue du continent européen dans le respect relatif des souverainetés nationales. Un ouvrage exhaustif, indispensable pour débattre de l'intégration européenne aujourd'hui.
S'inscrivant dans une conception sociologique, l'objectif des auteurs est de présenter des analyses empiriques sur les modes de représentation dans l'Union européenne afin de s'approcher de la question délicate de la légitimité en son sein par des études de terrain. Il s'agit d'évaluer et de discuter dans quelle mesure le concept de représentations s'avère particulièrement heuristique dans le cadre communautaire pour saisir ses dimensions politiques.
Saurugger Sabine ; Mérand Frédéric ; Georgakakis D
L'objectif de ce numéro est de répondre à la question "Pourquoi les approches sociologiques seraient-elles mieux adaptées à la recherche sur l'intégration européenne que les approches rationalistes, institutionnalistes ou constructivistes ? " Comme l'illustrent les contributions, ceci nécessite une confrontation précise des théories non-sociologiques contemporaines.
Raviver le débat académique sur les groupes d?intérêt est fondamental au moment où ces derniers jouent un rôle croissant à la fois au niveau communautaire, national et international. Vivre dans une société de groupes et de mouvements entraîne des conséquences importantes pour l?exercice du pouvoir dans l?État. Producteurs de normes, les groupes d?intérêts doivent être analysés dans leur fonctionnement et leurs activités tant du point de vue fonctionnel et empirique que normatif. Cette nouvelle édition propose plusieurs axes pour appréhender le phénomène des groupes d?intérêt. Les auteurs s?intéressent aux formes organisationnelles, aux ressources et aux répertoires d?action de ces groupes. L?ouvrage fait le point sur les différentes formes relationnelles qui existent entre les groupes d?intérêt et les États, en montrant les ouvertures et les limites de trois idéaux-types: pluralisme, corporatisme et réseaux de politique publique. L?influence du niveau international sur les groupes d?intérêt fait l?objet d?une attention particulière. Dans un contexte de globalisation des échanges et des politiques, nombreux sont les groupes d?intérêt qui cherchent à influencer des processus au niveau mondial, et plus spécifiquement encore au niveau européen. Emiliano Grossman est professeur associé à Sciences Po Paris, rattaché au Centre d?études européennes.Sabine Saurugger est professeure des universités à Sciences Po Grenoble et membre de l?Institut universitaire de France.
A la veille d'élections européennes déterminantes pour l'avenir de l'Europe, l'ambition de ce court ouvrage est d'offrir au grand public un diagnostic sur l'état de la démocratie européenne et de proposer des pistes pour sortir l'Union européenne du marasme dans lequel elle semble plongée. En effet, tout indique que les citoyens se sentent dépossédés de leur pouvoir d'influencer le cours de l'Union européenne : ils affichent, dans les sondages comme dans... Quand elles ont été imaginées dans les années 1970, les élections européennes devaient permettre d'associer les Européens à la construction européenne . Mais ces élections n'ont cessé de tromper les attentes mises en elles. Le scrutin de 2019 ne devrait pas faire exception à cette tendance. Entre abstention et succès des formations d'extrême droite et eurosceptiques, il pourrait témoigner d'une défiance citoyenne inégalée à l'égard de L'Union européenne. Cette défiance est d'autant plus forte que les décisions prises ou esquivées par l'Union européenne pour répondre à la polycrise qu'elle doit affronter ne semblent pas convaincre les citoyens. Cet ouvrage souhaite offrir au grand public un diagnostic sur l'état de la démocratie européenne et proposer une voie de sortie démocratique des crises de l'Union . Centrés sur des questions formulées de manière volontairement provocatrice, les chapitres sont rédigés par des chercheuses et chercheurs issus d'universités et de centres de recherche français et européens . Au-delà de l'état des lieux circonstancié qui est dressé ici, le lecteur trouvera des pistes pour " sauver l'Europe ", avec un seul objectif : permettre à chacune et chacun de mieux saisir les enjeux démocratiques de la construction européenne et décider en connaissance de cause lors du scrutin à venir.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?