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Théories et concepts de l'intégration européenne. 2e édition revue et augmentée
Saurugger Sabine
SCIENCES PO
24,99 €
Épuisé
EAN :9782724626353
L'Union européenne poursuit son intégration. Des outils d'analyse ont été très tôt forgés pour comprendre ce système politique spécifique et la manière dont il s'est construit. Ils n'ont cessé de se complexifier à mesure que ta communauté s'est agrandie et que ses compétences se sont accrues, dans le respect relatif des souverainetés. nationales. Leur maîtrise est aujourd'hui plus que nécessaire face aux problèmes auxquels l'Union européenne est confrontée : résurgence du populisme en son sein, critique publique de son déficit démocratique, Brexit, incapacité à coordonner l'afflux et l'accueil des migrants et des réfugiés, difficultés à répondre à la crise économique et financière ou encore à celle de la pandémie de Covid-19... En les situant à chaque fois dans les discussions de leur temps, Sabine Saurugger fait le point sur l'ensemble des concepts et théories élaborés par la recherche française et internationale dans les champs de la sociologie politique, des politiques publiques, de la théorie politique et des relations internationales. Une synthèse claire et complète pour mieux débattre de l'intégration européenne, de ses forces et de ses fragilités.
A la veille d'élections européennes déterminantes pour l'avenir de l'Europe, l'ambition de ce court ouvrage est d'offrir au grand public un diagnostic sur l'état de la démocratie européenne et de proposer des pistes pour sortir l'Union européenne du marasme dans lequel elle semble plongée. En effet, tout indique que les citoyens se sentent dépossédés de leur pouvoir d'influencer le cours de l'Union européenne : ils affichent, dans les sondages comme dans... Quand elles ont été imaginées dans les années 1970, les élections européennes devaient permettre d'associer les Européens à la construction européenne . Mais ces élections n'ont cessé de tromper les attentes mises en elles. Le scrutin de 2019 ne devrait pas faire exception à cette tendance. Entre abstention et succès des formations d'extrême droite et eurosceptiques, il pourrait témoigner d'une défiance citoyenne inégalée à l'égard de L'Union européenne. Cette défiance est d'autant plus forte que les décisions prises ou esquivées par l'Union européenne pour répondre à la polycrise qu'elle doit affronter ne semblent pas convaincre les citoyens. Cet ouvrage souhaite offrir au grand public un diagnostic sur l'état de la démocratie européenne et proposer une voie de sortie démocratique des crises de l'Union . Centrés sur des questions formulées de manière volontairement provocatrice, les chapitres sont rédigés par des chercheuses et chercheurs issus d'universités et de centres de recherche français et européens . Au-delà de l'état des lieux circonstancié qui est dressé ici, le lecteur trouvera des pistes pour " sauver l'Europe ", avec un seul objectif : permettre à chacune et chacun de mieux saisir les enjeux démocratiques de la construction européenne et décider en connaissance de cause lors du scrutin à venir.
Comment les groupes d'intérêt économiques représentent-ils leurs revendications au niveau communautaire ? Quels sont Leurs répertoires d' action, leurs stratégies, leurs ressources ? Enfin, de quelle manière ces stratégies différencient-elles de celles déployées au niveau national ? Cet ouvrage a pour objectif de déterminer les conditions d'émergence d'un mode communautaire de représentation des intérêts. Alors qu'un grand nombre de chercheurs avance, le plus souvent de manière implicite, l'hypothèse selon laquelle l'intégration européenne entraînerait un phénomène d'adaptation qui était censé aplanir les modalités et les différences de représentation des intérêts aux niveaux national et communautaire, la présente recherche souhaite mettre en question ces conclusions. L'Etat qui avait historiquement constitué le cadre à partir duquel s'était structurée la représentation des intérêts ne continue-t-il pas à influencer les répertoires d'actions des groupes d'intérêt d'une manière significative ? En sélectionnant les groupes d'intérêt allemand et français des secteurs agricoles et électronucléaires dans le contexte de l'élargissement de l'Union de 1989 et 1999 comme terrain et période de recherche, l'objet de cette érode était donc le suivant : comprendre pourquoi la réalité communautaire donnait à voir non pas un système de représentation constitué, mais plutôt une " mosaique " de modes de représentation. De nombreuses structures d'opportunité et de fermeture au niveau communautaire filtrent les modes d'action collective des groupes d'intérêt nationaux. Les besoins de légitimation et d'expertise des institutions européennes, leurs jeux de pouvoir inter et intra-institutionnels, tout comme différents mécanismes de contrôle inhérents au système politique de l'Union forment des modes spécifiques de représentation des intérêts au niveau européen, tout en laissant une large marge de manœuvre aux particularismes nationaux.
Raviver le débat académique sur les groupes d?intérêt est fondamental au moment où ces derniers jouent un rôle croissant à la fois au niveau communautaire, national et international. Vivre dans une société de groupes et de mouvements entraîne des conséquences importantes pour l?exercice du pouvoir dans l?État. Producteurs de normes, les groupes d?intérêts doivent être analysés dans leur fonctionnement et leurs activités tant du point de vue fonctionnel et empirique que normatif. Cette nouvelle édition propose plusieurs axes pour appréhender le phénomène des groupes d?intérêt. Les auteurs s?intéressent aux formes organisationnelles, aux ressources et aux répertoires d?action de ces groupes. L?ouvrage fait le point sur les différentes formes relationnelles qui existent entre les groupes d?intérêt et les États, en montrant les ouvertures et les limites de trois idéaux-types: pluralisme, corporatisme et réseaux de politique publique. L?influence du niveau international sur les groupes d?intérêt fait l?objet d?une attention particulière. Dans un contexte de globalisation des échanges et des politiques, nombreux sont les groupes d?intérêt qui cherchent à influencer des processus au niveau mondial, et plus spécifiquement encore au niveau européen. Emiliano Grossman est professeur associé à Sciences Po Paris, rattaché au Centre d?études européennes.Sabine Saurugger est professeure des universités à Sciences Po Grenoble et membre de l?Institut universitaire de France.
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver. Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant. La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.