Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les politiques publiques dans la crise. 2008 et ses suites
Saurugger Sabine ; Hassenteufel Patrick
SCIENCES PO
27,00 €
Épuisé
EAN :9782724627008
Comment évoluent les politiques publiques en temps de crise ? Traditionnellement, deux visions s'opposent : certaines analyses mettent en avant la continuité, tandis que d'autres insistent sur la brutalité des changements opérés. La réalité est plus nuancée : de grandes variations s'observent selon les secteurs et les échelles, comme le montre cette étude de l'action publique dans les différents pays de l'Union européenne avant, pendant et après la crise économique et financière de 2008. Trois grandes leçons s'en dégagent : tout d'abord, les principaux changements se sont produits aux niveaux supranationaux, signe d'un renforcement des politiques publiques internationales et européennes ; ensuite, des dynamiques antérieures portées par des acteurs réformateurs dans des domaines tels que l'emploi et la protection sociale se sont amplifi ées ; enfin, les usages politiques de la crise ont joué un rôle clé dans les variations constatées entre continuité et changement. Le cadre comparatif et international que propose cet ouvrage se révèle précieux pour comprendre l'action publique menée durant les crises, jusqu'à celle de la Covid-19.
S'inscrivant dans une conception sociologique, l'objectif des auteurs est de présenter des analyses empiriques sur les modes de représentation dans l'Union européenne afin de s'approcher de la question délicate de la légitimité en son sein par des études de terrain. Il s'agit d'évaluer et de discuter dans quelle mesure le concept de représentations s'avère particulièrement heuristique dans le cadre communautaire pour saisir ses dimensions politiques.
Saurugger Sabine ; Mérand Frédéric ; Georgakakis D
L'objectif de ce numéro est de répondre à la question "Pourquoi les approches sociologiques seraient-elles mieux adaptées à la recherche sur l'intégration européenne que les approches rationalistes, institutionnalistes ou constructivistes ? " Comme l'illustrent les contributions, ceci nécessite une confrontation précise des théories non-sociologiques contemporaines.
Comment les groupes d'intérêt économiques représentent-ils leurs revendications au niveau communautaire ? Quels sont Leurs répertoires d' action, leurs stratégies, leurs ressources ? Enfin, de quelle manière ces stratégies différencient-elles de celles déployées au niveau national ? Cet ouvrage a pour objectif de déterminer les conditions d'émergence d'un mode communautaire de représentation des intérêts. Alors qu'un grand nombre de chercheurs avance, le plus souvent de manière implicite, l'hypothèse selon laquelle l'intégration européenne entraînerait un phénomène d'adaptation qui était censé aplanir les modalités et les différences de représentation des intérêts aux niveaux national et communautaire, la présente recherche souhaite mettre en question ces conclusions. L'Etat qui avait historiquement constitué le cadre à partir duquel s'était structurée la représentation des intérêts ne continue-t-il pas à influencer les répertoires d'actions des groupes d'intérêt d'une manière significative ? En sélectionnant les groupes d'intérêt allemand et français des secteurs agricoles et électronucléaires dans le contexte de l'élargissement de l'Union de 1989 et 1999 comme terrain et période de recherche, l'objet de cette érode était donc le suivant : comprendre pourquoi la réalité communautaire donnait à voir non pas un système de représentation constitué, mais plutôt une " mosaique " de modes de représentation. De nombreuses structures d'opportunité et de fermeture au niveau communautaire filtrent les modes d'action collective des groupes d'intérêt nationaux. Les besoins de légitimation et d'expertise des institutions européennes, leurs jeux de pouvoir inter et intra-institutionnels, tout comme différents mécanismes de contrôle inhérents au système politique de l'Union forment des modes spécifiques de représentation des intérêts au niveau européen, tout en laissant une large marge de manœuvre aux particularismes nationaux.
Raviver le débat académique sur les groupes d?intérêt est fondamental au moment où ces derniers jouent un rôle croissant à la fois au niveau communautaire, national et international. Vivre dans une société de groupes et de mouvements entraîne des conséquences importantes pour l?exercice du pouvoir dans l?État. Producteurs de normes, les groupes d?intérêts doivent être analysés dans leur fonctionnement et leurs activités tant du point de vue fonctionnel et empirique que normatif. Cette nouvelle édition propose plusieurs axes pour appréhender le phénomène des groupes d?intérêt. Les auteurs s?intéressent aux formes organisationnelles, aux ressources et aux répertoires d?action de ces groupes. L?ouvrage fait le point sur les différentes formes relationnelles qui existent entre les groupes d?intérêt et les États, en montrant les ouvertures et les limites de trois idéaux-types: pluralisme, corporatisme et réseaux de politique publique. L?influence du niveau international sur les groupes d?intérêt fait l?objet d?une attention particulière. Dans un contexte de globalisation des échanges et des politiques, nombreux sont les groupes d?intérêt qui cherchent à influencer des processus au niveau mondial, et plus spécifiquement encore au niveau européen. Emiliano Grossman est professeur associé à Sciences Po Paris, rattaché au Centre d?études européennes.Sabine Saurugger est professeure des universités à Sciences Po Grenoble et membre de l?Institut universitaire de France.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.
Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver. Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant. La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.