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Ovide, le transitoire et l'éphémère. Une exception à l'âge augustéen ?
Casanova-Robin Hélène ; Sauron Gilles ; Jobert Bar
SUP
23,00 €
Épuisé
EAN :9791023106299
Avec l'avènement du principat d'Auguste, la question du temps, associée à la notion d'ordre et à celle de l'éternité de Rome, devient centrale dans la littérature et l'art contemporains du Prince. Dans ce panorama culturel, Ovide, tout au long de son oeuvre, des Amours aux Tristes, sans parler des Métamorphoses, décline en d'infinies variations la mutabilité des corps, des institutions, des cités et du monde, soulignant l'impossible fixité de toute chose et affichant la primauté du transitoire et de l'éphémère. Grâce au regard croisé de spécialistes de la poésie ovidienne et d'historiens de l'art romain, est ici explorée la caractéristique la plus originale de la poésie ovidienne, dans son articulation avec la pensée politique, intellectuelle et esthétique de l'âge augustéen. Sont ainsi examinés le conflit des temporalités, opposant la "Rome éternelle" chère au Prince et la mouvante histoire du monde représentée par Ovide, l'histoire des origines répétée en variations dans l'oeuvre du poète, la mise en scène du pouvoir divin et la pensée du transitoire dans le champ des passions.
Casanova (1725-1798) relate dans ces pages étonnantes sa plus extraordinaire aventure: sa fuite des prisons de Venise, exploit que l'on tenait pour impossible. Sur ordre des Inquisiteurs qui le suspectent d'alchimie - n'est-il pas en possession de la Cabale, de La Clavicule de Salomon et du Picatrix? -, Casanova est arrêté à Venise le 26 juillet 1755; il a 30 ans. Il est alors enfermé dans la terrible prison dite des Plombs, car située sous les toits en plomb du Palais des doges. Ignorant le motif exact et la durée de sa peine, il y séjourne quinze mois avant de parvenir à s'en évader, le 1er novembre 1756. Cette évasion incroyable le rend célèbre dans l'Europe entière. En un récit non dénué d'humour, Casanova décrit les conditions éprouvantes de sa détention, le cortège de tourments physiques et moraux qui l'accompagnent, ainsi que les trésors de patience et d'ingéniosité dont il doit faire preuve pour survivre, d'abord, puis s'échapper enfin.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Tout en montrant la nouveauté radicale du bolchevisme, et les techniques de Staline pour faire régner sa tyrannie, ce livre fait ressortir les continuités de l'histoire russe et ses constantes (idéologie, pratiques du pouvoir, place et influence de l'empire, conceptions et méthodes de politique étrangère, utilisation de la propagande). L'ouverture des archives de l'URSS et leur abondance a enrichi la connaissance de ce monde autrefois fermé et rend indispensables certaines clés de compréhension : elles faciliteront aussi l'abord de la Russie post-communiste et son passé difficile à surmonter.