Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La peinture allégorique à Pompéi. Le regard de Cicéron
Sauron Gilles
PICARD
39,00 €
Épuisé
EAN :9782708407671
La peinture allégorique apparaît dans les décors intérieurs des maisons romaines à la fin des années 80 avant J.-C. Elle disparaît une quarantaine d'années plus tard avec la génération qui l'avait mise à la mode, dans les convulsions politiques qui ont succédé à l'assassinat de César, aux Ides de mars 44 avant J.-C. Les somptueuses compositions représentant des architectures en partie imaginaires et vides de toute présence humaine ont été pieusement préservées par les propriétaires successifs des demeures, en raison sans doute de la qualité de ceux qui les avaient commandées, jusqu'à ce que l'éruption du Vésuve les conserve à son tour et nous permette de les admirer. On suit ici cette mode décorative, depuis sa naissance probable au Palatin, chez un des chefs de la faction conservatrice de l'aristocratie sénatoriale, jusqu'à sa phase finale dans des villas de la riche zone résidentielle du golfe de Naples. La signification de ces peintures est analysée en détail, par une tentative de retrouver le regard des propriétaires qui les ont fait exécuter. Il s'agit aussi bien de reconstruire dans tous ses aspects la mémoire de ces personnages que leurs habitudes de perception visuelle. Parmi le groupe des jeunes aristocrates décidés à résister aux entreprises des populares, et qui étaient allés chercher chez les philosophes d'Athènes des raisons de croire en leur destin, se détache la grande figure de Cicéron, qui possédait une résidence sur le territoire de Pompéi. C'est une des ambitions de cet ouvrage que d'essayer de faire revivre quelque chose de ce qui fut le regard de Cicéron. . . Gilles Sauron, ancien élève de l'École normale supérieure, ancien membre de l'École française de Rome, a soutenu en 1993 une thèse de doctorat d'État, publiée sous le titre Quis deum ? L'expression plastique des idéologies politiques et religieuses à Rome à la fin de la République et au début du Principat, BEFAR 285, Rome, Palais Farnèse, 1994. Il a déjà publié dans la collection Antiqva La grande fresque de la villa des Mystères à Pompéi, Mémoires d'une dévote de Dionysos en 1998 et L'histoire végétalisée, Ornement et politique à Rome en 2000. Il est actuellement professeur d'archéologie romaine à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), et donne depuis 1983 un cours d'introduction à l'étude de l'art romain à l'Ecole Normale Supérieure. Auteur de nombreuses études sur l'art romain, il fonde ses analyses sur une confrontation entre les sources textuelles, la tradition iconographique et les ensembles monumentaux légués par (Antiquité, et s'intéresse particulièrement à la sémantique architecturale, au symbolisme ornemental et aux rapports de formes et de significations entre les décors publics et les décors privés des Romains.
Résumé : L'arc romain d'Orange, vieux de plus de 2000 ans, a depuis ses origines capté l'attention de personnes d'époques et aux intérêts très différents. Il a été perçu comme modèle architectural idéal, comme triste ruine ou, au contraire, comme ruine évocatrice dans un paysage pastoral fictif, en passant par de multiples reconstitutions de son aspect antique. Dans cet ouvrage, nous présentons les témoignages les plus marquants qui illustrent d'une manière exemplaire la richesse et l'ancienneté du patrimoine culturel de la France. Après l'analyse des rôles assumés par l'arc romain d'Orange à travers les siècles, nous proposons une nouvelle datation pour sa construction, non - comme cela est admis jusqu'à présent - vers 26 apr. J. -C. , à l'époque de Tibère, mais au début du règne d'Octavien-Auguste, après la bataille d'Actium de 31 av. J. -C. et au plus tard vers 12 av. J. -C. A ce moment, l'élite locale fortunée a réuni d'impressionnants moyens pour ce projet suivi par un architecte de premier ordre ; avec l'arc d'Orange, les dignitaires locaux visaient non seulement à exalter le pouvoir de Rome et la gloire de l'empereur, mais aussi à souligner leur propre statut : les notables d'Orange marquaient leurs noms sur le monument, noms inscrits sur des boucliers sculptés entendus comme offrandes. La présente étude ouvre une nouvelle voie dans la valorisation du patrimoine en France en retraçant le Nachleben, c'est à dire la fortune ou la survivance, d'un monument antique depuis sa création jusqu'à nos jours. Ces recherches qui analysent systématiquement pour chaque période le contexte historique, la perception contemporaine, la fonction et l'aspect changeants du monument, s'appuient sur un vaste corpus documentaire et iconographique, conservé en grande partie à la Bibliothèque Nationale de France (dans différents départements : Manuscrits, Estampes, Imprimés) : des dessins de Giuliano da Sangallo de 1496 jusqu'à Google Earth, en passant par des croquis et des tableaux d'Hubert Robert, de Clérisseau ou de Percier, l'arc d'Orange est inscrit dans des contextes les plus divers par l'imagination artistique, tout en devenant, à partir du milieu du XIXe siècle, un célèbre monument historique classé, sujet d'innombrables cartes postales, d'un timbre postal ou de cérémonies solennelles.
L'ouvrage s'intéresse aux décors romains publics et privés et notamment aux rapports qu'ils entretiennent entre eux dans la période de la "révolution romaine". Après s'être interrogé sur la nouvelle sémantisation dont fait l'objet l'architecture à l'époque hellénistique et sur la signification des nouveaux thèmes décoratifs qui lui sont liés, l'auteur propose des analyses nouvelles sur les ensembles monumentaux construits à Rome à la fin de la République puis à l'époque d'Auguste, ainsi que sur les décors privés contemporains, notamment à propos de la signification du "deuxième style pompéien" et de l'émergence du "troisième style". Tant pour la fin de l'époque républicaine que pour la période augustéenne, le rôle central joué par le théâtre est souligné. L'intervention des écrivains dans ce vaste renouvellement des formes est constamment mis en valeur (Cicéron, Varron, Virgile, entre autres), et l'ouvrage se conclut par une réflexion sur l'art romain et surtout son goût pour les décors énigmatiques (dans le domaine privé) ou polysémiques (dans le domaine public).
Résumé : L'ouvrage offre l'occasion d'actualiser et d'approfondir les connaissances sur François-Joseph Bélanger (1744-1818), l'un des architectes les plus talentueux de son temps. Il excella tout particulièrement dans la conception de l'habitat et des jardins, livrant alors quelques-unes des demeures les plus remarquées de l'Ancien Régime. Mais Bélanger ne fut pas seulement le chef d'orchestre des plaisirs d'un monde finissant : au cours de sa carrière, il traita aussi les programmes les plus divers tels que lotissement, halle, abattoir, bains publics ou encore salle de spectacle. Parallèlement, il mit ses talents au service de la sphère domestique en créant les décors intérieurs les plus originaux du temps.
MARI: ville phare du Proche-Orient aux débuts de l'époque urbaine. C'est le premier exemple au monde qui donne l'image à la fois d'une ville nouvelle fondée à l'aube du IIIe millénaire et de ses métamorphoses au cours des douze siècles de son existence; le premier exemple d'une cité qui, pour exister dans un milieu désertique et remplir sa fonction - le contrôle d'un important trafic commercial entre les montagnes du Taurus et la plaine babylonienne -, doit entièrement aménager la région pour assurer sa survie et permettre les échanges par voie d'eau. Née vers 2900, elle s'installe, pour se protéger des inondations, derrière une digue circulaire qui commande le système défensif et toute l'organisation urbaine; elle développe rapidement des activités manufacturières qui lui assurent une position-clé dans l'essor de la métallurgie du cuivre et du bronze. Si l'histoire de ses démêlés avec les autres puissances orientales n'est qu'entrevue au milieu du IIIe millénaire (à l'époque d'Ebla) et assez bien connue pour les quarante dernières années de son histoire seulement, l'exploration archéologique, quant à elle, a mis en évidence l'existence de trois villes successives, fondées ou reconstruites après un abandon ou un désastre militaire, toutes trois représentatives d'une période caractéristique: l'essor et l'expansion de l'urbanisation au début du III millénaire, le premier empire mésopotamien connu au XXIVe siècle et le monde des cités rivales du début du IIe millénaire. C'est la modification des équilibres économiques et la montée en puissance de Babylone sous la conduite de Hammurabi qui entraîna au XVIIIe siècle la ruine définitive de la cité. Les palais et les temples, les maisons et les ateliers, les remparts et les rues ont révélé l'univers d'une des plus anciennes cités d'Orient dans toute sa complexité et sa diversité; mais c'est surtout l'homme oriental qui, réapparaissant sous de multiples facettes - artisan, artiste, architecte, urbaniste, entrepreneur, commerçant, soldat, croyant... -, exprime la maîtrise de son emprise sur le monde.
Cette somme analyse les cérémonies familiales religieuses ou profanes, celles qui ponctuent la vie agricole, les traditions populaires sous toutes leurs formes (jeux, costumes, littérature, magie, etc.)