Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Grandeur et décadence d'un parc d'attractions
Saunders George
GALLIMARD
19,95 €
Épuisé
EAN :9782070498444
Avec Grandeur et décadence d'un parc d'attractions, George Saunders nous offre une plongée effroyable et cocasse dans une Amérique qui, dans un futur proche, s'est définitivement repliée sur elle-même, sur ce qu'elle a de pire. Ruinée par d'innombrables désastres écologiques et économiques, soumise corps et âme aux lois du marché, de la dérégulation, de la flexibilité et du " chacun pour soi ", elle est, comme ces parcs d'attractions fantomatiques qui servent de métaphores à l'?uvre de Saunders, peuplée de mutants pathétiques et d'entrepreneurs ultralibéraux. Le ton à la fois désespéré, tendre, drôle, cruel de ces nouvelles est une part importante de leur charme. Elles rappellent à la fois Mark Twain, Swift et Kurt Vonnegut tout en gardant une voix profondément originale, une voix qui parvient à nous faire rire de l'horreur. " Une voix étonnamment mélodieuse... gracieuse, sombre, et drôle " Thomas Pynchon
Saunders George ; Marlière Marie-Lise ; Marlière G
Résumé : Un homme travaille dans un parc d'attractions où les grandes étapes de l'humanité sont représentées. Il joue à l'homme des cavernes avec sa collègue, fait cuire tous les jours sa chèvre en plastique et gratte le sol à la recherche d'insectes imaginaires.... Un autre se rend à la réunion d'une secte individualiste afin de trouver la force de virer sa sueur attardée mentale et folle de Dieu... Une famille américaine abrutie par le travail et la télé voit une tante morte revenir sous la forme d'un zombie révolutionnaire... Avec ces six nouvelles, Saunders continue l'?uvre de sape entreprise avec Grandeur et décadence d'un parc d'attractions. Pastoralia est un recueil d'anticipation sociale, un livre prospectif au réalisme glaçant et à l'humour dérangeant, une critique acerbe et radicale d'une nouvelle société où les services sont tout-puissants et où les personnages sont les prolétaires de ce monde tertiaire, écrasés par des travaux débiles et régressifs. Dans une lignée d'auteurs voltairiens initiée par Kurt Vonnegut et brillamment reprise par Chuck Palahniuk, Tom Grimes ou Gabe Hudson, Saunders nous dresse le portrait souvent hilarant d'un avenir toujours inquiétant.
Résumé : Washington, le 25 février 1862. Dans le cimetière de Oak Hill, près de la Maison-Blanche, quelque chose se prépare. Ce jour-là, on y a enterré un enfant prénommé Willie, qui n'est autre que le fils du président des Etats-Unis. En pleine nuit, Abraham Lincoln, dévasté de chagrin, vient se recueillir en secret sur sa sépulture. Il croit être seul. Mais voici que des voix se font entendre et que jaillissent des caveaux des âmes errantes, prises au piège entre deux mondes, dans une sorte de lieu intermédiaire (le bardo de la tradition tibétaine). Magistral chef d'orchestre de ce choeur d'ombres, George Saunders s'amuse à dynamiter tous les registres romanesques pour mieux nous confronter aux plus profonds mystères de notre existence : comment vivre, comment aimer, quand nous savons que tout est voué au néant ? Un roman d'une forme aussi inédite qu'audacieuse. Le Monde. Une sensibilité extrême et une furieuse poésie. Les Echos. MAN BOOKER PRIZE 2017. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Pierre Demarty.
Résumé : Alison, fille populaire du lycée, se fait agresser devant chez elle. A la fenêtre, Kyle, son voisin et camarade introverti, hésite à la secourir : le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? Dans un email bourré de jargon de management, reflet grinçant de notre culture d'entreprise, un chef d'équipe tente désespérément de motiver ses troupes. Enfermé dans un laboratoire, un repris de justice se voit injecter une drogue commandant tous ses désirs : celui d'aimer, de procréer, ou de tuer... Ces dix nouvelles satiriques aux dénouements inattendus, dans la lignée de celles de Kurt Vonnegut, forment une redoutable et hilarante radioscopie de la middle class américaine.
Résumé : Dans un futur proche, les Etats-Unis sont cernés par un mur et appliquent la loi de l'enfant unique avec la plus grande sévérité. Ava Goodwin, fille du directeur du Planning familial au Texas, mène une vie paisible et sans histoires. En apparence, du moins, car depuis sa naissance elle cache un lourd secret... Elle a une soeur jumelle, Mira. Aux yeux de tous, seule Ava existe. Depuis 18 ans, les deux soeurs partagent cette identité et sont interchangeables. Mais quand ce dangereux jeu de rôle est découvert, leur père est emprisonné et les jumelles doivent fuir. Considérées comme des traîtresses, traquées par les gardes et les drones du gouvernement, Ava et Mira plongent dans l'inconnu. Parviendront-elles à trouver les alliés qui pourraient les aider à libérer leur père et bouleverser l'ordre établi ? Désormais elles ne sont plus une, mais deux, et pour survivre, elles devront d'abord apprendre à être différentes...
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.