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La centrafricanité, antidote de la crise
Saulet Surungba Clotaire ; Pakoua Adolphe
L'HARMATTAN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782343158327
Le néologisme "centrafricanité" rebute certains et, après avoir démontré avec méthode et conviction que ce concept est plutôt intégratif dans le contexte actuel de la République centrafricaine en quête d'unité et de paix, l'auteur fait entendre son amour profond pour son pays d'origine, d'abord en prose, sur tous les aspects de la vie d'une nation, puis par le truchement d'une pièce de théâtre, sur la nécessité d'avoir un citoyen de type nouveau grâce à un système d'éducation et de formation adapté aux réalités nationales. Il exprime ensuite sa nostalgie du havre de paix qu'a été ce pays dont la mauvaise gouvernance a amené des groupes armés et autres hors-la-loi qui sèment quotidiennement la désolation et la terreur, tout en dénonçant au passage les tares humaines enveloppées dans le régionalisme, le tribalisme ou le fanatisme religieux. Enfin, la réappropriation de la pensée politique de Barthélemy Boganda, fondateur de la République centrafricaine, a été traduite dans cet ouvrage par le rappel de l'hymne national, La Renaissance, en français et dans sa version en sangö, E Zingo.
Ce livre embrasse, pour la première fois en un même regard, les pays de cette "autre moitié" de l'Europe située à l'Est, longtemps oubliée par l'Occident, et dont l'histoire était jusqu'à présent fractionnée et cloisonnée en fonction de la géopolitique stalinienne (Etats Baltes inclus dans l'URSS, démocraties populaires d'Europe centrale, pays communistes exclus de l'orbite soviétique...). Une telle approche comparative permet de caractériser avec une netteté particulière les lignes directrices de l'histoire contemporaine de cette Europe de l'Est. Placés en position de marches frontières entre l'Orient et l'Occident, les pays qui la composent ont été disputés entre les grandes puissances du moment, sont passés massivement, souvent par force, au communisme, après avoir subi les méfaits des régimes fascistes et, à la surprise générale, sont parvenus à se dégager du carcan totalitaire. L'ouvrage souligne fortement que la rupture inattendue du Mur, qui marqua la désatellisation des "démocraties populaires" en 1989, puis l'implosion de l'URSS en 1991, constituèrent une révolution dans les rapports entre les deux parties de l'Europe: l'Est et l'Ouest. Au total, l'histoire immédiate de l'Europe de l'Est est celle d'une aventure exceptionnelle qui, en une accélération de l'histoire, a conduit ces pays du totalitarisme à une démocratie et, pour la grande majorité d'entre eux, du Bloc soviétique à l'Union européenne.
Malgré les forums nationaux et internationaux, et les changements de régime, la tragédie centrafricaine a atteint un sommet inégalé sous le régime de la Séléka, coalition à coloration religieuse musulmane, qui a pourtant pris le pouvoir au nom de la justice et de l'égalité. Mais ses exactions insignes ont eu notamment pour conséquence l'apparition de milices d'autodéfense rurales, les Antibalaka. Le cycle infernal enclenché a pris une dimension extraordinaire avec l'instrumentalisation de la religion qui ne divisait pas jusqu'alors. L'auteur qui connaît de l'intérieur cette période pour avoir été député et président de la Commission défense et sécurité, analyse les causes endogènes et exogènes de cette crise et décrit sans détour les violences incroyables subies par les populations ainsi que les conditions inhumaines dans lesquelles vivent les personnes envoyées dans les ledger ou camps de déplacés internes. En réaction à ces exactions envers les personnes, mais aussi les biens (notamment ceux de l'Eglise catholique), les Antibalaka, de la résistance, vont verser à leur tour dans la criminalité. La chute officielle du régime Séléka n'a pas mis fin à la tragédie de la République centrafricaine qui se poursuit encore malgré le retour de la légalité constitutionnelle du 30 mars 2016. L'auteur propose donc des pistes de sortie de crise pour ce pays où la parole est toujours aux armes illégales.
En fin connaisseur des réalités centrafricaines, l'auteur s'emploie à comprendre pour mieux expliquer comment Ange Félix Patassé, élever par ses partisans aux rang des dieux, a sombré dans le tragique avec les conséquences funestes que la république Centrafricaine, jadis havre de paix, connaît encore aujourd'hui, à l'insécurité permanente avec la prolifération des groupes armés et des rebellions étrangères qui ont fini par y élire domicile. En 1993, avec son parti le MLPC, Patassée inaugure la "politique du changement", censée conduire tout le peuple à la Terre promise. Mais très tôt, les signes prémonitoires du cauchemar que représente ce changement apparaissent en raison d'une mauvaise gouvernance dont les premiers effets, et non les causes, sont des grèves et des mutineries à la chaîne qui éclatent dès avril 1996. La crise atteint son paroxysme le 28 mai 2001 et le 25 octobre 2002. Pour couronner le tout, Patassé, vers la fin de son règne, fait appel à Jean Pierre Bemba pour tenter de sauver son régime, tout en se livrant au pogrome sur une partie de la population. Le 15 mars 2003, les Centraficains, en grande majorité ont décidé de "changer le changement" pour de nouveaux lendemains qui peinent encore à enchanter...
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.