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La tentation de Kyôto
Sarzana Jean
ARLEA
14,00 €
Épuisé
EAN :9782363080622
Je ressens à l'endroit du Japon un sentiment étrange : plus je fais en sorte de m'approcher de lui, plus je m'attache à le goûter, et moins il se livre à moi ; toujours il m'échappe, il me fuit, il reste insaisissable. S'il m'offre toutes les ressources de la vie occidentale - et aussi quelques autres - tout y reste terriblement japonais. Je m'y sens à la fois presque comme chez moi et complètement ailleurs.Ces pages ne sont pas une chronique, ni un récit, ni un guide, encore moins le point de vue de Sirius. Plutôt une promenade, un survol, un regard porté au fil de mes impressions successives ou superposées. On y trouvera des analyses et des rêveries, des projections et des retours sur soi, quelques interprétations, des interrogations aussi."C'est par ces mots que Jean Sarzana définit au plus près ce travail d'écriture qui s'est comme imposé à lui après quelques voyages au Japon dont il est revenu profondément troublé. La découverte de ce monde dont il ne connait rien mais qu'il tentera de comprendre mieux, mêlant impressions personnelles et travail de recherche approfondie dans nombre d'ouvrages faisant référence sur le sujet, sera l'occasion pour lui de mettre au jour ce que tout un chacun ressent lorsqu'il débarque pour la première fois dans le pays du soleil levant.À partir de promenades du quotidien dans Tôkyô et Kyôto, il nous livre avec beaucoup de délicatesse et de précision érudite un regard original sur le Japon à travers l'architecture, l'habitat, la cuisine, la Voie du thé, l'art des jardins, la religion, l'Histoire. Le ton de ce livre, très personnel, sait nous rendre le Japon beaucoup plus proche et profondément attachant.Jean Sarzana a exercé diverses fonctions dans l'administration publique, la finance et le monde du livre, où il a dirigé le Syndicat National de l'Édition de 1994 à 2006. Il a, par ailleurs, conseillé la Société des Gens de Lettres entre 2007 et 2009. Il a publié en 2011 avec Alain Pierrot, Impressions numériques - Quels futurs pour le livre aux éditions du Cerf.
De nos jours, tout le monde est amené à devoir prendre la parole en public : les candidatures à un poste se font désormais par vidéo, les réunions téléphoniques se font en visioconférence, les réseaux sociaux et les blogs regorgent de petites vidéos où chacun exprime son idée, son point de vue dans l'espoir de convaincre et rallier un maximum de followers, chacun est susceptible d'être interviewé par un journaliste professionnel ou improvisé à l'occasion d'un événement ponctuel auquel il aurait assisté... Et la sanction est immédiate : votre auditoire n'est pas captivé, vous sembliez stressé ou peu assuré, votre idée n'a pas été perçue comme vous le souhaitiez etc. Prendre la parole se prépare. Alors comment structurer une intervention orale quand on est surtout habitué à l'écrit ? Comment faire de son trac un moteur au lieu de le laisser nous paralyser ? Et surtout : comment intéresser son public dès les cinq premières minutes ? ... Cet ouvrage, qui en est à sa quatrième édition, apporte des réponses pratiques à ces questions. Il s'appuie sur les techniques enseignées dans les écoles de journalisme pour la construction du discours, sur celles transmises oralement au théâtre pour le langage non verbal (respiration, voix, gestes...) et sur les nouveaux outils 3.0 à disposition sur lesquels s'appuyer. Clair, plein de "trucs" immédiatement utilisables, ce guide vous aidera à comprendre comment fonctionne la communication orale et à vous constituer votre méthode pour l'aborder avec plus d'efficacité et de plaisir. Une référence !
Sarzana Jean ; Pierrot Alain ; Carrière Jean-Claud
Résumé : Depuis son apparition, le livre ne cesse d'évoluer. Le numérique n'est-il que le dernier de ses avatars ou marque-t-il dans son histoire une rupture décisive ? La réflexion conduite ici sur la double nature du livre, objet et discours, montre en quoi le numérique représente pour l'oeuvre un changement non de degré, mais de nature. Son utilisation massive va très vite produire des effets sur les acteurs actuels de l'édition - où les frontières entre les métiers ont commencé de s'estomper -, sur les pratiques de lecture, et surtout sur le lecteur. Le devenir de l'oeuvre elle-même, les conditions de son exploitation et donc la pertinence de certains aspects du droit d'auteur se voient mis en question. Sous cet éclairage et dans un moment où l'Etat semble se désengager du livre, les enjeux collectifs de l'édition prennent un relief particulier. Quant au livre imprimé, à la fois bousculé par les effets de mode et complémentaire du numérique, il pourrait retrouver un certain équilibre pour autant que le maintien du réseau des libraires continue d'assurer la garantie de sa diversité. Soigneusement documenté, écrit dans une langue concise et un style enlevé, cet essai se présente comme une succession de perspectives cavalières sur le livre et sur ses acteurs devant les mutations en cours.
Deux soeurs se retrouvent à Ville-d'Avray, un dimanche alors que fléchit la lumière. L'une révèle à l'autre son errance avec un inconnu : une brève histoire, inquiète et trouble comme les eaux des étangs tout proches, mystérieuse et violente comme notre insatiable besoin de romanesque.
Aujourd'hui, internet nous accompagne toujours et partout. Où que nous soyons, grâce à nostéléphones portables, nous pouvons nous connecter à tout moment. Conséquence : nous nesavons plus nous déconnecter. D'où une addiction maladive aux messages, un oubli dela présence de l'autre, un état de distraction chronique, voire un manque d'efficacité et deprésence au monde...Pour certains, la connexion est un réflexe mécanique : elle a perdu toute signification. On seconnecte... sans même savoir pourquoi !Le temps est venu d'apprendre à vivre avec les nouvelles technologies. Un mouvement enfaveur de la " déconnexion " est en train d'émerger dans nos sociétés. Ici et là, des individuscommencent à ralentir le rythme. Ils n'hésitent plus à " débrancher " temporairement leursappareils électroniques. Leur objectif ? Reprendre le contrôle de leur vie.S'appuyant sur ses lectures, de Sénèque à Sylvain Tesson, en passant par Thoreau et tantd'autres, Rémy Oudghiri pense que cette déconnexion salutaire est une possibilité de seretrouver soi-même et de remettre les livres et l'esprit au coeur de notre vie.
Comme l'affirmait Montaigne, les Lettres à Lucilius constituent sans discussion le chef-d'oeuvre de Sénèque. Plus que ses traités ou son théâtre elles dévoilent sa pensée et toute sa philosophie. Elles sont un fleuve souterrain qui a nourri de nombreuses vies de ses limons. Beaucoup de grands auteurs ont puisé en elles la plus essentielle des leçons: apprendre à vivre. Véritable courrier de l'âme, plaidoyer pour la vraie vie, manuel de détachement, invitation à la sagesse et au bonheur, elles sont à mettre sur les tables de chevet, ou plutôt dans les trousses de secours, à côté des Pensées pour moi-même de Marc Aurèle, de L'Ecclésiaste, des Quatrains d'Omar Khayyârn, ou de quelques autres livres essentiels, et nécessaires.
Résumé : On l'appelait della Francesca du nom de sa mère. Son père était un cordonnier dont Vasari nous dit qu'il mourut lorsque sa femme était encore enceinte ce qui est faux. On dit que l'enfant fut très tôt doué pour les mathématiques, et que très tôt il sut qu'il serait peintre. Son désir était de représenter ce que ses yeux voyaient, sans restriction, et sans idéalisation : uniquement le visible, mais tout le visible.
« Jusqu?à sa disparition en 2010, maître Isogushi enseignait au dojo d?Ishen dans le sud du Japon. Son enseignement comportait deux disciplines inséparables : pour le corps et pour le mental, la transmission de l?ensemble des arts martiaux traditionnels ; pour l?âme et pour l?esprit, un guide nouveau pour la conduite de la vie. On ignore combien d?élèves forma maître Isogushi, venus des cinq continents, et il ne reste de cet enseignement que les notes de cours prises par mon vieil ami Emiliano Zapoga dit « le Mexicain », ici rassemblées. Le maître a voulu que ses propos soit autonomes, tout en formant un modèle éthique complet, utilisable de manière concrète par n?importe quel homme ou femme. A quoi j?ajoute jeune adulte qui cherche une conduite à sa vie ». Ainsi commence cet extraordinaire ouvrage de Patrice Franceschi : une « éthique » personnelle, forgée au fil des années par l?auteur, entre ses études approfondies de philosophie à la Sorbonne, sa passion pour les stoïciens ; et sa pratique des arts martiaux, de l?engagement et de la lutte, depuis l?Afghanistan jusqu?au kurdistan syrien... Ce « petit manuel de combat » rassemble 327 courts chapitres, mélodieux, philosophiques, universels. Ici une brève parabole ; là un aphorisme surprenant ; ici encore, un paradoxe. Chaque ligne étonne, secoue, oblige. C?est à la fois une éthique ; un manuel de haute tenue pour une époque où rien ne semble tenir, et nous tenir. Et la recherche d?une voie, à l?évidence humaniste, poétique - à la manière d?un Kipling écrivant à son fils.Romancier, explorateur, baroudeur, Patrice Franceschi est aussi un passionné de sagesse, une sagesse active, vive, enthousiaste - il nous offre ici le plus beau des traités, dans une langue nette et forgée par le temps. Notes Biographiques : Ecrivain, aviateur et marin, Patrice Franceschi partage sa vie entre écriture, aventure et engagements. Il est notamment l?auteur de Mourir pour Kobané, Dernières nouvelles du futur et Première personne du singulier qui lui a valu le prix Goncourt de la nouvelle. Dernier livre publié : Ethique du samouraï moderne.
Résumé : De 1231 à sa mort en 1253, Dôgen a mis par écrit ses enseignements, et son disciple Ejô les a ensuite compilés en un recueil, Shôbôgenzô ("Le trésor de l'oeil de la vraie loi"), dont sont extraits les textes de Corps et esprit. Contrairement aux enseignements classiques qui montrent le chemin à suivre pour atteindre l'Eveil, Dôgen plonge directement dans l'expérience d'un tel état et invite le lecteur à voir en lui-même la vraie réalité, ici et maintenant. Pour ce faire, il est amené à examiner la nature de la conscience bouleversée par " L'Eveil ". Ses recherches le conduisent à explorer des domaines aussi vastes que la définition du temps, de l'espace, de l'univers, du bien et du mal, de la nature.
Masao Abe (1915-2006) est diplômé de l'Université de Kyôto et il a étudié le bouddhisme zen auprès de Shin'ichi Hisamatsu. Professeur de philosophie et de sciences religieuses, il a enseigné à l'Université de Nara au Japon, puis dans diverses universités américaines. Profondément impliqué dans l'étude comparative du bouddhisme et de la pensée occidentale, et dans le dialogue bouddhiste-chrétien, il est l'auteur d'un très grand nombre d'articles et de contributions publiés en japonais et anglais. Cet ouvrage présente la première traduction en français d'un de ses essais, précédée par une introduction présentant son oeuvre et sa vie.
Le zen, "rameau délié du bouddhisme" depuis le VI ? siècle, selon la belle expression d'Antoine Arsan, est une école de méditation. Naguère l'auteur d'un essai sur le haïku, il s'aventure cette fois jusqu'à l'improbable "porte sans entrée" du zen. A l'Occident chrétien obsédé de réponse et de résultat, le zen propose un chemin de déprise : le maître initie son disciple en ne lui apprenant rien. Un seul adversaire : l'ego. Un seul horizon, l'éveil, Le haïku cherchait à fixer l'instant, le zen cherche à se couler dans son flux éternel. Avec subtilité et simplicité, Antoine Arsan entraîne son lecteur sur ce chemin de dépossession, "lisse et nu, énigmatique et impénétrable" . Loin de la foire aux spiritualités de pacotille, l'essai d'Antoine Arsan approche son sujet sans jamais poser au sage. La porte sans entrée, célébration légère de l'indicible.