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Paul Gadenne
Sarrou Didier
PART COMMUNE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782844180421
La publication de son gros roman posthume, Les HautsQuartiers, en 1973, puis de la nouvelle Baleine, en 1982, et enfin de l'intégrale de ses nouvelles, Scènes dans le château, en 1986, ont permis aux lecteurs de découvrir ou de redécouvrir l'œuvre de Paul Gadenne (1907-1956), dont les romans, de Siloé à L'Invitation chez les Stirl, en passant par Le Vent noir, La Rue profonde, L'Avenue ou La Plage de Scheveningen, ont tous été réédités et sont l'objet chaque année de travaux universitaires. Gadenne éprouve une répugnance à entrer dans toute forme, dans les formes de la vie, et cela le conduit à rejeter quelque théorie que ce soit, à refuser de s'enfermer dans une école. C'est cette ligne d'ombre que ce livre s'efforce de tracer, dans l'espoir de faciliter l'accès à l'œuvre d'un romancier majeur qui, de rupture en rupture, fait preuve d'une remarquable continuité de pensée.
Résumé : Sur le chemin de l'école, Ben a trébuché et découvert un nouveau jouet. SuperBen décidé d'enquêter pour retrouver à qui appartient ce chevalier. En éavant SuperLoulou !
Michel Sardou, enthousiasmé par le travail réalisé par Bastien Kossek décide de préfacer le livre ! Une des rares préfaces de cet artiste majeur de la vie culturelle française. Et si, justement, on rassemblait les pièces du puzzle ? Famille, proches, complices, collaborateurs, admirateurs. Ils sont trente-cinq à avoir accepté de témoigner, de livrer leur expérience aux côtés ou dans l'ombre de l'inclassable vedette. Trente-cinq regards sur un homme complexe, aussi attachant qu'insaisissable. Des récits sincères, émaillés d'anecdotes, dans lesquels Sardou pousse la chansonnette, jongle avec les mots, s'élance sur les pistes, affole le Hit-Parade, s'habille de lumières, rallie le désert... Des personnalités de tous bords et de tous horizons ont participé à cet ouvrage. Leur point commun : Michel Sardou. Ils ont travaillé avec lui, ils ont composé certaines des mélodies les plus connues, ils ont écrit avec lui des textes que tout le monde fredonne aujourd'hui, ils ont chanté en sa compagnie, ils ont joué au théâtre ensemble, partagé des moments de complicité ou d'intimité, ils sont de sa famille de coeur ou de métier. En résumé, la planète Michel Sardou est au rendez-vous de ce livre. Un ouvrage original, unique, un ouvrage de référence illustré de nombreuses photographies rares ou inédites.
Romain Sardou explore dans cette nouvelle trilogie romanesque trépidante toute l histoire d un vaste pays bâti par des hommes simples, artisans, cultivateurs et aventuriers. Au fil des années, des péripéties, des épreuves et des amours rencontrées par les Muir et les Bateman, c est un événement majeur qui prend forme sous nos yeux: la naissance de l Amérique!
Cynthia Sardou est la seconde fille de Michel Sardou. Autant le chanteur s'était réjoui de la naissance de l'aînée, autant il fait porter à la cadette (et sa mère avec lui) le poids de ce péché originel : ne pas être - enfin - un garçon. D'autant que ce garçon, il l'a, au moment même de la naissance de Cynthia, de sa maîtresse. Les gazettes, en ce début des années 70, se gargarisent des frasques de ce père volage qui court d'une clinique à l'autre... Très vite, le couple éclate, et la petite Cynthia ne revoit plus que de temps en temps un père hanté par la réussite - qui arrive justement dans ces années-là. Du clan Sardou, elle n'entretient de rapports réels qu'avec ses grands-parents, Fernand et Jackie, la grand-mère exemplaire, la "mama" généreuse dont le décès la laissera anéantie. En attendant, sa mère s'est remariée, et Cynthia subit les reproches, les avanies et les coups d'un beau-père abusif. Elle tente de se prendre en main, quitte le giron familial, s'essaie à mille petits boulots, tombe dans la dépendance, - jusqu'à tenter de se suicider, avec toute la bonne mauvaise foi d'une gosse déboussolée. Au moment même où elle remonte à la lumière, où elle se lance enfin dans une carrière journalistique prometteuse, trois malfrats l'attaquent, et, dépités du pauvre contenu de son sac, la violent l'un après l'autre. Tour à tour rejetée et cajolée par un père papillonnant, vraie fille que sa mère habillait en garçon, dans l'espoir de retenir un mari plus préoccupé de sunlights et de groupies que de vie familiale, entretenant avec ce père inconstant des rapports de fascination/répulsion bien compréhensibles, malmenée par la vie, Cynthia relève encore la tête, entreprend une psychanalyse - et ce livre de la mémoire blessée est l'ultime témoignage, l'ultime vérité d'une jeune femme qui dit tout pour ne rien garder sur le coeur.
Il aimait faire le clown, dans la vie comme dans son oeuvre. Se mettre en scène, se raconter, de lui-même faire un personnage à la fois tragique et dérisoire. Ainsi le vit-on paraître en pornographe provocateur des années d'après-guerre, en prophète annonçant une apocalypse américaine, en gourou d'une Californie jouissive, en vieillard lubrique... Mais le personnage ne doit pas masquer l'oeuvre, abondante, puissante, généreuse: le nombril de Henry Miller était l'oeilleton magique par lequel il voyait sans oeillères le monde. Son oeuvre est une autobiographie narcissique, monumentale, puissante, généreuse, dramatique, ironique et toujours en grand chant païen. Au centre il y a les deux Tropiques et les trois volumes de la Crucifixion en rose, grands romans, lyriques autant que philosophiques, chants d'un moderne et rigolard Dostoïevski en lesquels le clown montre qu'il est une autre face de l'ange. Et Miller n'a pas manqué, en sa longue vie et en ses nombreux autres livres, faits de souvenirs, témoignages, réflexions, correspondances, qu'Auguste au centre du cirque est un ange dont les ailes ne demandent qu'à se déployer.
Confié à Gustave Flaubert par sa mère Laure - qui n'est autre que la soeur d'Alfred le Poittevin, ce « coeur frère qu'on ne retrouve jamais deux fois » - Guy de Maupassant doit ses années de formation à l'écrivain qu'il appelle son Maître. Leurs véritables relations se nouent à partir de 1872. Flaubert lit les manuscrits de son protégé, le conseille, le prend comme collaborateur en le faisant participer à ses recherches pour Bouvard et Pécuchet, et l'introduit parmi ses amis écrivains. Maupassant écrira de nombreux articles sur Gustave Flaubert, voulant défendre son oeuvre, mais aussi l'homme: « Comme il avait horreur du bourgeois (et il le définissait ainsi: quiconque pense bassement), il passa parmi la plupart de ses contemporains pour une espèce de misanthrope féroce qui eût volontiers mangé du rentier à ses trois repas. C'était au contraire un homme doux, mais de parole violente, et très tendre, bien que son coeur, je crois, n'eût jamais été ému profondément par une femme.»
Maître du théâtre symboliste, Maurice Maeterlinck (1862-1949), prix Nobel de littérature en 1911, fut aussi un passionnant auteur naturaliste. Célèbre pour ses ouvrages sur les abeilles, les fourmis ou les termites, son Intelligence des fleurs (1907) est inexplicablement moins connu. Passionné de botanique et grand amateur de jardinage réalisant ses propres boutures, Maeterlinck entraîne le lecteur à la découverte de la vie secrète des plantes et des fleurs, dont il révèle les trésors d'intelligence et d'ingéniosité faisant appel aux lois de la mécanique, de la balistique et de l'aérodynamique. Pour lui, la fleur est non seulement l'organe de la reproduction, mais aussi celui de la vie et de la beauté. En refermant ce livre, on ne peut plus porter le même regard sur la nature qui nous entoure, qu'elle soit sauvage ou cultivée. Traité de sagesse, de simplicité, de bonheur, rehaussé d'encres et d'aquarelles inédites de Cécile A. Holdban, L'intelligence des fleurs est un hymne à la beauté du monde et de la nature, dont il est peut-être temps de refaire l'apprentissage, en acceptant d'y retrouver l'humble place qui est la nôtre. Candide disait qu'il fallait cultiver son jardin. Maeterlinck nous invite à l'observer avec une patience émerveillée.
Dans ces trois textes de la fin de sa vie, nourris de son expérience personnelle et de sa réflexion, la philosophe catholique et ouvrière Simone Weil se livre à une véritable profession de foi qui accrédite son idée d'une nécessaire révolution humaniste. Comme dans toute son oeuvre, ce qu'elle cherche à placer au centre de toute interrogation, de toute préoccupation et de toute construction d'un avenir partagé et commun, c'est l'homme, dans son essence comme dans son individualité. Lire Simone Weil relève autant du devoir que de l'obligation.