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Court circuit. Un an avec quatre agriculteurs qui ont réinventé leur métier
Sarpaux Stéphane ; Crubezy Nathalie
YVES MICHEL
14,00 €
Épuisé
EAN :9782364290235
Introduction«La France vit la crise agricole la plus grave depuis trente ans et il est désormais temps de se poser la question de sa survie. Car aujourd'hui, l'agriculture a le même statut que l'industrie: elle est délocalisable.» Cette déclaration alarmiste n'a pas été prononcée par José Bové lors d'un meeting sur le plateau du Larzac devant une assemblée d'agriculteurs en colère. Elle a été énoncée par Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture, le 17 décembre 2009 au micro de France Inter.Les politiques et les médias le répètent depuis quarante ans: l'agriculture française est en crise! Jusqu'au début des années 2 000, la cause de tous ses tourments se résumait en trois lettres: PAC, pour Politique agricole commune. Imposée par le général De Gaulle à la fin des années 1950, la PAC visait à assurer la sécurité alimentaire du continent européen en protégeant le marché intérieur par un système complexe de quotas de production et de subventions.Au début des années 1990, suite à l'effondrement du bloc communiste, la mondialisation libérale devient la nouvelle règle. L'Union européenne décide alors de réformer la PAC qui constitue évidemment une politique protectionniste à l'échelle d'un continent. Ce mouvement va être soutenu par des organismes internationaux tels que le Fonds monétaire international (FMI) et l'Organisation mondiale du commerce (OMC).Résultat de cet alignement: en 1988, la PAC représentait 61 % du budget de l'Union européenne. En 2009, elle n'en représente plus que 42 %, soit 56 milliards d'euros. Un document de travail de la Commission prévoit de la passer à 32 % en 2013, puis de continuer à réduire progressivement la PAC pour développer d'autres politiques. La prochaine réforme prévoit de mettre fin aux quotas de production en 2015.La disparition progressive des quotas de production et de la garantie des prix sur ces dix dernières années a conduit l'agriculture française à être de plus en plus perméable à la mondialisation. Les cours des matières premières sont désormais fixés à la bourse, en fonction de la production mondiale et de la demande. Les centrales d'achat des supermarchés font jouer la concurrence au niveau mondial pour tirer les prix vers le bas tout en s'assurant des marges toujours plus importantes.Depuis quelques années, les règles libérales du marché ont remplacé la PAC comme raison de la crise du monde agricole. Et dans le nouveau système, les grandes surfaces ont remplacé Bruxelles. Les agriculteurs ne montent plus sur leur tracteur pour rallier la capitale belge, siège du pouvoir européen. Ils organisent des actions coups de poing dans les grandes surfaces ou bloquent les centrales d'achat pour dénoncer les produits venus d'ailleurs ou les marges opérées par les distributeurs.La question du circuit de distribution en France est d'autant plus aigüe que le secteur agroalimentaire et celui de la grande distribution ont connu une forte concentration. D'un côté, des multinationales comme Danone ou Nestlé, de l'autre, un secteur dominé par cinq acteurs: Carrefour, Auchan, Leclerc, Casino et Intermarché.Au coeur de leur stratégie de développement, on trouve la centrale d'achat. Comme son nom l'indique, c'est elle qui négocie avec l'ensemble des fournisseurs, que cela soit le lait pour les produits laitiers de Danone ou le rayon des légumes pour Carrefour.L'émergence de ce système d'achat centralisé a fortement affaibli l'agriculteur dans sa capacité à négocier les prix de sa production. La mise en place d'un système de marge arrière, qui sont des rétro-commissions versées par le fournisseur aux centrales, est symptomatique du déséquilibre économique entre les deux interlocuteurs.
Quand Franck Blanquart, ingénieur informatique chargé de remettre de l'ordre dans une entreprise, débarque à Marseille, il ne comprend rien. Comment fonctionne la ville, qu'est-ce qui motive ses habitants, comment sont organisés ses transports en commun, quels sont ses codes ? Il lui faudra fréquenter assidûment Plan de Campagne pour commencer à s'acclimater. Plan de Campagne ? La plus grande zone commerciale d'Europe, qui s'étend comme une pieuvre à 20 kilomètres au nord de Marseille, la "cité phocéenne". Et c'est là que les choses vont vraiment déraper pour Franck.
L'écologie est à la mode. Elle est sur toutes les lèvres, rythme les débats, alimente l'agenda médiatique et recouvre nombre de publicités d'une pellicule verdâtre. Par la magie des mots, les éco-prédateurs revêtent les habits vert-pâle de l'écologie hors-sol. Mais derrière les envolées lyriques se cache une réalité moins reluisante qu'annoncée. Le verdissement écologique offre la possibilité aux pires pollueurs de la planète de s'acheter une conscience à ban compte. Avec une étonnante facilité, le nucléaire devient "décarboné", les pesticides biodégradables, les autoroutes écologiques... McDo, Areva, Monsanto, Total et bien d'autres se retrouvent unis pour survendre l'illusion d'une conversion écologique bien hypothétique. Stéphen Kerckhove dresse ici un état des lieux de ce greenwashing, explique comment il s'est imposé: cessons d'être dupes, apprenons à décrypter cette intox. Il termine en proposant des solutions pour en finir avec cette écologie hors-sol. Un livre exigeant, documenté et utile. Stéphen Kerckhove est délégué général d'Agir pour l'Environnement (ONG). Activiste et militant écologiste, il mène des campagnes de mobilisation citoyenne ciblant les responsables politiques et décideurs économiques, alliant happening et lobbying plus institutionnel. Il a participé directement au Grenelle avant d'en claquer la porte au regard des piètres résultats. Son association a coordonné deux manifestations, l'une durant le Grenelle de l'environnement en octobre 2007 et l'autre durant l'adoption par les députés du projet de loi dit Grenelle2 en mai 2010. Il est l'auteur de La dictature de l'immédiateté, et Grenelle de l'environnement: l'histoire d'un échec, tous deux parus aux Ed. Yves Michel.
Quelle serait votre réaction si, comme Cilia, personnage central du roman, vous vous réveilliez un matin au son des tronçonneuses abattant de façon irraisonnée une forêt à laquelle vous êtes attaché ? Quel est l'avenir du bien commun face à la propriété privée ? Comment la résistance peut-elle naître d'un tout petit "ce n'est pas normal" et devenir un engagement dans le collectif, un projet commun ? Cilia engagée malgré elle dans une histoire de résistance qui l'amènera avec les autres personnages du roman à dessiner ce qui pourrait bien être une forme actuelle de ce Bien commun, si malmené aujourd'hui. L'alliance qui s'établira entre les différents personnages, attachants, humains et touchés par la légitime émotion de Cilia, finira par l'élaboration d'un projet commun. Ce roman se veut une illustration concrète d'une féminité agissante dans un monde de force, de puissance et d'interdits. Jacques Rousseau Dufour, à travers ce roman, partage avec nous de manière didactique, passionnée, distrayante un peu de son expérience, de son vécu. Il nous souffle que l'avenir de notre bien commun pourrait passer par une réappropriation collective, des éléments Eau-Air-Sol.
La protection de la biodiversité est un enjeu sociétal majeur. Cependant, l'Union Européenne échoue systématiquement à répondre aux objectifs qu'elle s'est fixés en la matière. Comment expliquer cela ? Quels sont les enjeux ? Et surtout comment y remédier ? Le modèle économique européen, qui porte le sceau de l'idéologie néolibérale, s'avère mortifère pour la biodiversité. Agriculture industrielle, dérives du "tout technologique" et mirages de la "bio"économie portent en germes des bouleversements écologiques sans précédent. Mais il n'y a pas de fatalité. La nature et les lois qui la régissent sont une source féconde d'inspiration. Atravers une analyse de sept mécanismes européens de destruction de la biodiversité, Inès Trépant jette des ponts entre le monde politique et le milieu naturaliste. Elle met en lumière l'urgence de décloisonner les politiques environnementales, agricoles, énergétiques, industrielles et commerciales en Europe, replaçant la biodiversité au coeur du projet économique européen. Un changement radical s'impose et des alternatives existent pour sortir du toujours "plus de croissance" et renouer avec la nature.
Il était une fois une femme rêvant de liberté, qui décida de tout quitter pour vivre simplement sous une tente fabriquée de ses mains.Pionnière des yourtes, elle s installe dans les années 1990 dans les Cévennes. Défricheuse d'un mode de vie sobre et autonome, elle fait rapidement des émules, mais se heurte à des obstacles: elle dévoile ici ses déboires au camp de yourtes, aux prises avec les spéculateurs, les potentats locaux, le voisinage, l'intolérance, et affirme son bonheur d avoir réussi à incarner son rêve d'intégrité et de cohérence. Elle rend hommage aux humbles en démontrant comment la yourte peut sauver du désespoir et restaurer la dignité.Hymne écoféministe à la simplicité volontaire, ce témoignage d une femme rebelle à l ordre dominant défend le droit à l'auto-construction, à l'auto-subsistance, aux énergies autonomes et renouvelables, le respect de la nature, la non-coopération au consumérisme, la non-violence, la poésie, le droit à la colère, le devoir d'alerte... C est ainsi qu un chemin vers l'éveil est tracé.